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La lombalgie commune : de quoi s’agit il ?

La lombalgie commune : de quoi s’agit-il ?

La lombalgie correspond à une douleur située au niveau du rachis lombaire. Terme médical un peu barbare pour parler des dernières vertèbres (les lombaires) de la colonne vertébrale (le rachis).

Généralités sur la lombalgie

On distingue la lombalgie commune, la plus fréquente, qui correspond à une douleur lombaire avec absence de signes d’alerte, des lombalgies plus rares causées par une infection, une maladie inflammatoire, une maladie générale, une tumeur bénigne ou encore un cancer. L’interrogatoire et l’examen clinique permettent le plus souvent de faire la différence. Nous nous intéresserons ici à la lombalgie commune.

La lombalgie commune est un mal très fréquent dans la population générale. Elle touche autant les femmes que les hommes et peut survenir à tout âge avec une prédominance chez les 40-50 ans.

Si la lombalgie commune fait mal, elle évolue heureusement favorablement en moins de 4 à 6 semaines dans 90% des cas. Les examens complémentaires (radio, IRM, scanner) ne seront pas réalisés en cas d’épisode inaugural de lombalgie commune. Les résultats de ces examens sont trop souvent source d'anxiété alors que l’on sait qu’il n’y pas toujours de lien entre images radiologiques et pronostic de la lombalgie.

Lorsque la douleur persiste au-delà de 3 mois, on considère la lombalgie comme chronique. Cette dernière est à l’origine d’une souffrance ayant un fort retentissement psycho-social et professionnel. C’est pourquoi il est important de ne pas laisser la lombalgie s’installer et pour cela il faut bouger. En effet, contrairement à une idée reçue qui a la dent dure, le repos n’est pas la solution, “le bon traitement, c’est le mouvement” pour reprendre l’expression de l’Assurance Maladie dans un livret d’information.

Symptômes de la lombalgie

La lombalgie commune n’est pas vraiment une maladie à part entière mais plutôt un symptôme traduisant la souffrance mécanique des structures vertébrales et de celles se situant autour des vertèbres (disques, ligaments et muscles). Elle a pour principale caractéristique d’être une douleur augmentée à l’effort. L’intensité de la douleur est variable, allant de la simple gène à une douleur intense. Il n’existe pas de lien entre cette intensité et la gravité de la lombalgie.

Lorsque cette douleur intense apparaît brutalement, le plus souvent suite à un effort minime ou faux mouvement, on parlera de poussée aiguë de lombalgie plus communément appelé lumbago, c’est le fameux “dos bloqué”.

Lorsque la lombalgie est associée à une douleur descendant dans la fesse, la face postérieure de la cuisse, et parfois dans le pied, on parlera de lombo-sciatique car le trajet de la douleur correspond à celui d’une atteinte du nerf sciatique.

Causes

La colonne vertébrale est constituée de vertèbres entre lesquelles s’interposent les disques. Elle est renforcée par des ligaments et par des muscles puissants.

La lombalgie peut avoir de multiples causes : faiblesse ou contractures musculaires, faiblesse des ligaments, du disque et des articulations entre les vertèbres comme dans l’arthrose. Certains mouvements peuvent déclencher un mal de dos, cependant dans de nombreuses situations aucun mouvement spécifique ne semble être à l’origine de la lombalgie.

Traitement

En cas de poussée aiguë de lombalgie commune

Votre médecin généraliste peut vous prendre en charge. Aucun examen complémentaire type radio, scanner ou IRM n’est recommandé à ce stade, les images n’ayant bien souvent aucun lien avec la douleur ressentie. Le traitement a pour but de soulager la douleur. Il comprend des médicaments antalgiques type paracétamol ou un traitement anti-inflammatoire. D’autres mesures peuvent être associées comme l'application de chaleur et les auto-étirements. Une ceinture lombaire peut vous être prescrite pour une courte durée afin de faciliter la reprise des activités.

