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Tout ce qu’il faut savoir sur l’hormone thyréostimulante (tsh)

Tout ce qu’il faut savoir sur l’hormone thyréostimulante (TSH)

Dernière mise à jour le:
dim. 1 août 2021
Vous voulez en savoir plus sur la santé de votre glande thyroïde ? Les médecins sur Livi vous expliquent le rôle de l’hormone thyréostimulante (TSH) et les signes qui doivent vous alerter sur un éventuel dysfonctionnement de votre thyroïde.

Les troubles thyroïdiens sont parmi les problèmes de santé les plus courants, affectant environ 200 millions de personnes à travers le monde. Cependant, le fonctionnement de la thyroïde et de ses hormones-clés restent pour la plupart d’entre nous un sujet mal connu.

La thyroïde est une glande en forme de papillon qui se situe à l’avant du cou et joue un grand rôle dans notre état de santé. Les hormones qu’elle produit aident à réguler notre métabolisme, notre croissance et notre développement, ainsi qu’à maintenir nos niveaux d’énergie et le bon fonctionnement de notre système reproducteur.

Découvrez les réponses à vos questions sur l’hormone thyréostimulante (TSH), et quand en parler à un médecin.

Qu’est-ce que la TSH et en quoi est-elle liée aux hormones thyroïdiennes ?

La thyroïde produit 2 hormones qu’elle libère dans le flux sanguin : la triiodothyronine (aussi appelée T3) et la thyroxine (T4). Elles régulent bien des choses dans l’organisme, notamment la température et le poids corporels, la force musculaire, l’appétit, la respiration, la croissance, le système reproducteur ainsi que le fonctionnement de nos principaux organes. Lorsque ces hormones sont en quantité excessive ou insuffisante dans le sang, cela indique un trouble thyroïdien.

La TSH est elle aussi une hormone (Thyroid Stimulating Hormone). Elle est le principal régulateur de la glande thyroïde et aide à garantir le bon équilibre des hormones thyroïdiennes dans notre sang. En sécrétant la TSH, l’hypophyse antérieure du cerveau régule les niveaux de T3 et T4 dans le sang. Si les taux sont trop faibles, elle libère plus de TSH, ordonnant ainsi à la thyroïde de produire plus d’hormones thyroïdiennes. Une fois le taux devenu suffisant, la production de TSH s’arrête sous l’effet d’un rétro-contrôle effectué par les hormones T3 et T4.

Comment et pourquoi le taux de TSH évolue-t-il ?

Les personnes souffrant d’insuffisance thyroïdienne peuvent avoir un taux trop élevé de TSH : cela vient du fait qu’il n’y a pas assez de T3 ou de T4 dans le sang pour indiquer au cerveau d’arrêter de produire de la TSH. C’est ce qu’on appelle l’hypothyroïdie.

Les personnes dont la thyroïde est hyperactive peuvent avoir trop de T3 et T4 dans le sang, ce qui freine la production de TSH au niveau du cerveau. C’est ce qu’on appelle l’hyperthyroïdie.

Les taux peuvent également changer à chaque étape de la vie : le taux de TSH augmente généralement chez les nouveau-nés peu après la naissance. Le taux de TSH est plus faible pendant les 3 premiers mois de grossesse, quand les besoins supplémentaires de l’organisme induisent des altérations de l’anatomie et de la fonction thyroïdienne. Voilà pourquoi des tests de TSH sont pratiqués au cours de la grossesse afin de dépister au plus vite un réel dysfonctionnement de la thyroïde qui pourrait avoir de graves conséquences sur le développement de l’enfant.

Quand les médecins demandent-ils le dosage du taux de TSH ?

