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SANTÉ DES FEMMES

Patch contraceptif : quels sont ses avantages et inconvénients ?

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Patch contraceptif
Il existe aujourd’hui de nombreux moyens de contraception : féminins ou masculins, mécaniques ou hormonaux. Les médecins Livi vous présentent ici le patch contraceptif, ses avantages et inconvénients, sa fiabilité ou encore son coût.

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Qu’est-ce qu’un patch contraceptif ?

Aussi appelé dispositif transdermique oestroprogestatif, le patch contraceptif est un moyen de contraception hormonal qui se présente sous la forme d’un patch adhérent à coller directement sur la peau. Aussi efficace que la pilule contraceptive, le patch contraceptif est très pratique : il diminue le risque d'oubli se positionnant ainsi comme une alternative à la pilule.

Comment ça marche ?

Ce dispositif contraceptif contient deux hormones, un oestrogène et un progestatif, qu’il délivre en continu et qui gagnent la circulation sanguine après avoir traversé la peau. La protection dure 28 jours. Il doit être collé à même la peau chaque semaine pendant 3 semaines. Lorsqu’il est usagé, c’est-à-dire à chaque fin de semaine (les 8e et 15e jours du cycle), il doit être retiré et remplacé immédiatement par un nouveau patch. Le changement de patch contraceptif peut avoir lieu à n’importe quelle heure du jour de changement prévu. La quatrième semaine correspondant à la phase de menstruation dans le cycle menstruel, il ne faut pas mettre de patch. Les saignements des règles apparaîtront à ce moment, puis il faudra recommencer la pose des patchs hebdomadaires.

Tout comme la pilule contraceptive en continu, il est possible d’utiliser le patch contraceptif de la même manière : la prise en continu signifie que le patch peut aussi être posé la quatrième semaine, sans marquer de semaine d’arrêt. Vous n’aurez donc pas vos règles lors de ce cycle. Cette méthode n’est pas dangereuse pour le corps et peut être utilisée pendant plusieurs mois. Elle peut également être utilisée sur une période de temps définie (par exemple, un voyage ou un déplacement) pour ensuite revenir à la prise classique sur 3 semaines.

Protège-t-il des IST ?

Tout comme les autres moyens de contraception hormonaux, le patch contraceptif ne protège pas contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST). Il est donc nécessaire d’utiliser une protection dite “barrière” comme le préservatif pour éviter une quelconque contamination. Il existe deux types de préservatif : le préservatif masculin et le préservatif féminin. Ce sont les seuls dispositifs qui protègent à la fois contre le VIH et les autres IST, et qui permettent également d’éviter les grossesses non désirées.

Où mettre un patch contraceptif ?

Le patch contraceptif doit rester appliqué sur la peau pendant 7 jours consécutifs, trois semaines par mois. Le patch doit être appliqué sur une partie de la peau non exposée au soleil. Il peut donc être collé sur le ventre, sur les épaules, dans le bas du dos, le haut du bras ou de la cuisse. Il faut en revanche éviter de le coller sur les endroits suivants :

  • sur les seins ;
  • sur de la peau mouillée ou graissée par l'application préalable d'une crème ou d'une huile ;
  • sur une lésion cutanée : plaie, irritation ou grain de beauté... ;
  • sur une région soumise aux frottements des vêtements : ceinture, bretelle de soutien-gorge... ;
  • sur l'emplacement du précédent dispositif : il faut dans l’idéal varier les endroits et utiliser alternativement 2 ou 3 régions de la peau différentes.

Que faire si le patch s’enlève ?

Si le patch se décolle en partie ou entièrement, vous pouvez le recoller s’il adhère suffisamment, ou le remplacer par un nouveau patch. La protection contraceptive est toujours active si cela fait moins de 24h que votre patch s’est décollé. Si les 24 heures sont passées, ou dans le doute, il faut remettre un nouveau patch et considérer qu’il s’agit d’un nouveau cycle. Si vous avez des rappots sexuels :

  • au cours des 7 jours suivant le décollement : il faut également utiliser un préservatif afin d’éviter une grossesse non désirée.
  • dans les 5 jours précédant le décollement du patch : il est préférable d’utiliser une contraception d’urgence le plus tôt possible.

