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Dengue : Causes et Traitement

La dengue est une maladie d’origine virale sévissant principalement dans les zones tropicales et subtropicales. Elle est transmise par un moustique du genre Aedes au cours d’une piqûre. Ce moustique pique le jour et se reproduit dans tous les endroits où l’eau stagne autour des habitations.
La dengue symptomatique se présente classiquement sous la forme d’une fièvre associée à des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, plus ou moins une éruption cutanée. Elle évolue par épidémies tout au long de l’année dans les pays tropicaux.

La dengue fait partie de ses maladies dites re-émergentes. Alors qu’elle a subit une diminution après la première guerre mondiale, on observe depuis les années 90 une augmentation importante des cas de dengue et la colonisation de nouveaux territoires.

La dengue était jusqu’à peu réservée aux régions tropicales, asiatique initialement, avant de s’étendre à l’Océan Indien, au Pacifique Sud (Polynésie Française), aux Antilles françaises et à l’Amérique Latine. La découverte de cas européens, et tout récemment, d’un cas de dengue autochtone français, en fait dorénavant un sujet préoccupant sous nos latitudes.

La durée d’incubation de la dengue est de 3 à 14 jours après la piqûre de moustique infécté. La plupart des cas de dengue sont inapparents.

Quand elle se manifeste, la dengue se présente typiquement comme une syndrome grippal associant fièvre élevée avec douleurs articulaires et courbatures, maux de tête prédominant au niveau du front et derrière les yeux, et fatigue intense. Le tableau est complété par la présence de ganglions multiples, d’anomalie du goût, de diarrhées et vomissements, et d’une éruption cutanée à type de nappes rouges qui n’est pas systématique.

Le plus souvent bénigne, elle guérit spontanément en 5 à 7 jours sans séquelles. Une fatigue peut cependant persister pendant plusieurs mois.

Dans 2 à 4% des cas, la dengue se complique. Après un début identique à celui de la forme classique, surviennent vers le 3ème ou 4ème jours des oedèmes et des anomalies sévères du bilan sanguin. Il y a alors deux évolutions possibles, la régression rapide des symptômes en 24 à 48h ou l’apparition d’hémorragies avec défaillance d’un ou plusieurs organes, on parle alors de dengue hémorragique. Son issue est fatale dans 10% des cas.

Les signes alertant vers une évolution sévère :

  • Fièvre >39°C persistante après le 5ème jour ;
  • Douleurs abdominales intenses, diarrhées et vomissements persistants;
  • Saignements des muqueuses (bouche, gencive) ne cédant pas spontanément;
  • Œdèmes;
  • Présence d’une agitation ou au contraire personne très abattue.

Certaines personnes sont plus à risque de développer une forme sévère :

  • Enfants < 2 ans ou personnes âgées ;
  • Femmes enceintes ;
  • Antécédent de dengue ;
  • Personne atteinte de drépanocytose (maladie génétique entraînant des anomalies au niveau des globules rouges);
  • Personnes immunodéprimés (VIH, antécédents de greffe, chimiothérapie en cours…);
  • Personnes atteintes d’une maladie chronique ;
  • Personnes traitées par insuline, anticoagulants, antiagrégants plaquettaires ;
  • Intoxication au paracétamol ;
  • Prise d’aspirine ou d’AINS ;
  • Chirurgie, traumatisme ou accident vasculaire cérébral récent.

Le virus de la dengue est transmis par les moustiques femelles du genre Aedes au cours d’une piqûre. L’homme infecté contamine à son tour les moustiques non porteurs du virus.

La reproduction de l’Aedes a lieu dans les zones d’eaux stagnantes autour des habitations, c’est pourquoi la dengue est une maladie des zones urbaines et peri-urbaines.

Il existe 4 types différents de virus de la dengue. L’infection par un sérotype confère un immunité à son égard mais pas à celui des trois autres. Ce qui fait que l’on peut avoir plusieurs fois la dengue avec une gravité croissante à mesure des infections.

Il n’existe pas de traitement spécifique de la dengue. La prise en charge médicale consiste à combattre les symptômes grâce au paracétamol, à lutter contre la deshydratation, à se reposer et à suivre attentivement l’évolution de la maladie en ayant en tête les signes indiquant la survenue d’une dengue sévère.

A savoir : l’ibuprofène, l’aspirine et autres anti inflammatoire non stéroidiens sont contre-indiqués en cas de dengue.

Peut-on alors éviter d’attraper la dengue?

La meilleure prévention est de lutter activement contre les moustiques en réduisant leur chance de reproduction et en se protégeant de leur piqûre, concrètement :

  • Eliminer les eaux stagnantes de votre environnement (vider les soucoupes, vérifier l’écoulement des gouttières, vider les petits récipients, …);
  • Protégez-vous contre les piqûres de moustiques en utilisant des répulsifs adaptés aux tropiques, en portant des vêtements couvrants et en dormant sous moustiquaire (surtout pour les bébés).

Il existe un vaccin qui ne peut être utilisé que chez des personnes ayant déjà eu un type de dengue. Il n’est pas recommandé aux voyageurs.

En premier lieu tout voyage en région tropical nécessite une préparation, renseignez-vous sur les risques et les épidémies en cours du pays dans lequel vous vous rendez. Une consultation médicale spécifique dédiée à votre voyage peut être nécessaire.

En cas d’épidémie de dengue lors d’un voyage ou si vous êtes résident d’une zone dans laquelle sévit la maladie, toute survenue de fièvre nécessite une consultation médicale. Rappelons que la durée d’incubation de la maladie allant jusqu’à 14 jours après la piqûre de moustique, l’apparition de fièvre dans les 2 semaines suivant un retour de voyage en zone tropicale nécessite une consultation au plus vite.

Consultez en urgence en cas de :

  • Fièvre >39°C persistante après le 5ème jour ;
  • Douleurs abdominales intenses, diarrhées et vomissements intenses;
  • Saignements des muqueuses (bouche, gencive);
  • Œdèmes;
  • Présence d’une agitation ou au contraire abattement.

Dans le cas de la préparation d’un séjour en zone tropicale, les médecins sur LIVI pourront évaluer les risques propres à votre destination, vous prescrire les vaccins nécessaires et vous conseiller.

En cas de fièvre au cours ou au retour d’un séjour sous les tropiques, les médecin sur LIVI vous réorienterons vers une consultation physique pour une prise en charge adaptée avec examen clinique.

Mis en ligne le :
6 octobre 2019
Conseil médical validé par :
Dr. Céline Guyomar,