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ENFANTS & ADOLESCENTS

Le sommeil chez le bébé et l'enfant

Conseil médical validé par :

Direction médicale de Livi France

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Sommeil du bébé
Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir pour assurer le bon développement de la croissance, de la maturation cérébrale et de tant d’autres fonctions biologiques. Mais comment le sommeil fonctionne-t-il chez le bébé et l'enfant ?

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Le sommeil est toujours composé de phases identiques peu importe l’âge. En revanche, c’est son organisation qui varie avec le temps.

Pourquoi l’enfant a-t-il besoin de sommeil ?

Dès l’apparition du système nerveux primitif, le besoin de sommeil devient essentiel. Le corps a besoin de dormir pour “récupérer” des efforts physiques, psychologiques et intellectuels. Lorsque l’organisme se met en mode “repos”, les connexions neuronales se réorganisent pour s’adapter à l’environnement. Le sommeil permet d’impulser plusieurs mécanismes physiologiques : sécrétions hormonales, régénération cellulaire (peau, muscles…), mémorisation, etc. L’objectif du sommeil est alors de préparer le corps à l’état éveillé lors de la journée suivante.

Le sommeil joue un rôle très important, d’autant plus chez l’enfant encore en plein développement, dans :

  • Le maintien de la vigilance à l’état de veille (évite le risque de somnolence et de troubles de l’attention) ;
  • Le maintien de la température corporelle stable pendant 24h ;
  • La reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses ;
  • La production d’hormones et en particulier celle de l’hormone de la croissance et de la mélatonine (hormone du sommeil) ;
  • La régulation de fonctions essentielles telles que la glycémie (un manque de sommeil peut entraîner une perturbation du métabolisme du sucre, favorisant le surpoids et la survenue de diabète ;
  • La stimulation des défenses immunitaires ;
  • Les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.

Le cycle du sommeil du bébé

Le quotidien d'un bébé est rythmé par des phases d’éveil et de repos, et cela dès le stade de fœtus. Progressivement, le sommeil s’organise et se régularise à partir du 8ème mois.

Chez le nouveau-né à terme, dormir est la principale activité ! La qualité du sommeil des deux premières années de vie est cruciale car elle détermine le sommeil à l’âge adulte.

Le nouveau-né de 0 à 2 mois

Un cycle de sommeil dure environ 50 min et ne se compose que de deux phases après l’endormissement : le sommeil agité et le sommeil calme. Pendant le sommeil agité (l’équivalent du sommeil paradoxal chez l’adulte), vous pouvez remarquer que votre enfant bouge, qu’il s’agite ou qu’il cligne des yeux. Pourtant, il est bien endormi mais l’activité de son cerveau est intense. Vient ensuite le sommeil calme, pendant lequel ses yeux sont bien fermés. C’est pendant cette phase que l’ hormone de croissance est sécrétée : votre bébé grandit !

La fréquence et l’organisation des phases de sommeil se structurent au cours des 4 à 6 premières semaines du nouveau-né pour se rapprocher progressivement de celles du sommeil de l’adulte. Toutefois, il existe quelques différences à prendre en compte :

Le nouveau-né dort environ 16 à 17h par jour, certains bébés peuvent même dormir jusqu’à 20h par jour à leur naissance ! Les cycles de sommeil sont très nombreux : 18 à 20 cycles par jour ; le nouveau-né ne fait pas encore la distinction entre le jour et la nuit.

Lorsqu’il ne dort pas, le nouveau-né “dépense” son énergie lors des moments de jeux et de relation parent-bébé. Les prises alimentaires à heures régulières, l’alternance lumière-obscurité ainsi que d'autres routines, structurent progressivement le sommeil pour l’adapter au rythme jour-nuit.

Le nourrisson de 2 à 6/9 mois

Dès 3 mois, le sommeil agité précédemment énoncé fait place au sommeil paradoxal rencontré chez l’adulte pendant lequel le bébé rêve. Le sommeil calme est remplacé par le sommeil lent comme chez l’adulte. Le cycle dure désormais 70 min grâce à l'arrivée du sommeil lent profond, pendant lequel le bébé dort profondément. Il peut ensuite enchaîner avec un autre cycle de sommeil (sommeil paradoxal, sommeil lent puis sommeil lent profond).

C’est environ vers le 4ème mois que l’enfant commence à faire des nuits complètes. Bien sûr, tous les enfants sont différents et de nombreux facteurs peuvent impacter leur sommeil : la sensibilité aux bruits, une routine de sommeil instable, trop de lumière, etc.