Il peut donc vous être utile d’avoir une contraception d’urgence d’avance chez vous. Vous pourrez ainsi réagir rapidement et sans stress si votre patch se décolle plus de 24 heures. Pensez cependant à vérifier sa date de péremption avant son utilisation. La contraception d’urgence est disponible librement en pharmacie. Elle est gratuite pour les mineures et peut être remboursée sur ordonnance.

Quels sont les avantages et inconvénients ?

Avantages du patch contraceptif

Le patch contraceptif présente un avantage certain pour celles qui ont tendance à oublier leur pilule. Il suffit de se rappeler de le mettre une fois par semaine et non pas tous les jours. Le fait de le voir sur soi aide également à ne pas l’oublier. Plutôt discret car souvent dissimulé par les vêtements, le patch contraceptif est facile d’utilisation, il suffit de toujours vérifier qu’il est bien en place. De plus, son efficacité est continue : la contraception est toujours active même en cas de vomissements ou de diarrhées car les hormones arrivent directement dans le sang, sans passer par le système digestif; ce qui n’est pas le cas de la pilule. Enfin, en cas d’oubli au moment où il faut le changer, la contraception reste active pendant 24 heures.

Inconvénients du patch contraceptif

Est-ce que l’on grossit ?

Comme tout traitement hormonal, le patch contraceptif peut avoir une incidence sur le fonctionnement du métabolisme et engendrer une éventuelle prise de poids. Des études montrent cependant que sur les personnes dont l’état de santé général est bon, les variations de poids sont minimes (entre 1 et 2 kilos sur un an). Si vous constatez des variations de poids plus importantes suite à l’utilisation du patch contraceptif et que cela vous inquiète, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou votre gynécologue, ou à un médecin sur Livi : ils pourront vous prescrire des examens supplémentaires, ou vous recommander une consultation avec un endocrinologue, médecin spécialiste des hormones.

Provoque-t-il des allergies ?

Certaines rougeurs et démangeaisons peuvent apparaître sous le patch : elles sont la plupart du temps dues à des allergies à la colle du patch. Si cela devient gênant, ou si les rougeurs ne disparaissent pas, parlez-en à votre médecin : il pourra vous prescrire un autre type de patch, ou vous proposer d’autres méthodes de contraception.

Gêne esthétique

En fonction de l’endroit choisi pour le coller et des vêtements portés, le patch peut parfois se voir ; des traces noires dues aux résidus de colle sur la peau peuvent également vous déranger.

Le choix de votre méthode de contraception vous revient entièrement : vous seule pouvez décider de choisir un dispositif plutôt qu’un autre en fonction de ses avantages et inconvénients pour votre vie au quotidien.

Y-a-t-il des effets secondaires ?

Les effets indésirables possibles sont les mêmes qu'avec une pilule : nausées, gonflement douloureux des seins, petits saignements appelés aussi “spotting”, migraines… Si ces symptômes persistent ou s’aggravent avec le temps, parlez-en à votre médecin ou gynécologue afin d'envisager une autre contraception.

Quelle est la limite de fiabilité ?

Tout comme la pilule, l’efficacité du patch contraceptif dépend directement de sa bonne utilisation, et comme tous les médicaments, son utilisation comporte des contre-indications et des précautions d’emploi. Lorsqu’il est utilisé parfaitement, l'efficacité théorique du patch est de à 99,7%, mais en réalité, les erreurs d’utilisation ou de manipulation font que l’efficacité pratique de ce moyen de contraception est de 91%. Lorsque le patch est appliqué le premier jour du cycle, il est efficace immédiatement. Sinon, il faut compter une semaine (7 jours) avant d’être protégée. Pendant ce laps de temps, pensez à utiliser des préservatifs, des spermicides, une cape ou un diaphragme en plus, afin d’éviter une grossesse non désirée.

Comment l’obtenir ?

Le patch peut être prescrit par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme suite à une consultation. Il est ensuite délivré en pharmacie, sur ordonnance. La marque référence est Evra, mais le pharmacien pourra également vous proposer un patch générique. Il existe des boîtes de 3 patchs (1 mois de contraception) ou de 9 patchs (3 mois de contraception). Il est probable que votre médecin vous prescrive d’abord une boîte de 3 patchs afin de vérifier que ce mode de contraception vous convient.

