VIH : Causes et traitement

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est le virus qui peut causer le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire en diminuant les défenses naturelles du corps contre les maladies telles que les infections ou cancers.

Tout d'abord, quelques chiffres sur le VIH :

En 2016, on estime à 1 million le nombre de décès causés par le SIDA dans le monde.

En 2017, près de 37 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH.

En 2017, 6400 personnes ont découvert leur séropositivité en France.

En 2019, on peut parler d’une banalisation du SIDA, voire même d’une baisse de vigilance. Voici quelques informations à se rappeler, pour maintenir la lutte contre le SIDA.

La transmission du VIH nécessite un contact rapproché des muqueuses ou de plaies ouvertes de la peau avec des liquides corporels déjà contaminés comme le sang, le sperme, les sécrétions vaginales ou le lait maternel .

Généralement, le VIH se transmet lors :

  • de rapports sexuels,
  • de partages de seringues contaminées,
  • de l’accouchement ou de l’allaitement.

C'est avant ces temps de transmission que toutes les précautions doivent être prises pour éviter tout risque de contamination.

L’infection peut être asymptomatique.

Il existe parfois des signes précoces de contamination qui peuvent être une fièvre, une éruption cutanée, de la fatigue, l’apparition de ganglions, un syndrome grippal ou des troubles digestifs.

Quelques mois à quelques années après la contamination, après une longue phase sans signe apparent, ces symptômes réapparaissent : ils témoignent de l'affaiblissement immunitaire.

Si elle n’est pas traitée, l’infection aux VIH peut provoquer de graves maladies. Des infections normalement anodines, comme une grippe ou une bronchite, peuvent s’aggraver, devenir très difficiles à traiter ou même entraîner le décès.

Le VIH n’est pas comme les autres virus : en atteignant le système immunitaire, il prend le contrôle des cellules T-CD4, qui ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu’un virus se présente. Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit laissant le patient vulnérable à de nombreuses pathologies normalement bénines.

Le diagnostic est facile et surtout, primordial : il se fait par une simple analyse biologique sur un prélèvement de sang.
Un dépistage précoce par rapport à la date de contamination permet à la personne de bénéficier d'un traitement d'autant plus efficace qu'il est commencé tôt.

Son espérance de vie se rapproche ainsi de celle de la population générale et le risque de transmettre le virus diminue.

Le test sanguin réalisé en laboratoire permet de détecter les anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 ainsi qu'un antigène du virus nommé P24.

Enfin sachez que le test est remboursé à 100 % par l'Assurance Maladie s'il est réalisé en laboratoire sur prescription médicale.
Il est gratuit dans les Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

Voici quelques moyens de prévention, selon les risques présentés :

  • Le préservatif pour protéger les rapports sexuels : l'utilisation du préservatif est un moyen efficace, accessible et répandu pour se protéger du VIH. Certains préservatifs sont remboursés par l’Assurance Maladie et peuvent être prescrits par ordonnance par votre médecin.
  • Du matériel propre et stérile pour les usagers de drogues par voie intraveineuse : ces personnes ne doivent utiliser que leur matériel personnel, et en aucun cas partager ni aiguille, ni seringue, ni cuillère, ni eau, ni produit, ni filtre.
  • Dépisté tôt, le traitement antirétroviral pris de manière efficace par le patient réduit la charge virale et permet d’empêcher la transmission du virus vers le partenaire et l’enfant chez les femmes enceintes séropositives.
  • Et pour éviter à une personne séropositive de transmettre le virus à son enfant, les femmes enceintes séropositives doivent prendre un traitement spécifique pour réduire fortement (à moins de 2%) le risque de transmission du VIH à leur enfant.

De manière générale, le dépistage VIH est une étape importante pour vous protéger plus tôt si vous avez contracté le VIH, et protéger vos partenaires.

Si vous avez des questions concernant le VIH ou d’autres IST, si vous pensez avoir eu des conduites à risque concernant le VIH, vous devriez consulter un médecin.

Il existe un traitement d’urgence pour se protéger du VIH/sida appelé traitement post-exposition. Il dure 4 semaines et réduit considérablement le risque de contamination. Pour en bénéficier, il faut se rendre dans les 4 heures et au plus tard dans les 48 heures au service des urgences le plus proche, si possible avec votre partenaire.

Un médecin évaluera le risque pris et l’intérêt de prescrire le traitement. Ce traitement peut provoquer des effets secondaires et n’élimine pas totalement le risque de contamination.

Le médecin LIVI peut évaluer votre situation vis-à-vis du VIH et des IST.

Il pourra vous prescrire un dépistage qui est le seul moyen de vérifier si vous êtes infecté/e.
Il pourra aussi vous donner des informations concernant le traitement et/ ou vous orienter vers un spécialiste.

Enfin, il vous orientera si besoin vers une structure d’urgence ou spécialisée.

Mis en ligne le :
9 avril 2019
Rédigé par :
Dr. César Ancelle-Hansen,