À partir de 6 mois, l’endormissement du bébé devient de plus en plus long comme chez l’enfant et l’adulte.

Le cycle du sommeil de l’enfant

À partir de 9 mois, le sommeil de l’enfant ressemble de plus en plus à celui de l’adulte avec la modification du sommeil paradoxal qui se place à la fin du cycle plutôt qu’au début chez le nouveau-né et le nourrisson. Le cycle de sommeil se décline alors en sommeil lent léger - sommeil lent profond - sommeil paradoxal.

Ensuite, les siestes disparaissent progressivement et la nuit se réorganise pour laisser une place importante au sommeil lent profond pendant la première partie de la nuit. La seconde partie présente des éveils brefs accompagnant chaque changement de cycle. On observe alors une stabilisation du sommeil paradoxal et une augmentation du sommeil lent.

Après 6 ans, la nuit est stable et les réveils sont brefs.

De combien d’heures de sommeil mon enfant a-t-il besoin ?

La fondation du sommeil a mis en place des recommandations concernant le nombre d’heures de sommeil nécessaires en fonction de l’ âge. Ces valeurs peuvent varier d’une personne à l’autre en tenant compte de l’état de santé général de votre enfant, de ses activités quotidiennes et de ses habitudes de sommeil.

Ces recommandations ont été établies grâce à une étude d’une durée de 9 mois dirigée par des professionnels de la santé de divers domaines. L’objectif était de démontrer les effets de la durée du sommeil sur différents éléments de la santé, comme les maladies cardiovasculaires, la dépression, les douleurs diverses et le diabète.

Heures de sommeil nécessaires

Les troubles du sommeil du bébé

Généralement, le bébé fait ses premières nuits complètes à partir de 4 mois. Mais il arrive que les enfants puissent avoir des troubles du sommeil, aux causes multiples, qui perturbent leur vie quotidienne et leur bon développement.

Un mauvais sommeil chez l’enfant peut entraîner des conséquences à court et moyen terme comme :

  • Des troubles du caractère (TDAH, hypersensibilité, irritabilité...) ;
  • Des somnolences au cours de la journée ;
  • Des difficultés de concentration et d’apprentissage ;
  • Des risques de développer un surpoids.

L’insomnie

Des phases d’insomnie chez l’enfant correspondent soit à des difficultés d'endormissement (au moins 30 min), soit à des réveils nocturnes.

Il arrive que le nourrisson associe l’endormissement aux bras de ses parents à cause des moments où il s’endort pendant les prises alimentaires. Lorsqu’il se retrouve seul dans son lit, il peut alors avoir des difficultés à s’endormir.

Si c’est le cas de votre enfant, il vous est conseillé de réhabituer petit à petit votre enfant à s'endormir seul en évitant de rester à ses côtés jusqu’à ce qu’il s’endorme ou en l’endormant dans votre lit. Cela lui permettra par la suite de se rendormir sereinement lorsqu’il se réveillera en pleine nuit.

En grandissant, l’enfant peut vouloir retarder l’heure du coucher en réclamant d’être sorti du lit, de lire une nouvelle histoire, de prétexter avoir faim... et il finit par pleurer lorsque ses parents ne répondent pas favorablement à ses demandes. On parle du syndrome de rappel pour décrire ce phénomène de coucher interminable. Plus votre enfant sera créatif, plus il trouvera des subterfuges pour garder l’attention de ses parents tout en repoussant l’heure de l’endormissement. Pour y remédier, il faut mettre en place une routine du sommeil qui vise à réduire la stimulation au profit de la détente. Ces gestes répétés sur plusieurs mois favorisent l’endormissement.

L’insomnie chez l’enfant peut aussi être due aux réveils nocturnes entre deux cycles de sommeil. Lorsqu’il est trop jeune pour se rendormir seul, l’enfant appelle ses parents à travers des pleurs afin d’être rassuré.

L’hypersomnie

L’hypersomnie est un phénomène rare, notamment chez les enfants et les adolescents, qui se caractérise par des épisodes de somnolence irrésistible au cours de la journée. Les enfants qui en souffrent ont un sommeil désorganisé et excessif.

Ces phases de sommeil inopinées entraînent inévitablement des difficultés de concentration, de l’irritabilité, des mauvaises conduites et un rapport à l’école difficile. Il existe plusieurs types d’hypersomnie, le plus souvent provoqués par la privation chronique de sommeil la nuit.

Les parasomnies

Les parasomnies sont des phénomènes physiques indésirables pouvant survenir pendant l’endormissement, au cours de la nuit ou lors de courts réveils. Elles se traduisent par du somnambulisme, des terreurs nocturnes, des cauchemars, etc.

