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Fausse couche

Quand une grossesse s’interrompt et s’évacue d’elle-même, on parle de fausse couche. Les symptômes classiques sont des douleurs abdominales et des saignements vaginaux semblables aux règles. Dans la plupart des cas, aucun traitement n’est nécessaire, mais parfois un traitement médicamenteux ou un curetage de l’utérus est effectué pour extraire les résidus de grossesse.

Qu'est-ce qu'une fausse couche ?

La fausse couche est définie comme une interruption spontanée de grossesse avant la 22e semaine d’aménorrhée c’est à dire d’absence de règle (soit 20 semaines de grossesse ou environ 5 mois). Au-delà, le fœtus est viable c’est à dire suffisamment développé pour survivre : il s’agit alors d’un accouchement prématuré

Dans la très grande majorité des cas, une fausse couche ne cause pas de complication ou de lésions corporelles persistantes. De façon rare, une infection de l’utérus peut apparaître et doit être traitée rapidement. Cependant les fausses couches peuvent avoir un impact psychologique fort et être vécues difficilement sur le plan émotionnel.

Sont-elles fréquentes ?

Les fausses couches sont fréquentes et surviennent chez de nombreuses femmes : environ 15% des grossesses s’interrompent spontanément. Environ un tiers des femmes qui ont des enfants on vécu une fausse couche au cours de leur vie.

Quand risque-t-on de faire une fausse couche ?

La plupart des fausses couches surviennent de façon précoce, avant la fin du premier trimestre de grossesse c'est-à-dire avant 14 semaines d’aménorrhée (soit 12 semaines de grossesse). 

Quels sont les symptômes d'une fausse couche ?

Une fausse couche se manifeste essentiellement par : 

  • des douleurs abdominales qui peuvent ressembler à des crampes ou à des douleurs menstruelles aiguës. Des douleurs dans le bas du dos ou le bassin sont également possibles; 

  • des saignements vaginaux qui peuvent être plus ou moins réguliers et plus ou moins abondants ;

  • une expulsion par le vagin de débris de tissus ou de caillots de sang ; 

  • la disparition des symptômes de grossesse s' ils étaient présents (douleurs des seins, nausées, …). 

La plupart du temps, les saignements durent quelques jours et sont plus abondants lorsque l’utérus expulse les résidus de grossesse et diminue ensuite. Si l’utérus ne parvient pas à expulser tous les résidus, les saignements persistent. L’organisme a alors besoin d’une aide pour mettre fin à la grossesse. Dans certains cas, une fausse couche ne provoque aucun symptômes et elle est alors découverte lors d’une échographie ou sur une prise de sang. Dans d’autres cas une fausse couche peut passer inaperçue : suite à un retard de règle les saignements de la fausse couche sont confondus avec les saignements des règles habituelles. 

Autres causes de saignements possibles

Il convient de garder à l’esprit que les saignements et les douleurs menstruelles pendant la grossesse ne sont pas toujours des signes de fausse couche. Par exemple, il peut s’agir d’un saignement au niveau du col de l’utérus qui saigne plus facilement durant la grossesse, notamment pendant les rapports sexuels. Il arrive parfois que des polypes sur le col de l’utérus, une infection vaginale ou des hémorroïdes autour du rectum provoquent également de petits saignements.

Dans des cas plus rares, il peut s’agir d’affections graves qui requièrent des soins immédiats. En début de grossesse l’affection la plus fréquente étant la grossesse extra-utérine, qui correspond au développement de l’embryon à l’extérieur de l’utérus, provoque notamment des douleurs abdominales intenses, souvent associées à des saignements. En fin de grossesse les saignements peuvent être duent à une pathologie ou des anomalies du placenta. 

Quelles sont les causes ?

Les fausses couches, en particulier pendant le premier trimestre de la grossesse, sont généralement dues à des anomalies majeures de développement de l’embryon ou des anomalies chromosomiques qui entraîneraient l’arrêt de la croissance de l’embryon et son expulsion. Ces anomalies peuvent être présentes dans les spermatozoïdes ou les ovules avant la fécondation, ou survenir au cours de la fécondation ou durant la croissance de l’embryon. La fausse couche est due à une réaction normale du corps de la mère face à un embryon incapable de survivre. Ces anomalies sont indépendantes de toute influence extérieure et il n’est pas possible de les prévenir ou de les empêcher.

D’autres causes de fausses couches existent, elles peuvent être liées à l’état de santé maternel mais également à des facteurs externes : 

  • une malformation ou des anomalies au niveau de l’utérus (utérus cloisonné, polypes, fibromes, …) qui peuvent gêner l’implantation de l’embryon dans la cavité utérine ; 

  • des perturbations hormonales ou une maladie chronique maternelle insuffisamment contrôlée (diabète, maladie de la glande thyroïde, syndrome des ovaires polykystiques, lupus, anémie …) ;

  • des anomalies de la coagulation sanguine en particulier le syndrome des antiphospholipides ;

  • une infection comme la toxoplasmose, la rubéole ou la listériose par exemple ; 

  • une forte fièvre.

