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SANTÉ DES FEMMES

Boule dans le sein : faut-il s’inquiéter ?

Conseil médical validé par :

Direction médicale de Livi France

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Que faire lorsque l’on découvre par hasard une masse ou une boule au niveau du sein ? Cela peut vous inquiéter, mais rassurez-vous : toutes les grosseurs au sein ne sont pas forcément des cancers. Les médecins sur Livi vous expliquent les causes possibles.

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Est-il normal de ressentir une boule dans le sein ?

Il est possible que vous découvriez une boule ou une masse en vous regardant dans la glace ou au cours d’un auto-examen des seins. L’apparition de boules ou petites masses dans les seins est assez fréquente et la plupart du temps soumise aux variations hormonales. C’est pourquoi, elle est plus fréquente au moment de la puberté puis variable au cours du cycle hormonal de la femmes de 35 à 50 ans. Ces grosseurs sont bénignes dans la plupart des cas. En revanche, l’apparition de grosseurs après la ménopause est plus préoccupante, car les femmes ne subissent plus de changements hormonaux majeurs, et il faut donc en rechercher la cause.

Parmis les grosseurs courantes qui ne doivent pas vous inquiéter, on retrouve les fibroadénomes, touchant plutôt les jeunes femmes entre la fin de l'adolescence et le début de la vingtaine. Plus tard, ces nodules correspondent plus souvent à des kystes dont la taille varie au cours du cycle menstruel, ils sont également bénins et ne nécessitent aucun traitement.

Quand faut-il s'inquiéter d’une boule dans le sein ?

Lorsque ces boules ou grosseurs apparaissent après la ménopause ou qu’elles sont accompagnées d’autres anomalies comme une variation de l'aspect ou de la couleur de la peau, un écoulement mammaire, etc., elles peuvent être suspectes et il est important de les faire examiner. De manière générale, il est préférable de consulter un médecin si vous remarquez tout changement au niveau de vos seins, ne serait-ce que pour vous rassurer.

Les antécédents familiaux de tumeurs mammaires sont-ils inquiétants ?

On estime qu’environ 5 % des cancers du sein seraient liés à une prédisposition génétique. Cela ne veut pas dire que toute boule apparaissant chez une femme ayant des antécédents familiaux de cancer du sein est un cancer, mais il est dans ce cas important de consulter un médecin pour s’en assurer.

Quelles sont les principales causes des grosseurs du sein ?

La découverte d'une zone d'épaississement du tissu mammaire ou d'une grosseur dans le sein peut faire penser immédiatement au pire, mais la plupart des masses du sein ne sont pas synonymes de cancer. Cependant, seul l’examen des tissus réalisé après une biopsie permet de vérifier que la tumeur n’est pas dangereuse. Si vous palpez un nodule, il est donc recommandé de consulter votre médecin, mais également de ne pas vous affoler en sachant que la plupart du temps ces masses ont d’autres origines. Voici sept causes possibles d'une grosseur dans les seins.

Votre cycle menstruel

Tout comme le reste de votre corps, vos seins réagissent aux fluctuations hormonales pendant votre cycle menstruel. Par exemple, de nombreuses femmes remarquent que leurs seins sont naturellement plus gros, plus sensibles et même denses environ une semaine avant leurs règles. Ce phénomène est tout à fait normal et ne doit pas vous inquiéter.

Fibroadénomes

Les fibroadénomes sont des tumeurs bénignes. C’est l'affection mammaire bénigne la plus courante chez les femmes de moins de 25 ans. Une femme peut présenter un seul ou plusieurs fibroadénomes qui peuvent affecter un ou les deux seins. Ces fibroadénomes sont constitués de tissu fibreux et glandulaire, sont fermes et caoutchouteux au toucher, indolores et se déplacent facilement sous la peau. Le fibroadénome n'est pas affecté par les variations hormonales liées aux menstruations mais peut grossir lorsqu'une femme est enceinte ou qu'elle allaite. Afin de confirmer le diagnostic, un médecin peut vous prescrire une échographie ou une mammographie. À la suite de ces examens, le professionnel de santé consulté peut décider de laisser les fibroadénomes en place ou de les enlever chirurgicalement si les résultats de la biopsie ne sont pas clairs ou si la tumeur grossit.

