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Diversification alimentaire : comment procéder ?

diversification alimentaire
Dernière mise à jour le:
lun. 7 mars 2022
La diversification alimentaire est le moment où l’on commence à présenter à bébé ses premiers aliments. Les médecins généralistes et pédiatres sur Livi vous disent comment procéder.

La diversification alimentaire est le moment où l’on commence à présenter à bébé ses premiers aliments, en plus du lait maternel ou du lait infantile. C'est une étape importante, pour l’enfant comme pour ses parents : elle est essentielle au développement normal de l’organisme de l’enfant, et est riche de découvertes et d’expériences partagées. Cette période est propice au développement de la capacité digestive et du sens gustatif. Les nouvelles expériences culinaires proposées stimuleront les cinq sens de l’enfant : de nouvelles saveurs, de nouvelles textures et de nouvelles odeurs à apprendre, à reconnaître. Attention cependant : à 6 mois, dents et capacité digestive ne sont pas encore entièrement matures. Les médecins généralistes et pédiatres sur Livi vous disent comment procéder.

À partir de quand faut-il commencer la diversification alimentaire ?

Il est conseillé d'introduire des aliments autres que le lait dans l'alimentation de bébé entre l'âge de quatre mois révolus et six mois.

Certains signes vous montreront que votre enfant est prêt :

  • il est capable de tenir sa tête de manière stable ;
  • il coordonne ses yeux, ses mains et sa bouche afin de pouvoir regarder la nourriture ;
  • il prend les aliments et les met dans sa bouche tout seul ;
  • il avale la nourriture et ne la recrache pas.

En fonction du rythme de croissance de votre enfant, il se peut qu’il n'ait plus besoin d'aliments mixés ou en purée dès l’âge de 6 à 8 mois et qu’il soit déjà prêt à manger des aliments mous qu’il peut lui-même porter à sa bouche : c’est ce qu’on appelle la diversification menée par l’enfant, ou DME. Aussi appelée alimentation autonome, La DME implique que le jeune enfant commence à manger des aliments en morceaux, et non en purée, la consistance molle des aliments restant capitale, mais également qu’il se nourrit lui-même sans l’aide directe de ses parents : l'enfant prend les aliments avec ses mains pour les porter lui-même à sa bouche.

Comment commencer la diversification alimentaire ?

Diversification alimentaire ne signifie pas changement drastique : votre bébé a toujours besoin de recevoir régulièrement du lait, qu’il soit maternel ou infantile. Vous pouvez instaurer une routine des repas et commencer à donner de la nourriture à votre enfant en l’asseyant dans une chaise haute : votre enfant associera ainsi cette position au fait de s’alimenter et de découvrir de nouveaux goûts. Lui offrir une grande variété d'aliments l'aidera à s'habituer à de nouveaux goûts, textures, et odeurs. En plus de lui apporter les nutriments nécessaires à sa croissance, cela lui permettra de prendre l’habitude de tout goûter, et le rendra donc moins susceptible de développer des réticences alimentaires. Il est recommandé de donner chaque nouvel aliment séparément, sans le mélanger. Une fois ce nouvel aliment a été accepté, il pourra être représenté en association avec un autre aliment, par exemple une purée de courgettes et pommes de terre. Au début, votre enfant ne prendra que quelques cuillerées de purée, peu à peu il va manger plus. Ne le forcez pas. Son alimentation sera complétée par les quantités de lait recommandées par votre médecin.

Un bébé peut avoir besoin de plusieurs jours pour apprécier un nouvel aliment. Continuez à lui offrir régulièrement l’aliment refusé initialement, mais sans le forcer à en manger ni à y goûter. Si votre enfant refuse toujours de manger un aliment après plusieurs essais, cessez de le lui servir pendant quelque temps. Il voudra peut-être y goûter à nouveau un peu plus tard. D’un repas par jour au début, vous devriez arriver progressivement vers l’âge de huit mois à deux repas diversifiés et deux tétées ou biberons de lait, puis enfin à trois repas par jour + un goûter à partir de l’âge d’un an .

Comment dois-je nourrir mon bébé pendant les repas ?

Les repas sont l'occasion de s'asseoir en famille, de faire une pause et de partager de nouvelles expériences avec votre enfant. L'idéal est de vous asseoir autour d'une table avec votre bébé solidement attaché dans une chaise haute à proximité de vous ou d’un adulte, mais si cela n’est pas possible, votre enfant doit dans tous les cas avoir le dos soutenu afin de pouvoir se nourrir dans les meilleures conditions possibles. S’il n’est pas encore capable de s'asseoir seul, vous pouvez par exemple essayer de le nourrir en l’installant sur vos genoux ou en le prenant dans vos bras. Éviter tous écrans, télévision ou téléphone portable à l’occasion de ces repas, ce conseil est valable bien au-delà de la diversification. La présence d’un écran distrait l’enfant de l’objectif principal du repas et l’empêche de savoir quand il a assez mangé. Par ailleurs, votre enfant a besoin de votre présence physique mais également de votre attention au moment des repas.

Dois-je permettre à mon bébé de se salir ?

Il est possible que votre enfant veuille jouer avec les nouveaux aliments que vous lui présentez : les formes, les couleurs et les textures peuvent éveiller sa curiosité. Laissez le faire sauf si le jeu prend le dessus sur l’alimentation, alors fixer une limite à ses amusements. Il est également tout à fait normal qu’il ne mange pas proprement, cela fait partie de l’apprentissage. Dans les premiers temps, sa chaise haute, la table ou le sol à proximité seront à nettoyer après chaque repas, mais soyez patient, cela ne dure qu’un temps .