Il existe également des facteurs favorisant les fausses couches notamment : 

  • un âge avancé : en effet le risque de fausse couche augmente avec l’âge de la mère. Il semblerait que l’âge du père soit également un facteur de risque (le nombre de spermatozoïdes porteur d’anomalie chromosomique augmentant avec l’âge) ;

  • une obésité ou un surpoids important ; 

  • le tabagisme et la consommation d’alcool ; 

  • la consommation de drogues ; 

  • une consommation excessive de café ; 

  • la prise de médicaments ou de produits contre-indiqués durant la grossesse ; 

  • une procédure médicale (amniocentèse ou prélèvement des villosités choriales notamment).

Contrairement à certaines croyances, l’activité et les efforts physiques, le travail ou les relations sexuelles n’augmentent pas le risque de fausses couches lors d’une grossesse normale.

Comment la diagnostiquer ?

Afin de détecter une fausse couche, un examen gynécologique est souvent pratiqué ainsi qu’une échographie vaginale. 

Quel traitement en cas de fausse couche ?

Il n’existe aucun traitement permettant de stopper une fausse couche. 

La plupart du temps, une fausse couche précoce ne nécessite aucun traitement, mais l’organisme peut avoir besoin d’aide pour évacuer tous les résidus de grossesse : dans ce cas un traitement médical sous forme de comprimés ou un curetage de l’utéruspratiqué lors d’une brève intervention chirurgicale vous sera proposé. 

 

Il se peut qu’une enquête doive être menée pour les femmes qui ont subi de fausses couches à répétition avec le même partenaire pour tenter d’en trouver la cause. L’utérus, les ovules et le sperme sont alors examinés. En cas de fausse couche tardive, le col de l’utérus est généralement examiné et, en cas de nouvelle grossesse, il peut parfois s’avérer nécessaire de le consolider au moyen d’une bande fixée tout autour du col. 

Quand faut-il consulter ?

Si vous êtes enceinte et que vous avez des saignements prolongés durant le premier trimestre de la grossesse, il se peut que vous ayez une fausse couche. N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé afin de bénéficier d’un suivi, de confirmer l’arrêt de la grossesse et l’absence de résidus, et d’éliminer une autre cause de saignement qui pourrait être plus grave. De plus il est important de vérifier votre groupe sanguin, en effet les femmes ayant un groupe de rhésus négatif faisant une fausse couche doivent recevoir un traitement en injection afin d’éviter toute réaction immunitaire grave lors des futures grossesses. . 

Durant la grossesse ou devant un retard de règle, si vous présentez des douleurs intenses ou des saignements abondants, un saignement qui s’aggrave, de la fièvre ou encore un écoulement anormal ou malodorant, vous devez vous rendre dans un service d’urgence sans délai. Tout saignement, même peu important, après 22 semaines d’aménorrhée (soit 20 semaines de grossesse) doit vous amener à consulter sans délai dans un service d’urgence ou à la maternité qui vous suit.

Si vous vivez ou avez vécu une fausse couche et qu’il vous est difficile de surmonter son impact psychologique, il ne faut pas hésiter à faire appel à un professionnel de santé (médecin, sage femme, psychiatre, psychologue,...) afin de bénéficier d’une aide et d’un soutien psychologique. 

Que faire en cas de fausse couche ?

Durant et après une fausse couche, il est possible de continuer à saigner en petite quantité pendant encore quelques semaines. Tant que vous saignez, vous êtes particulièrement vulnérable aux infections utérines il faut donc éviter de vous baigner, d’utiliser un tampon ou une coupe menstruelle, ou d’avoir des rapports sexuels pénétrants. Après quinze jour à un mois, l’organisme est généralement rétabli. 

 

Si vous êtes en bonne santé et que vous voulez à nouveau avoir un enfantaprès une fausse couche, votre organisme sera en mesure de s’adapter rapidement. En principe, vous aurez une nouvelle ovulation quelques semaines après la fausse couche. 

S’il n’est pas possible de prévenir les fausses couches, il est possible de changer certains comportements afin de réduire le risque et d’augmenter les chances de mener une grossesse à terme. Voici quelques conseils : 

 

  • évitez la caféine, l’alcool, le tabac et les drogues;

  • essayez de perdre du poids si vous êtes surcharge pondérale importante ;

  • évitez les aliments crus qui peuvent exposer aux infections de type toxoplasmose ou listériose; 

  • vérifier que vos vaccinations sont à jour (notamment la vaccination contre la rubéole); 

  • ne jamais prendre de médicaments, plantes médicinales, huiles essentielles, etc, sans avis médical préalable; 

  • prenez de l’acide folique en complément. 

 

Si vous souffrez d’une maladie chronique, il est conseillé de consulter votre médecin pendant ou avant une grossesse, afin de bénéficier d’un suivi rapproché et d’éviter les risques à la fois pour vous et pour le fœtus. 

Ce que Livi peut faire pour vous

Si vous pensez avoir eu une fausse couche et avez besoin de conseils et d’informations en cas de problèmes mineurs, Livi peut vous aider. L’un de nos médecins pratique alors une évaluation individuelle en fonction de vos symptômes . Il se peut également que vous soyez redirigée vers d’autres services de soins. En cas de fausse couche, un examen physique est parfois nécessaire. 

Si vous avez besoin de parler à quelqu’un et d’obtenir de l’aide pour la gestion de vos émotions, nos équipes sont également disponibles pour vous soutenir et vous écouter.

Conseil médical validé par :

Dr. Laura Borgel

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