Changements fibrokystiques du sein

Les changements fibrokystiques du sein, aussi appelés mastose sclérokystique ou fibrose kystique du sein, sont des affections bénignes courantes. Elles se manifestent chez 50 à 80 % des femmes. Ces fibroses sont plus fréquentes chez les femmes en âge de procréer, généralement dans la trentaine ou la quarantaine, mais peuvent affecter les femmes de tout âge. Vous pouvez les reconnaître lors d’une auto-palpation mammaire : elles créent des masses bosselées dans la partie supérieure externe du sein. Les fibroses peuvent parfois s’accompagner de douleurs, d’une sensibilité accrue ou d’une sensation de lourdeur dans le sein, ou encore d’un écoulement du mamelon. La taille et la sensibilité des masses peuvent varier au fil du cycle menstruel, et les symptômes sont souvent plus importants avant ou pendant les menstruations. Le traitement varie en fonction de la gêne que les fibroses engendrent : on peut vous conseiller de porter un soutien-gorge à meilleur maintien, vous prescrire de simples médicaments pour apaiser la douleur, ou encore une contraception orale pour réguler vos changements hormonaux. Une chirurgie peut éventuellement être envisagée pour retirer une grosseur mammaire trop importante.

Papillomes intracanalaires

Les papillomes intracanalaires sont des tumeurs bénignes et donc non cancéreuses. Ils sont plus fréquents chez les femmes âgées de 35 à 55 ans, et peuvent également être observé chez l’homme. Ils ressemblent un peu à des verrues et se développent dans les canaux lactifères des seins. Vous pouvez sentir leur présence lors d’un auto-examen : ils prennent la forme d’une petite bosse derrière ou à côté du mamelon. Les papillomes peuvent provoquer un écoulement clair ou sanglant du mamelon, ainsi que des douleurs dans certains cas rares. Avoir un papillome n'augmente généralement pas le risque de cancer du sein, mais ce dernier peut augmenter si vous en avez plusieurs, si vous les développez à un âge précoce, si le papillome contient des cellules anormales ou encore si vous avez des antécédents familiaux de cancer. On peut les enlever lors d’une intervention chirurgicale, et le risque de récidive est peu élevé.

Tumeurs phyllodes

Ces tumeurs se développent en forme de feuille, d‘où leur nom de “phyllode” signifiant "feuille" en grec. Elles s’apparentent aux fibroadénomes mais ont tendance à se produire chez les femmes de plus de 40 ans. La plupart de ces tumeurs sont bénignes et n'augmentent pas le risque de cancer du sein ; cependant, elles doivent être entièrement retirées si elles se développent de façon incontrôlable, mais cela reste assez rare : les tumeurs phyllodes malignes ne représentent qu’1% de toutes les tumeurs mammaires. Après examen, ces tumeurs peuvent être retirées lors d’une chirurgie, ainsi qu’une partie du tissu entourant la tumeur afin de réduire les risques de récidive. Si la tumeur est cancéreuse, le traitement nécessite une tumorectomie, c’est-à-dire une ablation de la tumeur, ou une mastectomie dans les cas les plus graves, qui consiste à retirer la totalité du sein.

Cytostéatonécrose

Également appelée nécrose graisseuse ou adipeuse du sein, la cytostéatonécrose est la conséquence d’un traumatisme et donc d’une cicatrice dans le sein. Elle peut apparaître à la suite d’un coup, d’une chirurgie ou de radiations au niveau du sein. Sous l'effet d’un problème de vascularisation des tissus, une nécrose entraîne la formation d’un kyste ou d’une tuméfaction dure dans la région de la cicatrice. Ces entités peuvent être confondues avec un cancer du sein. Cependant ne paniquez pas car la cytostéatonécrose est bénigne, disparaît en général d’elle-même et ne nécessite pas de traitement. Si vous pensez présenter ce type de lésion, n’hésitez pas à consulter un médecin : il pourra vous prescrire des examens complémentaires comme une échographie, une mammographie ou une biopsie, et peut avoir recours à la chirurgie pour l’enlever si la biopsie n’a pas permis de confirmer le diagnostic, ou encore si le kyste commence à s’étendre ou devient douloureux.