Quels sont les aliments recommandés pour la diversification alimentaire ?

Pour avoir une alimentation saine et équilibrée, vous devez inclure des aliments de chacun des quatre groupes alimentaires suivants : les fruits et légumes ; les féculents comme le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz ou les céréales ; les protéines, que l’on trouve dans la viande, le poisson, les œufs, les haricots, les lentilles et les autres légumineuses ; et enfin les produits laitiers, comme le lait, les yaourts et le fromage frais. Il n’y a actuellement pas d’ordre recommandé mais vous pouvez essayer de commencer par lui proposer des légumes et des fruits simples, puis de passer progressivement à une variété d'aliments comme les pommes de terre, le riz ou les pâtes, les viandes ou le poisson, le yaourt et le fromage. N’oubliez pas les matières grasses, les enfants de moins de 3 ans ont des besoins importants en lipides, importants pour leur développement. Ajoutez-les crues à vos préparations, plutôt de l’huile, en variant huile de colza, de noix et d’olive ou, de temps en temps un peu de beurre.

Quels sont les aliments à éviter lors de la diversification alimentaire ?

Certains type d’aliments ne sont pas adaptés à l'alimentation de l'enfant avant ses 3 ans :

  • évitez de lui donner des aliments trop petits ou ronds qui résistent à l'écrasement (arachide entière, grain de raisin, noisette, tomate cerise, morceaux de pomme crus, cubes de fromage...), car il pourrait s’étouffer avec ;
  • limitez le cacao ou chocolat qui contiennent du nickel et n’ont pas de propriété nutritive ;
  • retardez le plus possible l’introduction d'aliments gras, sucrés ou trop salés dans la nourriture de votre enfant. Cela permet de limiter les habitudes et conséquences néfastes à sa santé, en particulier l'apparition d'un surpoids ;
  • évitez les aliments crus, comme le lait cru ou les fromages au lait cru, les oeufs crus, les coquillages, la viande ou le poisson crus ;
  • évitez également les aliments contenant de la caféine ou des édulcorants ;
  • Les aliments à base de soja sont à éviter du fait de leur teneur en . génistéine, un perturbateur endocrinien ;
  • Enfin, le miel est à éviter avant l'âge d’un an car il peut contenir des bactéries pouvant provoquer une infection du système nerveux appelé botulisme.

Quels sont les aliments les plus susceptibles de provoquer des allergies ?

Les aliments les plus allergènes sont le lait de vache, les œufs, les fruits à coque tels que les noix ou les cacahuètes, les produits à base d'arachide, les produits contenant du gluten, les poissons et les crustacés. Si possible, ne les donnez qu'en très petites quantités et un par un, afin de pouvoir surveiller toute réaction allergique. En cas d’eczéma important, d’une allergie alimentaire déjà présente ou deux parents poly-allergiques, nous vous conseillons d’en parler avec votre médecin ou pédiatre avant la diversification alimentaire. Des tests pourront être réalisés et des conseils spécifiques pourront vous être délivrés.Quels sont les symptômes d'une allergie alimentaire chez un bébé ?

Certains signes peuvent indiquer que votre enfant souffre d’une allergie alimentaire. Les symptômes communs incluent éruption cutanée, irritation de la cavité buccale et troubles digestifs divers (constipation ou à l'inverse diarrhée, douleur abdominale). Si vous suspectez une allergie ou que votre enfant présente des symptômes allergiques non sévères, vous pouvez contacter Livi pour obtenir des conseils et un traitement adapté. En effet, si votre médecin traitant n’est pas disponible, les médecins sur Livi peuvent établir un diagnostic d’allergie et prescrire un traitement approprié. En revanche, si votre enfant est en détresse et que son état relève d’une urgence, appelez tout de suite le 15 ou rendez-vous aux service d’urgences médicales le plus proche.

Les cas nécessitant une prise en charge d'urgence incluent :

  • démangeaisons dans la gorge et / ou des difficultés respiratoires ;
  • lèvres et / ou langue gonflées ;
  • démangeaisons cutanées sur une grande partie du corps ;
  • nausées, vomissements ou diarrhée, associés à d'autres symptômes allergiques ;
  • votre enfant est confus, étourdi, sa fréquence cardiaque est élevée associée à d'autres symptômes allergiques.

Dois-je donner des compléments à mon bébé en période de sevrage ?

Une alimentation diversifiée et équilibrée est le gage d’un apport vitaminique suffisant. Toutefois, les carences en fer, en vitamines D et K sont parfois observées chez les enfants et certaines font l’objet d’une prévention systématique.

La vitamine D

Les laits maternel et infantile contiennent déjà de la vitamine D, mais une prescription additionnelle par voie orale est nécessaire pour assurer des apports suffisants et prévenir le rachitisme. En effet, la vitamine D peut être fabriquée par notre corps, mais seulement grâce à la lumière naturelle du soleil. Or, les tout-petits ne peuvent pas y être exposés directement, car elle est trop agressive pour leur peau fragile. Un complément en vitamine D est donc prescrit par le pédiatre qui suit l’enfant, soit sous forme d'apport quotidien, soit en dose unique dont l'effet dure plusieurs mois.

La vitamine K

La vitamine K intervient dans la coagulation du sang. Tous les nouveau-nés en reçoivent les premier et septième jours de leur vie.

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