Il n’est pas possible d’y avoir accès sans ordonnance médicale.

Contre-indications ?

Les modes de contraception hormonaux peuvent avoir un fort impact sur le corps, c’est pourquoi une consultation médicale est nécessaire avant de commencer à prendre un mode de contraception. Par la suite, un examen médical annuel est habituellement recommandé pour suivre la contraception et s’assurer de son efficacité. Un suivi particulier peut être nécessaire si vous souffrez d'épilepsie, de migraine, d'asthme, de dépression, ou si des membres de votre famille ont des antécédents de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques (phlébite).

L’utilisation du patch contraceptif n’est pas recommandée si :

  • vous avez plus de 35 ans et si vous fumez : le risque d'accidents thromboemboliques liés à la prise d'hormones augmente fortement ;
  • Vous souffrez d’obésité : au-delà de 90 kg, sa fiabilité diminue ;
  • si l'un des symptômes suivants apparaît : maux de tête violents et inhabituels, troubles de la vision, élévation importante de la tension artérielle, douleur inhabituelle à la jambe ;
  • vous avez ou avez eu un cancer hormonodépendant ;
  • vous souffrez d’une maladie du foie, grave ou récente, y compris les tumeurs bénignes ou malignes ;
  • vous souffrez d’une hypertension artérielle grave ou de diabète avec lésions vasculaires ;
  • vous avez des antécédents de migraine grave accompagnée de signes neurologiques (paralysies...).
  • vous allaitez : les hormones contenues dans le patch contraceptif passent dans le lait maternel.

Quel est son prix ?

Une boîte de 3 patchs coûte environ 15 € en pharmacie, et une boîte de 9 patchs environ 34€. Actuellement en France, le patch n’est pas remboursé par l'Assurance Maladie.