Au risque d’entretenir la douleur par le repos, une activité minimum adaptée à l’intensité de la douleur doit être maintenue. Seuls le port de charges lourdes et les longs trajets en voitures sont contre-indiqués. Même au plus fort de la douleur, les activités de la vie quotidienne (se déplacer dans la maison, se laver, cuisiner, etc) sont encouragées. Dès que la douleur diminue, un retour aux activités habituelles dont l’activité professionnelle est préconisé.

Le mouvement reste la meilleure prévention d’une rechute de la lombalgie. L’activité physique développe les muscles, renforce les os, et maintient en forme. Si vous étiez sportif auparavant, reprenez progressivement puis pratiquez régulièrement votre sport. Si vous n’étiez pas sportif, c’est l'occasion de le devenir. La plupart des activités physiques sont permises, il faudra parfois les adapter. La meilleure d’entre elles sera celle que vous aurez choisie de pratiquer avec plaisir.

Recommandée par les autorités sanitaires, Activ’Dos est une application gratuite pour smartphones, spécialement développée pour vous “coacher” dans la prévention de lombalgie et pour vous aider à agir contre la douleur lorsqu’elle survient.

En cas d’implication de l’activité professionnelle dans la survenue de la lombalgie, un aménagement de votre poste de travail peut être nécessaire. Votre médecin traitant et le médecin du travail seront dans ce cas sollicités et vous aiderons à trouver des solutions.

En cas de lombalgie chronique (>3 mois) ou à risque de le devenir

La prise en charge pourra impliquer plusieurs professionnels de santé : kinésithérapeute, rhumatologue, spécialiste de médecine physique et de réadaptation, médecin du travail, spécialiste de la douleur, chirurgien du rachis. Mais vous resterez l’acteur principal de votre prise en charge car l’exercice physique est toujours le premier des traitements.

Un examen complémentaire type scanner ou IRM pourra vous être prescrit. Dans un premier temps, le kinesithérapeuthe vous apprendra à réaliser des exercices thérapeutiques adaptés à la situation que vous pourrez poursuivre à domicile. Une activité physique et sportive adaptée viendra compléter progressivement la rééducation pour finir par la remplacer petit à petit.

D’autres mesures peuvent être mise en place, elles comprennent la prise en charge spécifique de la douleur chronique, des techniques manuelles (manipulations, mobilisations), des interventions psychologiques type thérapie cognitivo comportementale, de la sophrologie, de la relaxation, de la « méditation pleine conscience » ou de l’hypnose.

En cas de douleur par irritation nerveuse, une douleur de sciatique par exemple, une infiltration de produit de cortisone réalisée par un praticien rompue à la technique pourra être réalisée.

Quand devez-vous consulter un médecin en cas de lombalgie ?

Nous vous conseillons de consulter un médecin dès les premières douleurs afin d’être pris en charge le plus rapidement possible pour que la douleur ne s’installe pas.

Nous vous conseillons de consulter rapidement en cas de lombalgie associée à :

  • une douleur inflammatoire d’aggravation progressive, présente au repos et en particulier durant la nuit ;
  • une perte de poids inexpliquée ou une perte d’appétit ;
  • un antécédent de cancer ;
  • un usage de drogue intraveineuse ;
  • un usage prolongé de médicaments à base de cortisone (par exemple traitement de l’asthme) ;
  • une déformation importante de la colonne ;
  • un âge inférieur à 20 ans ou supérieur à 55 ans.

Nous vous conseillons de consulter en urgence en cas de lombalgie associée à :

  • un déficit neurologique : déficit dans le contrôle des sphincters vésicaux ou anaux, déficit de fonctionnement au niveau des jambes ;
  • une perte de sensibilité au niveau du pubis ;
  • une fièvre ;
  • un traumatisme important tel qu’une chute de hauteur.

Que peut faire Livi pour vous ?

Un médecin sur Livi pourra prendre en charge une poussée aiguë de lombalgie commune (traitement et arrêt de travail court) sous réserve de l’absence de critères de gravité qui l’amènerait à vous réorienter vers une consultation physique.

En savoir plus

Conseil médical validé par :

Dr. Céline Guyomar

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