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Chute de cheveux : que faire ?

Chute de cheveux : que faire ?

Voici ci-dessous les conseils des médecins sur Livi pour comprendre et traiter les chutes prématurées des cheveux.

Est-il normal de perdre ses cheveux ?

Avant toute chose, il faut savoir qu’il existe chaque jour une chute de cheveux normale qui concerne entre 30 à 150 cheveux. Elle s’inscrit dans le cycle capillaire. Celui-ci comprend pour chaque cheveu une phase de croissance sous influences hormonale et nutritionnelle, une phase d’involution et une phase de repos précédent la chute.

Cette perte physiologique est soumise à des variations saisonnières et augmente au printemps et à l’automne.

Lorsque la chute de cheveux ne répond plus à ces critères physiologiques, on parlera d’alopécie.

L’alopécie désigne une perte de cheveux (et/ou des poils) diffuse ou localisée, aigüe ou chronique, partielle ou totale. Elle survient sur cuir chevelu sain ou cicatriciel, elle peut être réversible ou irréversible en fonction de sa cause.

Quels sont les facteurs favorisant la perte de cheveux ?

Parmi les causes les plus courantes pouvant expliquer que l'on perd ses cheveux on retrouve :

  • l'hérédité,
  • l’âge,
  • le stress,
  • certaines maladies,
  • la prise de certains médicaments.

Les causes d’une chute de cheveux diffuse

L’alopécie andro-génétique :

C’est la cause la plus fréquente de perte de cheveux. Le plus souvent héréditaire, elle touche particulièrement l’homme mais la femme n’est pas épargnée par le phénomène. Elle peut débuter dès l’âge de 20 ans, 50% des hommes y seront sujet à 50 ans. Cette perte de cheveux s'explique par une sensibilité accrue du follicule pileux aux androgènes (hormones sexuelles masculines, également sécrétées chez la femme en petite quantité). Chez l’homme, elle affecte d’abord les golfes temporaux puis le sommet du crâne. D’évolution plus lente chez la femme, elle touche préferentiellement l’ovale du sommet du crane et respecte généralement la lisière frontale du cuir chevelu. Chez la femme, lorsqu’elle s’associe à une pilosité abondante, des anomalies des règles et une acné, un bilan biologique sanguin à la recherche d’un dérèglement hormonale doit être réalisé.

L’effluvium télogène

Seconde grande cause d’alopécie, il s’agit d’une perte de cheveux rapide et ponctuelle survenant 2 à 3 mois après un stress subit par l’organisme. Ce stress peut être physique ou psychologique (accouchement, fausse couche, infection, intervention chirurgicale, accident grave, décès d’un proche…). Cette perte de cheveux sans gravité ne nécessite pas de traitement spécifique en dehors de la prise en charge du facteur causal. Les cheveux repoussent intégralement dans les trois mois suivant la chute.

Une carence en fer

Le fer entre en jeu dans les mécanismes de nutrition des cellules de reproduction du cheveu, c’est pourquoi un manque de fer, par manque d’apports alimentaires ou par excès de pertes lors de saignements, va avoir un retentissement sur la densité capillaire.

Les causes médicamenteuses

Les médicaments responsables de chute de cheveux sont nombreux. Parmi les plus fréquents et connus, ceux utilisés lors de chimiothérapies anti cancéreuses.

Les dysfonctionnements de la thyroïde :

La phase de croissance du cheveu étant sous l'influence, entre autre, des hormones sécrétées par la glande thyroïde, un dérèglement de cette dernière peut entraîner une perte de cheveux diffuse.

La syphilis secondaire

Maladie sexuellement transmissible, la syphilis évolue en 3 phases. Lorsque la lésion initiale de la syphilis appelée chancre est passée inaperçue, le stade de syphilis secondaire s’installe dans les mois suivants. Parmi d’autres symptômes, une perte de cheveux diffuse ou localisée peut être observée.