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alimentation grossesse
Santé des femmes – 31 mai 2022 
Quelle alimentation adopter lors de la grossesse ?
L’alimentation d’une femme enceinte doit être variée et équilibrée car lors de la grossesse, manger équilibré contribue à la stimulation de votre système immunitaire ainsi qu’à celui de votre enfant. Que consommer et en quelle quantité quand on est enceinte ? Quels sont les aliments à privilégier et ceux à écarter ? Les médecins sur Livi vous répondent. Pourquoi est-il important de bien s’alimenter durant la grossesse ? L’alimentation durant la grossesse permet non seulement de renforcer le système immunitaire de la mère ainsi que celui de l’enfant, pour lutter efficacement contre les virus et les bactéries, mais aussi d'éviter les carences et d’apporter à bébé tout ce dont il a besoin pour bien se développer. Privilégier une alimentation saine permet également de diminuer les risques de diabète gestationnel, d'atténuer les maux de la grossesse, et de maintenir le contrôle sur la prise de poids de la mère. Quels sont les risques d’une mauvaise alimentation lorsqu'on est enceinte ? Le système immunitaire de la maman durant la grossesse peut être affaibli. Il est donc primordial de mettre en place les bons réflexes pour se protéger de différentes pathologies. Diabète gestationnel Le diabète gestationnel est un type de diabète qui apparaît pour la première fois pendant la grossesse. Il se caractérise par un taux de sucre élevé qui peut avoir un impact sur la santé de la mère (hypertension artérielle gravidique et pré-éclampsie, décollement du placenta, risque accru de césarienne, ou encore un diabète récidivant lors des futures grossesses voire persistant après l’accouchement) ainsi que sur la santé de l’enfant : poids excessif à la naissance (macrosomie foetale), accouchement prématuré, retard de croissance du foetus, hypoglycémie, risque de développement d’un diabète de type 2 ou d’une obésité infantile plus tard dans la vie. Accouchement prématuré Les médecins considèrent qu’une naissance est prématurée lorsqu’elle a lieu avant la 37e semaine de grossesse, et un accouchement prématuré peut avoir des conséquences importantes sur le nourrisson. Une alimentation riche en fruits et légumes et pauvre en viande rouge aideraient les femmes à mener leur grossesse à terme et dans de bonnes conditions. Quels aliments consommer lors de la grossesse ? Manger sainement tout en se faisant plaisir n’est pas impossible, même si vous êtes enceinte. Voici les apports recommandés pendant la grossesse et les aliments à privilégier afin d’avoir un régime alimentaire équilibré : viande, poisson, œufs et lait, pour faire le plein de protéines ; huiles, graines et poissons gras apportent des lipides ; fruits et légumes frais pour leur forte teneur en vitamines ; légumineuse, fruits oléagineux et chocolat noir pour leur apport en minéraux. Bon à savoir : il n’y a pas de fruits interdits pendant la grossesse ! Vous pouvez donc en consommer tous les jours. Gardez cependant en tête que la teneur en fructose de certains fruits peut vite combler votre apport journalier en sucre. Enfin, même si vous n’êtes pas enceinte mais avez un projet de grossesse, votre médecin vous prescrira de l’acide folique (vitamine B9) avant même la conception. L’acide folique, aussi appelé folates, est essentiel à la croissance de votre bébé et joue un rôle important dans le bon développement du système nerveux de l’embryon pendant les premières semaines. On peut trouver de l’acide folique dans les fruits et légumes frais ou en conserve ou surgelés (épinards, cresson, mâche, melon, noix, pois chiches, châtaignes, pissenlit, levure), mais ces apports sont insuffisants pour le bon développement de l’enfant. En cas de projet de bébé, votre médecin ou votre sage-femme vous prescrira donc un complément en vitamine B9 si possible avant la conception (au moins 4 semaines avant) et jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée. Quels sont les aliments à éviter lors de la grossesse ? Même si vous en raffolez, certains aliments sont interdits pendant votre grossesse à cause des risques qu’ils représentent pour la santé de votre bébé. Prévenir la listériose C’est une maladie due à la bactérie Listeria et dont le mode de transmission est souvent alimentaire. Afin de prévenir la listériose, il est important d’éviter de consommer les aliments suivants durant la grossesse : le lait cru (non pasteurisé), les fromages au lait cru (non pasteurisé) ainsi que ceux ayant une croûte au lait cru et tous les fromages à pâte persillée ; le fromage râpé industriel, les fromages à la coupe, la croûte des fromages ; la charcuterie en gelée et à la coupe, le foie gras, les rillettes ou le pâté, mais aussi la charcuterie et les viandes crues ou fumées ; les coquillages crus, les poissons crus ou fumés (sushi, sashimi…), les œufs de poisson (tarama, surimi,...) ; Les graines germées crues (soja). Attention également : cette bactérie résiste à la congélation, donc les aliments crus même