L’insuffisance de sommeil, des horaires de sommeil irréguliers, la fièvre, la prise de certains médicaments (lithium, phénothiazines, certains antibiotiques), l’envie d’uriner secondaire à un excès de boisson le soir peuvent favoriser ces épisodes de parasomnies.

Même si ces phénomènes peuvent être gênants, lorsqu’ils sont ponctuels, ils n’ont pas d’impact direct sur la santé.. En revanche, si ces derniers sont trop fréquents et qu’ils altèrent la qualité de vie, une consultation avec un professionnel de santé sera nécessaire. En cas de terreur nocturne, n’essayez pas de réveiller votre enfant, évitez même de lui parler ou de le toucher. Laissez simplement l’état d’agitation passer en surveillant que votre enfant ne tombe pas du lit.

Les enfants peuvent-ils faire de l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil est un phénomène qui touche très peu d'enfants (2% des enfants entre 2 et 6 ans). La plupart du temps, elle est provoquée par des végétations ou des amygdales trop volumineuses. Elle peut également être due au surpoids. Votre enfant peut souffrir d'une apnée du sommeil s'il ronfle bruyamment, que son sommeil est perturbé (réveils fréquents) ou qu’il semble fatigué au cours de la journée malgré de bonnes nuits de sommeil.

L’importance d’une routine du sommeil pour bien dormir

Instaurer une routine du sommeil est essentielle dès le plus jeune âge pour favoriser l’endormissement et un sommeil de bonne qualité (ne soyez cependant pas trop stricte avant l’âge d’un an). D’autant plus qu’une bonne routine de sommeil aidera votre nourrisson à prendre plus rapidement le rythme jour-nuit qui n’est pas inné.

Cette routine de sommeil s'appuie sur des règles de base :

  • Le lieu : au-delà de 6 mois, prenez l’habitude de faire dormir votre enfant dans son propre lit et dans un espace dédié au sommeil, un lieu qui lui appartient dans lequel il peut avoir des temps calmes. Sa chambre devient un espace calme propice à la détente plutôt qu’à la stimulation.
  • La répétition des gestes : en répétant les mêmes comportements tous les soirs approximativement à la même heure, il sera plus facile de l’intégrer et d’éviter le syndrome de rappel énoncé précédemment. Dans cette routine, évitez toute stimulation excitante comme les jeux, les chatouilles, le sport, les écrans, etc. Proposez-lui de la lecture ou de la musique douce. Le rituel peut se dérouler de cette façon : repas en famille, jeux calmes, toilette quotidienne, partager un moment de lecture au calme et de tendresse.

N’attendez pas que votre enfant soit irritable ou endormi pour le coucher : il est important qu’il apprenne à s’endormir seul afin de se rendormir seul si jamais il se réveille au cours de la nuit.

Soyez à la fois ferme et souple, exercice qui n’est pas simple, mais un bon sommeil pour votre enfant bénéficiera à toute la famille. Au fur et à mesure que votre enfant grandit et qu’il s’adapte à cette routine de sommeil, il deviendra progressivement autonome au moment du coucher.