Les causes d’une chute de cheveux localisée

On distingue les causes cicatricielles (pseudopelade et post-traumatiques) avec destruction du follicule pileux, des causes non cicatricielle (pelade, teigne, arrachage répétitif. Dans le premier cas l’alopécie est malheureusement définitive alors que dans le second une repousse des cheveux est attendue.

La pseudopelade

Elle est secondaire à une affection du cuir chevelu retrouvée dans différentes maladies: lupus érythémateux chronique, sclérodermie, lichen, certaines folliculites chroniques, tumeurs etc...

Les causes dites post traumatiques

La perte de cheveux fait alors suite à une plaie, à des brulures à une radiothérapie etc...

La pelade

Elle se reconnaît aux plaques dénudées bien définies avec des cheveux en point d’exclamation à la périphérie. Il s’agit d’une maladie auto-immune, notre propre système immunitaire s’attaque à nos follicules pileux provoquant une chute des cheveux en plaque. On observe le plus souvent une repousse spontanée des cheveux en quelques mois, débutant par des duvets blancs se colorant progressivement.

La teigne

La teigne, ou plutôt devrions nous dire les teignes car il en existe deux grands types, à grandes et à petites plaques. C’est une infection des follicules pileux du cuir chevelu et de la peau environnante par des champignons microscopiques. Elle touche principalement les enfants et est contagieuse. Son traitement est spécifique des maladies à champignons.

L’arrachage répétitif des cheveux

L'arrachage répétitif peut se faire par trichotillomanie (trouble autoagressif compulsif) ou par les habitudes de coiffage (chignon de la danseuse, tressage, brushing exagérés…). Lorsqu’elle est dure à un étirement excessif des cheveux, l’alopécie débute par une bande antérieure fronto temporale puis progresse vers l’arrière.

Que faire en cas de chute de cheveux ?

S’il existe une cause à la chute de cheveux comme une maladie ou une carence, son traitement repose alors sur la prise en charge de cette cause.

L’effluvium télogène lui ne nécessite pas de traitement particulier.

Dans le cas d’une pelade, plusieurs traitements peuvent être utilisés en fonction de l’étendue des plaques: corticoïdes locaux, minoxidil, puvathérapie, immunothérapie locale...

L’alopécie androgénétique peut bénéficier de traitements spécifiques en cas de retentissement psychologique important. Il s’agit de traitement médicamenteux et de traitements chirurgicaux. Attention sachez que les traitements médicamenteux ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie dans cette indication et n’ont qu’un effet suspensif, la chute de cheveux reprendra son cours à l'arrêt du traitement.

Différentes molécules peuvent être precrits:

  • Le finastéride (Propecia) en comprimé chez l'homme; ce traitement est contre-indiqué chez la femme;
  • Dans les deux sexes, l’applications locales de minoxidil à 2 ou 5 %. Les bénéfices potentiels du minoxidil ne sont visibles qu'après 3 mois d'application deux fois par jour et seront optimum au bout de 6 à 8 mois de traitement.

Au niveau chirurgical, des greffes de follicules pileux ou une chirurgie de réduction de tonsure par lambeaux peuvent être proposées. De nouvelles thérapeutiques à base de cellules souches semblent prometteuses, affaire à suivre...

Quand consulter un médecin ?

Nous vous conseillons de consulter un médecin si votre chute de cheveux est:

  • Localisée,
  • Associée à un état de fatigue,
  • Associée à une augmentation de la pilosité, un troubles du cycle menstruel, de l’acné et une prise de poids si vous êtes une femme,
  • Associée à des anomalies du cuir chevelu: irritation, douleur, etc,
  • Associée à la prise d’un nouveau médicament.

Comment Livi peut vous aider ?

Votre médecin Livi peut diagnostiquer la cause de votre alopécie, vous donner des conseils, vous prescrire un bilan biologique sanguin si nécessaire et un traitement adapté en cas d’alopécie androgénétique ou de pelade.

Dans certains cas nécessitant une prise en charge spécifique, votre médecin livi vous reorientera vers une consultation spécialisée en dermatologie.

Conseil médical validé par :

Dr. Samy M'Zari

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