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VIH : prévention, causes et traitement

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est le virus qui peut causer le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire en diminuant les défenses naturelles du corps contre les maladies telles que les infections ou les cancers.

Informations générales sur le VIH

Tout d'abord, quelques chiffres sur le VIH :

  • En 2016, on estime à 1 million le nombre de décès causés par le SIDA dans le monde. En 2019, ce chiffre passe à 690 000 décès, mais le nombre d'infections au VIH s'élève lui à 1,7 millions.

  • En 2017, près de 37 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH et 6400 personnes ont découvert leur séropositivité en France.

  • En 2019 et 2020, plus d'un quart des personnes diagnostiquées séropositives le sont à un stade avancé de la maladie. Cela s'explique par une banalisation de la maladie et par une baisse de vigilance.

Voici les informations à se rappeler, afin de maintenir la lutte contre le SIDA.

Comment se transmet le VIH ?

La transmission du VIH nécessite un contact rapproché des muqueuses ou de plaies ouvertes de la peau avec des liquides corporels déjà contaminés comme le sang, le sperme, les sécrétions vaginales ou le lait maternel.

Généralement, le VIH se transmet lors :

  • de rapports sexuels,

  • de partages de seringues contaminées,

  • de l’accouchement ou de l’allaitement.

C'est avant ces temps de transmission que toutes les précautions doivent être prises pour éviter tout risque de contamination.

Symptômes

L’infection peut être asymptomatique.

Il existe parfois des signes précoces de contamination qui peuvent être une fièvre, une éruption cutanée, de la fatigue, l’apparition de ganglions, un syndrome grippal ou des troubles digestifs.

Quelques mois à quelques années après la contamination, après une longue phase sans signe apparent, ces symptômes réapparaissent : ils témoignent de l'affaiblissement immunitaire.

Si elle n’est pas traitée, l’infection au VIH peut provoquer de graves maladies. Des infections normalement anodines, comme une grippe ou une bronchite, peuvent s’aggraver, devenir très difficiles à traiter ou même entraîner le décès.

Le VIH n’est pas comme les autres virus : en atteignant le système immunitaire, il prend le contrôle des cellules T-CD4, qui ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu’un virus se présente. Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit, laissant le patient vulnérable à de nombreuses pathologies normalement bénignes.

Diagnostic et dépistage du VIH

Le diagnostic est facile à établir et surtout, primordial : il se fait par une simple analyse biologique sur un prélèvement de sang. Plus le dépistage est rapide par rapport à la date de contamination, plus il permet à la personne de bénéficier d'un traitement efficace.

L'espérance de vie d'une personne atteinte de VIH mais prise en charge rapidement se rapproche ainsi de celle de la population générale et le risque de transmettre le virus diminue.

Le test sanguin réalisé en laboratoire permet de détecter les anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 ainsi qu'un antigène du virus nommé P24.

Grâce au dispositif "Au labo sans ordo", les dépistages du VIH sont possibles gratuitement sans ordonnance ni rendez-vous dans les laboratoires à Paris et dans les Alpes-Maritimes. Ce dispositif sera étendu à toute la France début 2022. En attendant, vous pouvez également vous faire dépister gratuitement dans les CeGIDD, en pharmacie par autotest, et dans les laboratoires sur ordonnance médicale, pouvant être délivrée par téléconsultation.

Prévention du VIH

Voici quelques moyens de prévention, selon les risques présentés :

  • Le préservatif pour protéger les rapports sexuels : l'utilisation du préservatif est un moyen efficace, accessible et répandu pour se protéger du VIH. Certains préservatifs sont remboursés par l’Assurance Maladie et peuvent être prescrits par ordonnance par votre médecin.

  • Du matériel propre et stérile pour les usagers de drogues par voie intraveineuse : ces personnes ne doivent utiliser que leur matériel personnel, et en aucun cas partager ni aiguille, ni seringue, ni cuillère, ni eau, ni produit, ni filtre.

  • Dépisté tôt, le traitement antirétroviral pris de manière efficace par le patient réduit la charge virale et permet d’empêcher la transmission du virus vers le partenaire et l’enfant chez les femmes enceintes séropositives.

  • Et pour éviter à une personne séropositive de transmettre le virus à son enfant, les femmes enceintes séropositives doivent prendre un traitement spécifique pour réduire fortement (à moins de 2%) le risque de transmission du VIH à leur enfant.

  • La PrEP (Prophylaxie Pré-exposition) consiste à prendre un médicament pour réduire le risque de contracter le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).

Ce traitement s’adresse aux personnes de plus de 15 ans qui n’ont pas le VIH mais sont exposées à des risques de contamination réguliers. Il s’agit de la prise d’un médicament en prévention de l’infection. Elle peut être prise de manière continue (tous les jours à heure fixe avec un renouvellement d’ordonnance tous les trois mois) ou à la demande (avant et après un rapport sexuel). Si le protocole est respecté, la PrEP rend les chances de contamination presque inexistantes.

C’est un outil complémentaire à la stratégie de prévention de l’infection par le VIH. Il ne remplace donc en aucun cas les autres outils de prévention tels que le préservatif ou les dépistages. À ce jour, le préservatif reste l’outil le plus efficace pour se protéger contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST), La PrEP ne protège d’ailleurs aucunement des autres IST. Néanmoins, selon les premières études, l'efficacité de la PrEP s'approche de 100 % à Paris, avec zéro infection des personnes suivies entre 2017 et 2018, selon l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

La prescription de la première prise de PrEP se fait nécessairement dans un service hospitalier spécialisé dans la prise en charge du VIH ou dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD).

Quand devriez-vous consulter un médecin ou vous faire dépister ?

De manière générale, le dépistage VIH est une étape importante pour vous protéger le plus tôt possible si vous avez contracté le VIH, et protéger vos partenaires.

Si vous avez des questions concernant le VIH ou d’autres IST, si vous pensez avoir eu des conduites à risque concernant le VIH, vous devriez consulter un médecin.

Il existe un traitement d’urgence pour se protéger du VIH/sida appelé traitement post-exposition. Il dure 4 semaines et réduit considérablement le risque de contamination. Pour en bénéficier, il faut se rendre dans les 4 heures et au plus tard dans les 48 heures au service des urgences le plus proche, si possible avec votre partenaire.

Un médecin évaluera le risque pris et l’intérêt de prescrire le traitement. Ce traitement peut provoquer des effets secondaires et n’élimine pas totalement le risque de contamination.

Comment Livi peut vous aider ?

Le médecin sur Livi peut évaluer votre situation vis-à-vis du VIH et des IST.

Il pourra vous prescrire un dépistage qui est le seul moyen de vérifier si vous êtes infecté/e.

Il pourra aussi vous donner des informations concernant le traitement, vous orienter vers un spécialiste ou vers une structure d’urgence si besoin.

Conseil médical validé par :

Dr. César Ancelle-Hansen

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