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Enfants & adolescents – 6 juin 2022 
Comment bien communiquer avec son enfant ?
Confiance, harmonie, équilibre… La communication avec son enfant est primordiale tant pour maintenir une relation saine avec celui-ci que pour l’équilibre familial. Elle joue également un rôle majeur dans le bon développement du tout-petit. Les pédiatres sur Livi partagent leurs conseils pour entretenir une bonne communication avec votre enfant. L’importance de la communication In utero déjà, l’audition est le premier sens développé par le fœtus. À partir de la 26ème semaine, ce dernier commence à entendre le système digestif et cardiaque de sa mère. Au cours du 5e ou 6e mois de grossesse, le fœtus perçoit certains sons provenant de l’extérieur tels que les intonations de voix, la musique (notamment les basses) ou encore les moteurs de voitures. Durant la grossesse, parler à son futur bébé permet de créer un lien certain. À la naissance, le nouveau-né reconnaîtra déjà la voix de ses parents et des personnes qui l'entourent. Au fil des années et jusqu’à l’âge adulte, cette communication se doit d’être au cœur de la relation parent/enfant. Comme pour l’adulte, un enfant ressent plusieurs émotions au cours d’une journée (besoins, craintes, frustrations, colère, stress, envies…) et il peut lui être difficile d’y faire face, surtout s’il n’a pas les mots pour exprimer ce qu’il ressent. Le parent se doit donc d’être à l’écoute afin d’anticiper et de répondre au mieux à ses attentes pour ainsi l’aider dans sa gestion des émotions. En étant attentif et à l’écoute, vous pourrez aisément mettre des mots sur les ressentis de votre enfant. Vous pourrez dès lors l’encourager à verbaliser à sa manière ses sentiments pour qu’il puisse évacuer les frustrations pouvant le tracasser et l’accompagner dans son apprentissage de la vie. En communiquant avec votre enfant, ce dernier percevra que vous vous intéressez à lui et à ce qu’il vit. Il prendra conscience de son importance à vos yeux. De plus, vous renforcez sa confiance en lui, en ce qu’il ressent, mais aussi envers vous et envers les personnes qui l’entourent : la communication est gage de sécurité. Si la mise en place d'une communication libre et honnête avec son jeune enfant est primordiale, elle promet également de nombreux bienfaits sur le long terme. Les échanges quotidiens permettent en effet de l'habituer à se confier à vous sur ce qu’il vit et peuvent l’amener en grandissant à se livrer plus facilement au sujet des choses importantes qu’il traverse ou à partager ses inquiétudes. Comment bien communiquer avec son enfant ? Voici les conseils des professionnels de santé sur Livi afin d’instaurer une bonne communication avec votre enfant. Expliquer un maximum de choses S’adresser à un enfant requiert de se mettre à sa place, de veiller à trouver les bons mots afin que le discours adopté soit compréhensible pour lui. N’hésitez pas à le rassurer et à le prévenir si des événements vont se passer au cours des jours à venir (sorties, vacances, visites d’amis ou membres de la famille…) Répétez les choses plusieurs fois Afin de vous assurer que votre enfant à bien compris ce que vous lui dites, n’hésitez pas à répéter les choses et à lui demander de reformuler avec ses propres mots si besoin. Mieux vaut l’avertir à plusieurs reprises, cela le rassurera. Privilégiez un environnement propice à la discussion Évitez d’aborder certains sujets ou discussions dans un environnement bruyant ou si vous êtes occupé. S’il sent que vous êtes attentif, il le sera davantage lui aussi. En ayant votre attention, vous aurez également la sienne. Mettez-vous à sa hauteur Lorsque vous vous adressez à votre enfant, placez-vous à sa hauteur pour générer du contact visuel. Cela favorise la communication et lui permet d'être plus attentif à ce que vous lui dites. Évitez de l’interrompre quand il prend la parole Encouragez-le à aller au bout de ses idées pour comprendre le fond de sa pensée. Quand il a terminé, exprimez votre opinion. Soyez attentif au non-verbal Il n’est pas toujours facile d’exprimer ses émotions. Analysez autant que possible son comportement, sa gestuelle, ses postures. Évitez les reproches Veillez à garder une approche positive afin de développer un climat bienveillant et coopératif avec votre enfant. Si votre enfant ne parle pas beaucoup, vous pouvez essayer différentes techniques de communication pour l’inciter à partager. Instaurez des périodes dédiées à la communication Votre enfant intégrera que, durant ces moments programmés, il pourra se confier à vous, échanger sur sa semaine ou passer un moment privilégié à vos côtés. Les rituels ont un côté rassurant qui pourront lui permettre de se livrer plus facilement. Confiez-vous à lui S’il n’est pas évident pour lui de partager ses sentiments, montrez-lui l’exemple en parlant de vous intimement. Parlez-lui de vos émotions (en veillant toutefois à ne pas l’angoisser) afin de lui montrer qu’il est normal de ressentir des émotions et d’en parler. Vous pouvez aussi lui parler de votre journée pour l’inciter à parler de la sienne. Abordez des sujets qu’ils affectionnent Il sera plus simple pour lui d’échanger sur des thématiques qu’il apprécie avant de se confier sur des sujets plus personnels. Évitez de lui poser trop de questions Si votre enfant n’est pas réceptif aux jeux des questions/réponses, préférez donner votre opinion sur certains sujets et attendez de voir s’il réagit pour débuter un échange constructif. Levez les tabous et évitez les questions sans réponses Afin d’éviter le stress ou le développement d’un imaginaire angoissant chez l’enfant, abordez tous les sujets sans tabous. Cela permettra de le sécuriser. 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Enfants & adolescents – 13 mai 2022 