Cancer du sein

Enfin, une boule ou masse dans le sein peut être le principal symptôme du cancer du sein. Il existe différents types de cancers mammaires qui n’évoluent pas de la même manière. Les cellules cancéreuses peuvent rester dans le sein mais peuvent aussi se propager vers d’autres organes. C’est pourquoi il est important d’être vigilant face à tout changement. La plupart du temps, un cancer du sein peut mettre des mois, voire des années à se propager. Mais savoir de quoi il s’agit, apprendre à connaître son corps et ses éventuels changements permet une détection précoce du cancer du sein et une meilleure prise en charge médicale. Le carcinome canalaire infiltrant (CCI) est le type de cancer du sein le plus courant chez les femmes : il représente 70 à 80% des cancers du sein diagnostiqués. Afin de bénéficier du traitement optimal et d’augmenter les chances de réussite face à la maladie, il est important de consulter un médecin rapidement.

Que devez-vous faire si vous détectez une grosseur dans le sein ?

Par mesure de précaution, toute grosseur dans les seins doit être examinée par un médecin généraliste ou un gynécologue. Si la grosseur est là depuis longtemps et a tendance à changer de taille avec le temps, les médecins recommandent d'observer le comportement de la tumeur pendant un cycle menstruel complet pour voir son évolution au cours de ce cycle. Si elle persiste plus de 6 semaines ou vous semble très ferme lors d’un auto-examen, alors il faut l'évaluer. Par mesure de précaution, toute boule qui se développe dans le sein chez les femmes ménopausées doit être examinée par un médecin, que ce soit votre médecin traitant, un gynécologue-obstétricien ou un spécialiste des maladies du sein.

Comment diagnostiquer la cause d’une boule au sein ?

Le diagnostic passe d’abord par un examen clinique des seins : lors d’une consultation physique, le médecin va observer leur forme, leur symétrie et leur couleur, ainsi que la présence ou non d'une inflammation. Puis il va palper les deux seins l'un après l'autre. Cet examen des seins est minutieux, mais il ne dure que quelques minutes. Chaque sein est palpé avec le plat de la main afin de détecter toute masse suspecte, puis le médecin palpe aussi les mamelons et les aisselles. Suite à cet examen et si le médecin l’estime nécessaire, il pourra vous prescrire une échographie et/ou une mammographie de contrôle. Sachez qu’en France, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à faire une mammographie tous les 2 ans (ou plus dans certaines situations, notamment selon certains antécédents familiaux). Le dépistage est organisé par l’Assurance Maladie et est totalement gratuit. Suite à ces examens, si un cancer du sein est suspecté, on pratiquera une biopsie pour examiner les cellules prélevées dans votre sein et déterminer si elles sont cancéreuses. Si le diagnostic de cancer du sein est confirmé, des examens seront nécessaires pour confirmer le stade et la classification du cancer, ainsi que la meilleure méthode de traitement.

Comment traite-t-on une boule dans le sein ?

En effet, le traitement d'une grosseur mammaire dépend de la cause de celle-ci. S'il s'agit d'un simple kyste, il est possible de le surveiller en effectuant des échographies ou des examens physiques régulièrement, sans qu’il soit obligatoire de le retirer s’il est indolore. Si votre médecin l’estime plus prudent, il est possible de l’aspirer.

Les fibroadénomes peuvent également être surveillés sans opération nécessaire s’ils sont de taille raisonnable. Le médecin peut toutefois recommander une intervention chirurgicale si leur taille est supérieure à 3 centimètres de diamètre ou si cela provoque des douleurs. Les fibroadénomes sont généralement retirés en effectuant de petites incisions placées à des endroits discrets afin de ne pas trop impacter l’aspect visuel des seins.