On dénombre cinq raisons principales pour lesquelles les médecins peuvent évaluer le taux de TSH :

  1. En cas de soupçon d’un dysfonctionnement thyroïdien ;
  2. Pour déterminer si une anomalie de la sécrétion des hormones thyroïdiennes provient de la thyroïde ou de l’hypophyse ;
  3. Pour vérifier l’efficacité d’un traitement contre les troubles thyroïdiens ;
  4. Pour dépister une anomalie de fonctionnement de la thyroïde pendant la grossesse ;
  5. Pour dépister une hypothyroïdie congénitale chez les nouveau-nés.

Comment les médecins évaluent-ils le taux de TSH ?

Les médecins procèdent à un test sanguin pour mesurer le taux de TSH dans le sang. Les intervalles normaux varient, mais se situent entre 0,5 mUI et 4 mUI par litre de sang.

Taux de TSH élevé ou bas : comment les interpréter ?

Un taux élevé de TSH signifie que la thyroïde ne produit pas assez d'hormones thyroïdiennes : l’hypophyse doit donc sécréter plus de TSH afin de stimuler la production d’hormones T3 et T4. Un taux élevé de TSH peut être le signe précoce d'une hypothyroïdie. Dans de rares cas, cela peut aussi être le signe d’une tumeur de l’hypophyse.

Au contraire, un faible taux de TSH signifie que la thyroïde fabrique trop d'hormones thyroïdiennes : l’hypophyse n’a donc pas besoin de stimuler la thyroïde avec l’hormone TSH, ce qui explique sa trop faible production. Un faible taux de TSH dans le sang est donc souvent un signe d’hyperthyroïdie. Un autre diagnostic possible est celui d’un adénome toxique de la thyroïde, une tumeur bénigne et peu courante.

Si le taux de TSH est trop élevé ou trop faible, les médecins effectueront généralement d’autres tests, comme la vérification des taux de T3 et T4, ainsi qu’une analyse ultra-sensible de la TSH avant d’établir un diagnostic.

L'analyse ultra-sensible de la TSH correspond à une technique de dosage plus efficace et plus précise que le dosage classique. Elle permet de diagnostiquer et de suivre les hyper- et hypothyroïdies, ainsi que de dépister des taux de TSH très bas.

Les médecins peuvent également rechercher des anticorps thyroïdiens, notamment :

  • les anticorps anti-thyroperoxydase (anti-TPO), qui peuvent révéler une maladie de Hashimoto ou une maladie de Basedow ;
  • les anticorps anti-thyroglobuline (anti-TG), qui peuvent révéler une maladie de Hashimoto ;
  • les anticorps anti-récepteurs de la TSH, dont la présence oriente également vers une maladie de Basedow.

Les troubles thyroïdiens sont-ils héréditaires ?

Certaines formes de cancer de la thyroïde, comme le cancer médullaire de la thyroïde, sont génétiques. Les membres d’une même famille peuvent avoir divers problèmes thyroïdiens, les maladies thyroïdiennes pouvant toutefois être différentes : une mère peut souffrir d’hyperthyroïdie, et sa fille d’hypothyroïdie.

Quand faut-il en parler à un médecin ?

Quiconque présentant des symptômes d’hyper- ou d’hypothyroïdie doit en parler à un médecin.

Les symptômes d’hypothyroïdie les plus courants sont les suivants :

  • Fatigue,
  • Douleurs musculaires,
  • Faiblesse générale,
  • Prise de poids,
  • Fréquence cardiaque basse,
  • Sensibilité au froid.

Les symptômes de l’hyperthyroïdie les plus courants sont les suivants :

  • Sensibilité à la chaleur,
  • Perte de poids,
  • Anxiété,
  • Irritabilité,
  • Une fréquence cardiaque inhabituellement élevée,
  • Insomnies,
  • Essoufflement.

Dans les deux cas, des troubles psychologiques, comme la dépression, peuvent également être présents. En cas de troubles de la fertilité, il convient également de demander un examen de la thyroïde.

Vous vous inquiétez pour la santé de votre thyroïde ? Prenez rendez-vous avec un médecin.

Cet article a été médicalement révisé par le Dr Céline Guyomar, médecin chez Livi.

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