congelés ne sont pas recommandés. Il est également nécessaire de laver soigneusement les légumes et les herbes, de faire bien cuire les aliments d’origine animale et de bien recuire jusqu’à ébullition les produits achetés prêts à consommer de type traiteur. Il est également important de conserver séparément les aliments crus et cuits, de consommer rapidement les restes et les plats réchauffés, de nettoyer souvent puis désinfécter au vinaigre blanc le plan de travail et le réfrigérateur ainsi que de se laver les mains le plus souvent possible. Prévenir la toxoplasmose Cette maladie due à un parasite présent dans la terre peut se retrouver sur les végétaux ou la viande. L’hygiène est donc essentielle à la prévention de la toxoplasmose. Une prise de sang effectuée au début de la grossesse peut vous apprendre si vous êtes immunisée ou non contre cette maladie. Si ce n’est pas le cas, vous devez suivre les conseils suivants : ne mangez aucune viande crue (sauf congelée au moins 20 jours à -20°), la cuisson doit être supérieure à 65°C ; ne mangez pas de viande marinée, fumée, salée ou grillée ; évitez de consommer des moules, des huîtres ou tout autre mollusque crus ; lavez minutieusement à l’eau claire les crudités, la salade, les plantes aromatiques et les fruits (il n’est cependant pas nécessaire d’employer de l’eau vinaigrée) ; lors des repas en dehors du domicile (au restaurant ou chez des amis), évitez la consommation de crudités et préférez les légumes cuits et la viande bien cuite. Il est également nécessaire de bien se laver les mains, les ustensiles de cuisines et les plans de travail avant et après la manipulation d’aliments à risque et de nettoyer une fois par moi le réfrigérateur au vinaigre blanc. Bon à savoir : le four à micro-ondes ne détruit pas mieux le parasite que les autres modes de cuisson. Enfin, si vous souhaitez jardiner pendant votre grossesse, portez des gants pour manipuler la terre ou les outils de jardin, mais également pour changer la litière du chat ; il est d’ailleurs préférable d’éviter tout contact avec les chats pendant cette période. Les autres aliments à éviter Il est également préférable d’éviter de consommer ces aliments durant la grossesse : les abats et le foie, ou les produits à base de foie (pâtés…) ; le soja : trop de soja peut nuire au bon développement de votre enfant car il contient des phytoœstrogènes (hormones végétales) suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Il est donc conseillé de ne pas consommer plus d’un aliment à base de soja par jour pendant la grossesse ainsi que l’allaitement ; toutes les préparations à base d’œuf cru ou pas suffisamment cuits (sauces, mayonnaise, mousse au chocolat, tiramisu…) ; les produits enrichis en phytostérols et stanols, comme la margarine ; les aliments ultra-transformés (riches en additifs, conservateurs, matières grasses et sucres cachés) ; les édulcorants (notamment l’aspartame). certains poissons à forte teneur en substances toxiques (mercure, méthylmercure, polychlorobiphényles…) tels que l’espadon ou le requin ; certaines boissons, telles que le café et le thé sont à limiter (pas plus de 300 g de caféine par jour) ; l’alcool est quant à lui à proscrire tout au long de la grossesse et pendant l’allaitement. Faut-il plus s’alimenter lors de la grossesse ? Il est normal et même nécessaire de prendre du poids lorsqu’on est enceinte. En revanche, il n’est pas forcément nécessaire de manger plus : vous pouvez plutôt mieux répartir vos repas au cours de la journée (5 collations plutôt que 3 repas par exemple), ou vous octroyer un goûter sain, qui vous permettra de calmer vos éventuelles fringales jusqu’au repas du soir. La prise de poids recommandée dépend du poids de la femme avant la grossesse, de la présence d’un ou plusieurs enfants, et de la présence ou non de pathologie chez la femme enceinte. Les médecins recommandent une prise de poids de 9 à 12 kg en moyenne au cours d’une grossesse car cela favoriserait une grossesse et un accouchement sans complications de même qu’un retour plus aisé au poids antérieur. Cependant, la prise de poids peut différer d’une grossesse à l’autre et d’une femme à l’autre. L’essentiel du gain de poids s’explique par toutes les transformations qui ont lieu dans le corps de la femme pour qu’elle puisse mettre un enfant au monde : ce qui compte le plus pour la femme enceinte n’est pas de surveiller le poids gagné au fil des semaines mais d’avoir une alimentation équilibrée et de rester active dans les limites des possibilités de chaque femme. Le médecin ou la sage-femme responsable de votre suivi de grossesse vous proposera de vous pesez régulièrement afin de contrôler votre prise de poids. Si vous êtes en surpoids avant le début de grossesse, un suivi médical est nécessaire en raison d'un risque plus élevé de diabète gestationnel et/ou d’hypertension. De même, il est fortement recommandé de ne pas pratiquer d'automédication et de demander un avis médical avant toute prise de complément alimentaire.
maux de grossesse
Santé des femmes – 25 mai 2022 