Les autres grosseurs suspectes feront l'objet d’un examen plus poussé, comme une biopsie, une échographie ou une mammographie pour déterminer la nature de la tumeur et ainsi décider du meilleur traitement à suivre.

Qui consulter en cas de boule au sein ?

Si vous constatez la présence d’une grosseur lors d’un auto-examen ou remarquez d'autres signes qui vous inquiètent, consultez votre médecin traitant ou votre gynécologue. Si ces derniers ne sont pas disponibles, faites appel à un médecin sur Livi. Il pourra vous écouter, vous conseiller sur la façon de pratiquer un auto-examen mammaire, ou encore vous procurer une ordonnance pour des examens complémentaires si nécessaire.

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Sur Livi, un médecin généraliste ou un gynécologue peut vous accompagner dans le dépistage du cancer du sein.
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alimentation grossesse
Santé des femmes – 31 mai 2022 
Quelle alimentation adopter lors de la grossesse ?
L’alimentation d’une femme enceinte doit être variée et équilibrée car lors de la grossesse, manger équilibré contribue à la stimulation de votre système immunitaire ainsi qu’à celui de votre enfant. Que consommer et en quelle quantité quand on est enceinte ? Quels sont les aliments à privilégier et ceux à écarter ? Les médecins sur Livi vous répondent. Pourquoi est-il important de bien s’alimenter durant la grossesse ? L’alimentation durant la grossesse permet non seulement de renforcer le système immunitaire de la mère ainsi que celui de l’enfant, pour lutter efficacement contre les virus et les bactéries, mais aussi d'éviter les carences et d’apporter à bébé tout ce dont il a besoin pour bien se développer. Privilégier une alimentation saine permet également de diminuer les risques de diabète gestationnel, d'atténuer les maux de la grossesse, et de maintenir le contrôle sur la prise de poids de la mère. Quels sont les risques d’une mauvaise alimentation lorsqu'on est enceinte ? Le système immunitaire de la maman durant la grossesse peut être affaibli. Il est donc primordial de mettre en place les bons réflexes pour se protéger de différentes pathologies. Diabète gestationnel Le diabète gestationnel est un type de diabète qui apparaît pour la première fois pendant la grossesse. Il se caractérise par un taux de sucre élevé qui peut avoir un impact sur la santé de la mère (hypertension artérielle gravidique et pré-éclampsie, décollement du placenta, risque accru de césarienne, ou encore un diabète récidivant lors des futures grossesses voire persistant après l’accouchement) ainsi que sur la santé de l’enfant : poids excessif à la naissance (macrosomie foetale), accouchement prématuré, retard de croissance du foetus, hypoglycémie, risque de développement d’un diabète de type 2 ou d’une obésité infantile plus tard dans la vie. Accouchement prématuré Les médecins considèrent qu’une naissance est prématurée lorsqu’elle a lieu avant la 37e semaine de grossesse, et un accouchement prématuré peut avoir des conséquences importantes sur le nourrisson. Une alimentation riche en fruits et légumes et pauvre en viande rouge aideraient les femmes à mener leur grossesse à terme et dans de bonnes conditions. Quels aliments consommer lors de la grossesse ? Manger sainement tout en se faisant plaisir n’est pas impossible, même si vous êtes enceinte. Voici les apports recommandés pendant la grossesse et les aliments à privilégier afin d’avoir un régime alimentaire équilibré : viande, poisson, œufs et lait, pour faire le plein de protéines ; huiles, graines et poissons gras apportent des lipides ; fruits et légumes frais pour leur forte teneur en vitamines ; légumineuse, fruits oléagineux et chocolat noir pour leur apport en minéraux. Bon à savoir : il n’y a pas de fruits interdits pendant la grossesse ! Vous pouvez donc en consommer tous les jours. Gardez cependant en tête que la teneur en fructose de certains fruits peut vite combler votre apport journalier en