Quel temps d’écran par âge ?
Avec le développement des nouvelles technologies, les écrans font désormais partie intégrante de la vie de nombreuses familles. Téléphones portables, tablettes, ordinateurs et télévision rythment en effet le quotidien de la plupart des foyers. Toutefois, les écrans doivent être utilisés avec modération afin d’éviter les risques qui leur sont associés. Les médecins sur Livi vous éclairent. Pourquoi surveiller le temps que passe un enfant sur un écran ? Une pratique abusive de l’usage des écrans dès le plus jeune âge n’est pas sans conséquence pour l’enfant. En effet, les dangers d’une surexposition aux objets connectés sont réels et peuvent influencer le développement du cerveau et l’apprentissage de compétences fondamentales. Passer trop de temps devant un écran peut aussi occasionner des troubles du comportement, de l’attention et de la concentration, et jouer un rôle sur le bien-être et l’équilibre des enfants. Certains signes sont révélateurs d’une pratique excessive des écrans, tels que : l’isolement ; l’appauvrissement de la relation aux autres ; la passivité ; un retard de langage ; une moins bonne motricité ; une mauvaise gestion des émotions (irritabilité, agressivité, mauvaise estime de soi) ; de l’anxiété et des troubles du sommeil ; un désintérêt pour d’autres activités ; des capacités cognitives plus faibles ; des problèmes de santé (surpoids, obésité, fatigue, maux de tête, myopie, problèmes de posture, mauvaise alimentation, hypertension, diabète de type 2, problèmes cardiovasculaires à long terme…) ; une obsession des écrans. Quel est le temps d’écran adapté à chaque tranche d’âge ? Le temps d’écran ne doit pas être le même en fonction de l’âge de l’enfant. Les pédiatres sur Livi recommandent : Avant 3 ans Les tout-petits de moins de 3 ans ne doivent pas être exposés aux écrans, quels qu'ils soient, en l'absence de leurs parents. Une utilisation accompagnée, interactive et récréative peut être envisagée exceptionnellement De 3 à 5 ans Les enfants appartenant à cette tranche d’âge ne doivent pas passer plus de 1 heure par jour devant un écran. De 5 ans et plus Veillez à ce que vos enfants aient une saine utilisation des écrans qui ne nuit pas aux activités scolaires, à l’activité physique, au sommeil et aux activités sociales. Essayez de fixer des règles claires sur les moments et la durée d’utilisation. Ces conseils s’appliquent bien entendu aux adultes et adolescents. Quand faut-il éviter d’utiliser un écran ? Dans un monde en constante connexion, il est important de veiller à sa déconnexion : cela est valable pour toute la famille, petits et grands ! Vous pouvez par exemple ne pas utiliser d’écrans (télévision, téléphones portables) durant : les repas ou moments partagés en famille ; pendant les devoirs (veillez à ne pas distraire votre enfant en étant vous-même sur votre téléphone ou ordinateur) ; pendant les temps calmes (jeux, sieste…) ; avant d’aller à l’école ; quelques heures avant le coucher et au moment du coucher. Faut-il être strict avec son enfant ? Il est important de fixer des limites à votre enfant, pour son bon développement et pour sa santé mais également afin qu’il consacre suffisamment de temps à d’autres activités. Les écrans ne doivent pas devenir un sujet de dispute au sein de votre famille : échangez avec votre enfant quant à sa pratique, demandez-lui ce qu’il apprécie dans son usage ; expliquez-lui les dangers que peuvent représenter les écrans sans pour autant les diaboliser ; présentez-lui les bienfaits de la pratique d’autres activités. Comment faire en sorte qu’un enfant passe moins de temps derrière un écran ? Si votre enfant passe trop de temps derrière un écran, il est nécessaire de limiter son utilisation et d’encadrer sa pratique. Voici quelques conseils pour vous y aider : limitez votre propre utilisation des écrans afin de donner l’exemple ; n’utilisez pas la réduction du temps d’écran comme punition ; encouragez votre enfant à pratiquer d’autres activités ; n’autorisez pas les écrans dans la chambre à coucher de votre enfant ; responsabilisez-le dans sa pratique en lui proposant de fermer lui-même l’écran quand son jeu ou son programme est terminé ; accompagnez votre enfant lorsqu’il regarde la télévision ou joue sur une tablette afin de gagner en interactivité ; éteignez les écrans et rangez-les quand ils ne sont pas utilisés ; autorisez l’utilisation des écrans uniquement dans certaines zones de votre foyer afin d’avoir toujours un oeil sur l’usage de votre enfant ; décidez des moments précis durant lesquels votre enfant pourra utiliser un écran et discutez-en avec lui afin qu’il comprenne. Vous vous posez des questions quant à l’usage des écrans de votre enfant et vous souhaitez obtenir davantage de conseils ? Sur Livi, des pédiatres sont à votre écoute 7j/7 de 7h à minuit.