Maux du début de la grossesse
Lors du premier trimestre de la grossesse, le corps se transforme et vit un véritable chamboulement. Au cours de ces premiers mois, vous pouvez être touchée par différents maux dits “de grossesse”. Bien que la plupart soient bénins, certains peuvent être invalidants. Chaque grossesse est différente ! Peut-être que vous ressentirez plusieurs de ces symptômes (la liste ci-dessous n’est malheureusement pas exhaustive), ou aucun si vous avez de la chance. En tout cas, ils ne sont pas des indicateurs du bon déroulé de votre grossesse ou de l’état de santé du fœtus. Les nausées Près de 80 % des femmes enceintes traversent une période de nausées, qui s’arrête généralement autour de la 16ème semaine d’aménorrhée. S’il n’y a pas de recette miracle, vous pouvez quand même tester les astuces suivantes : fractionnez vos repas : pour éviter les nausées, il est conseillé d’avoir le ventre ni trop plein, ni trop vide tout au long de la journée. N’oubliez pas de bien vous hydrater ; évitez de manger trop gras mais surtout écoutez-vous ! Si un aliment vous révulse, ne vous forcez pas, suivez vos envies ; misez sur le gingembre : il est pour certaines un véritable allié durant cette période. Vous pouvez le consommer sous toutes ses formes : râpé, cuisiné, en infusion, et même en gélules ; essayez l’acupuncture : c’est est une alternative qui a fait ses preuves pour lutter contre les nausées du premier trimestre. Sachez d’ailleurs qu’il existe des sages-femmes acupunctrices ; reposez-vous ! La fatigue et le stress favorisent l’apparition de nausées. Quotidien, charge mentale, travail… Essayez d’identifier les leviers sur lesquels vous pouvez agir et les personnes qui peuvent vous soutenir. Si vous avez tout essayé et que ce symptôme s’avère trop handicapant, un traitement médicamenteux peut vous être proposé par un professionnel de santé. Certaines femmes connaissent également des vomissements très importants qui génèrent une perte de poids, des difficultés à s’alimenter, des carences ou encore des vertiges. Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, consultez rapidement votre sage-femme, votre médecin traitant, ou rendez-vous aux urgences de votre maternité. Il peut s’agir d’une pathologie de la grossesse appelée hyperémèse gravidique. La constipation Outre les nausées, un autre mal peut venir perturber votre confort digestif : la constipation. En effet, la grossesse s’accompagne de modifications hormonales, comme une augmentation de la progestérone. Cette dernière a un effet relaxant sur les fibres de l’intestin ce qui entraîne un ralentissement du transit. Ballonnements ou constipation peuvent dès lors s’inviter dans votre grossesse. Quelques bonnes habitudes peuvent vous aider à limiter ces troubles : comme pour les nausées, une bonne hydratation (2 litres d’eau par jour) est nécessaire. Favorisez une eau riche en magnésium, idéale pour lutter contre la constipation et la fatigue ; les fruits et légumes riches en fibres (fruits secs, légumineuses) et céréales complètes (riz, pain, avoine…) ont des effets régulateurs du transit qui pourront vous aider ; se retenir d’aller aux toilettes favorise la constipation. Essayez si cela est possible de vous rendre aux toilettes dès que le besoin s’en fait sentir ; gardez une activité physique régulière et adaptée à votre grossesse. Le simple fait de marcher davantage peut améliorer votre transit intestinal. De la même manière qu’un traitement peut être mis en place pour pallier les nausées et les vomissements, des médicaments peuvent soulager une constipation trop sévère. Le sommeil Les somnolences au cours de la journée ainsi que la modification des rythmes de sommeil sont elles aussi liées à l’augmentation de la progestérone, qui a un effet sédatif. Pour autant, le sommeil des femmes enceintes est souvent altéré en début de grossesse : nausées, reflux, envie fréquente d’uriner, sont autant de causes qui peuvent perturber vos nuits. Voici nos conseils pour un repos de qualité : instaurez des rituels : horaires fixes du coucher, arrêt des écrans, lecture, méditation guidée… encore une fois, soyez à l’écoute des signaux envoyés par votre corps : ne luttez pas lorsqu'apparaissent les premiers signes de fatigue (bâillements, paupières lourdes...) ; dépensez-vous avec une activité physique adaptée et si votre emploi du temps le permet. Octroyez-vous également 20 minutes de repos au cours de la journée. Ces premiers mois peuvent être éprouvants. Ne ressentez aucune culpabilité si vous supportez difficilement ces maux de grossesse. Ne négligez pas non plus les impacts psychologiques qu’ils peuvent avoir. Si votre expérience du premier trimestre est mitigée, ou difficile, n’ayez pas honte d’en parler à vos proches ou à un professionnel de santé. *Cet article vous est proposé par notre partenaire MaySanté. MAY est une application de e-santé qui vous accompagne dans votre parentalité et le bien-être de vos enfants. Sur MAY, des professionnels de la santé de l’enfant répondent à vos questions 7j/7.* Maysanté