sucre. Enfin, même si vous n’êtes pas enceinte mais avez un projet de grossesse, votre médecin vous prescrira de l’acide folique (vitamine B9) avant même la conception. L’acide folique, aussi appelé folates, est essentiel à la croissance de votre bébé et joue un rôle important dans le bon développement du système nerveux de l’embryon pendant les premières semaines. On peut trouver de l’acide folique dans les fruits et légumes frais ou en conserve ou surgelés (épinards, cresson, mâche, melon, noix, pois chiches, châtaignes, pissenlit, levure), mais ces apports sont insuffisants pour le bon développement de l’enfant. En cas de projet de bébé, votre médecin ou votre sage-femme vous prescrira donc un complément en vitamine B9 si possible avant la conception (au moins 4 semaines avant) et jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée. Quels sont les aliments à éviter lors de la grossesse ? Même si vous en raffolez, certains aliments sont interdits pendant votre grossesse à cause des risques qu’ils représentent pour la santé de votre bébé. Prévenir la listériose C’est une maladie due à la bactérie Listeria et dont le mode de transmission est souvent alimentaire. Afin de prévenir la listériose, il est important d’éviter de consommer les aliments suivants durant la grossesse : le lait cru (non pasteurisé), les fromages au lait cru (non pasteurisé) ainsi que ceux ayant une croûte au lait cru et tous les fromages à pâte persillée ; le fromage râpé industriel, les fromages à la coupe, la croûte des fromages ; la charcuterie en gelée et à la coupe, le foie gras, les rillettes ou le pâté, mais aussi la charcuterie et les viandes crues ou fumées ; les coquillages crus, les poissons crus ou fumés (sushi, sashimi…), les œufs de poisson (tarama, surimi,...) ; Les graines germées crues (soja). Attention également : cette bactérie résiste à la congélation, donc les aliments crus même congelés ne sont pas recommandés. Il est également nécessaire de laver soigneusement les légumes et les herbes, de faire bien cuire les aliments d’origine animale et de bien recuire jusqu’à ébullition les produits achetés prêts à consommer de type traiteur. Il est également important de conserver séparément les aliments crus et cuits, de consommer rapidement les restes et les plats réchauffés, de nettoyer souvent puis désinfécter au vinaigre blanc le plan de travail et le réfrigérateur ainsi que de se laver les mains le plus souvent possible. Prévenir la toxoplasmose Cette maladie due à un parasite présent dans la terre peut se retrouver sur les végétaux ou la viande. L’hygiène est donc essentielle à la prévention de la toxoplasmose. Une prise de sang effectuée au début de la grossesse peut vous apprendre si vous êtes immunisée ou non contre cette maladie. Si ce n’est pas le cas, vous devez suivre les conseils suivants : ne mangez aucune viande crue (sauf congelée au moins 20 jours à -20°), la cuisson doit être supérieure à 65°C ; ne mangez pas de viande marinée, fumée, salée ou grillée ; évitez de consommer des moules, des huîtres ou tout autre mollusque crus ; lavez minutieusement à l’eau claire les crudités, la salade, les plantes aromatiques et les fruits (il n’est cependant pas nécessaire d’employer de l’eau vinaigrée) ; lors des repas en dehors du domicile (au restaurant ou chez des amis), évitez la consommation de crudités et préférez les légumes cuits et la viande bien cuite. Il est également nécessaire de bien se laver les mains, les ustensiles de cuisines et les plans de travail avant et après la manipulation d’aliments à risque et de nettoyer une fois par moi le réfrigérateur au vinaigre blanc. Bon à savoir : le four à micro-ondes ne détruit pas mieux le parasite que les autres modes de cuisson. Enfin, si vous souhaitez jardiner pendant votre grossesse, portez des gants pour manipuler la terre ou les outils de jardin, mais également pour changer la litière du chat ; il est d’ailleurs préférable d’éviter tout contact avec les chats pendant cette période. Les autres aliments à éviter Il est également préférable d’éviter de consommer ces aliments durant la grossesse : les abats et le foie, ou les produits à base de foie (pâtés…) ; le soja : trop de soja peut nuire au bon développement de votre enfant car il contient des phytoœstrogènes (hormones végétales) suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Il est donc conseillé de ne pas consommer plus d’un aliment à base de soja par jour pendant la grossesse ainsi que l’allaitement ; toutes les préparations à base d’œuf cru ou pas suffisamment cuits (sauces, mayonnaise, mousse au chocolat, tiramisu…) ; les produits enrichis en phytostérols et stanols, comme la margarine ; les aliments ultra-transformés (riches en additifs, conservateurs, matières grasses et sucres cachés) ; les édulcorants (notamment l’aspartame). certains poissons à forte teneur en substances toxiques (mercure, méthylmercure, polychlorobiphényles…) tels que l’espadon ou le requin ; certaines boissons, telles que le café et le thé sont à limiter (pas plus de 300 g de caféine par jour) ; l’alcool est quant à lui à proscrire tout au long de la grossesse et pendant l’allaitement. Faut-il plus s’alimenter lors de la grossesse ? Il est normal et même nécessaire de prendre du poids lorsqu’on est enceinte. En revanche, il n’est pas forcément nécessaire de manger plus : vous pouvez plutôt mieux répartir vos repas au cours de la journée (5 collations plutôt que 3 repas par exemple), ou vous octroyer un goûter sain, qui vous permettra de calmer vos éventuelles fringales jusqu’au repas du soir. La prise de poids recommandée dépend du poids de la femme avant la grossesse, de la présence d’un ou plusieurs enfants, et de la présence ou non de pathologie chez la femme enceinte. Les médecins recommandent une prise de poids de 9 à 12 kg en moyenne au cours d’une grossesse car cela favoriserait une grossesse et un accouchement sans complications de même qu’un retour plus aisé au poids antérieur. Cependant, la prise de poids peut différer d’une grossesse à l’autre et d’une femme à l’autre. L’essentiel du gain de poids s’explique par toutes les transformations qui ont lieu dans le corps de la femme pour qu’elle puisse mettre un enfant au monde : ce qui compte le plus pour la femme enceinte n’est pas de surveiller le poids gagné au fil des semaines mais d’avoir une alimentation équilibrée et de rester active dans les limites des possibilités de chaque femme. Le médecin ou la sage-femme responsable de votre suivi de grossesse vous proposera de vous pesez régulièrement afin de contrôler votre prise de poids. Si vous êtes en surpoids avant le début de grossesse, un suivi médical est nécessaire en raison d'un risque plus élevé de diabète gestationnel et/ou d’hypertension. De même, il est fortement recommandé de ne pas pratiquer d'automédication et de demander un avis médical avant toute prise de complément alimentaire.
maux de grossesse
Santé des femmes – 25 mai 2022 
Maux du début de la grossesse
Lors du premier trimestre de la grossesse, le corps se transforme et vit un véritable chamboulement. Au cours de ces premiers mois, vous pouvez être touchée par différents maux dits “de grossesse”. Bien que la plupart soient bénins, certains peuvent être invalidants. Chaque grossesse est différente ! Peut-être que vous ressentirez plusieurs de ces symptômes (la liste ci-dessous n’est malheureusement pas exhaustive), ou aucun si vous avez de la chance. En tout cas, ils ne sont pas des indicateurs du bon déroulé de votre grossesse ou de l’état de santé du fœtus. Les nausées Près de 80 % des femmes enceintes traversent une période de nausées, qui s’arrête généralement autour de la 16ème semaine d’aménorrhée. S’il n’y a pas de recette miracle, vous pouvez quand même tester les astuces suivantes : fractionnez vos repas : pour éviter les nausées, il est conseillé d’avoir le ventre ni trop plein, ni trop vide tout au long de la journée. N’oubliez pas de bien vous hydrater ; évitez de manger trop gras mais surtout écoutez-vous ! Si un aliment vous révulse, ne vous forcez pas, suivez vos envies ; misez sur le gingembre : il est pour certaines un véritable allié durant cette période. Vous pouvez le consommer sous toutes ses formes : râpé, cuisiné, en infusion, et même en gélules ; essayez l’acupuncture : c’est est une alternative qui a fait ses preuves pour lutter contre les nausées du premier trimestre. Sachez d’ailleurs qu’il existe des sages-femmes acupunctrices ; reposez-vous ! La fatigue et le stress favorisent l’apparition de nausées. Quotidien, charge mentale, travail… Essayez d’identifier les leviers sur lesquels vous pouvez agir et les personnes qui peuvent vous soutenir. Si vous avez tout essayé et que ce symptôme s’avère trop handicapant, un traitement médicamenteux peut vous être proposé par un professionnel de santé. Certaines femmes connaissent également des vomissements très importants qui génèrent une perte de poids, des difficultés à s’alimenter, des carences ou encore des vertiges. Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, consultez rapidement votre sage-femme, votre médecin traitant, ou rendez-vous aux urgences de votre maternité. Il peut s’agir d’une pathologie de la grossesse appelée hyperémèse gravidique. La constipation Outre les nausées, un autre mal peut venir perturber votre confort digestif : la constipation. En effet, la grossesse s’accompagne de modifications hormonales, comme une augmentation de la progestérone. Cette dernière a un effet relaxant sur les fibres de l’intestin ce qui entraîne un ralentissement du transit. Ballonnements ou constipation peuvent dès lors s’inviter dans votre grossesse. Quelques bonnes habitudes peuvent vous aider à limiter ces troubles : comme pour les nausées, une bonne hydratation (2 litres d’eau par jour) est nécessaire. Favorisez une eau riche en magnésium, idéale pour lutter contre la constipation et la fatigue ; les fruits et légumes riches en fibres (fruits secs, légumineuses) et céréales complètes (riz, pain, avoine…) ont des effets régulateurs du transit qui pourront vous aider ; se retenir d’aller aux toilettes favorise la constipation. Essayez si cela est possible de vous rendre aux toilettes dès que le besoin s’en fait sentir ; gardez une activité physique régulière et adaptée à votre grossesse. Le simple fait de marcher davantage peut améliorer votre transit intestinal. De la même manière qu’un traitement peut être mis en place pour pallier les nausées et les vomissements, des médicaments peuvent soulager une constipation trop sévère. Le sommeil Les somnolences au cours de la journée ainsi que la modification des rythmes de sommeil sont elles aussi liées à l’augmentation de la progestérone, qui a un effet sédatif. Pour autant, le sommeil des femmes enceintes est souvent altéré en début de grossesse : nausées, reflux, envie fréquente d’uriner, sont autant de causes qui peuvent perturber vos nuits. Voici nos conseils pour un repos de qualité : instaurez des rituels : horaires fixes du coucher, arrêt des écrans, lecture, méditation guidée… encore une fois, soyez à l’écoute des signaux envoyés par votre corps : ne luttez pas lorsqu'apparaissent les premiers signes de fatigue (bâillements, paupières lourdes...) ; dépensez-vous avec une activité physique adaptée et si votre emploi du temps le permet. Octroyez-vous également 20 minutes de repos au cours de la journée. Ces premiers mois peuvent être éprouvants. Ne ressentez aucune culpabilité si vous supportez difficilement ces maux de grossesse. Ne négligez pas non plus les impacts psychologiques qu’ils peuvent avoir. Si votre expérience du premier trimestre est mitigée, ou difficile, n’ayez pas honte d’en parler à vos proches ou à un professionnel de santé. *Cet article vous est proposé par notre partenaire MaySanté. MAY est une application de e-santé qui vous accompagne dans votre parentalité et le bien-être de vos enfants. Sur MAY, des professionnels de la santé de l’enfant répondent à vos questions 7j/7.* Maysanté