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MÉDECINE GÉNÉRALE

Quels sont les bienfaits liés à l'arrêt de l'alcool ?

Conseil médical validé par :

Direction médicale de Livi France

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Nous ne sommes pas sans savoir que l’alcool a de nombreux effets sur l’organisme. Mais que se passe-t-il vraiment quand on arrête d’en consommer ?

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Quel est l’effet de l’alcool sur votre organisme et que se passe-t-il quand vous arrêtez d’en consommer ?

Nous savons tous que l’alcool a de nombreux effets sur l’organisme. Mais que se passe-t-il vraiment quand on arrête d’en consommer ?

Ce n’est pas un secret : l’abus d’alcool nuit à la santé. Outre la gueule de bois du lendemain matin, l’alcool peut affecter tant la santé physique que la santé mentale.

À long terme, boire trop d’alcool peut augmenter le risque de cancer, de démence, de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Il est également prouvé que l’alcool peut altérer la mémoire et réduire la fertilité.

La bonne nouvelle, c’est que certains effets néfastes de l’alcool sont entièrement réversibles et que la réduction ou l’arrêt de votre consommation d’alcool a des bienfaits évidents pour votre santé. Ces derniers sont bien souvent visibles en l’espace d’une seule semaine. Si vous craignez pour votre santé, le moment est idéal pour une prise de conscience et pour revoir votre consommation d’alcool.

Comment savoir si ma consommation d’alcool nuit à ma santé ?

Il n’est pas toujours simple de se rendre compte que notre consommation d’alcool est excessive. Passée la sensation de gueule de bois, il est difficile de savoir ce qui se passe à l’intérieur de notre organisme avant que cela ne pose véritablement un problème. Sachez que si vous consommez régulièrement plus de 14 unités d’alcool par semaine (1 unité d’alcool est égale à 10 grammes d’alcool, soit un verre), des effets négatifs apparaîtront avec le temps.

Heureusement, il existe de nombreuses façons de réduire sa consommation d’alcool. Vous pouvez par exemple vous fixer dans la semaine des jours sans alcool, ou encore réduire la taille de votre verre afin de respecter les recommandations des professionnels de santé.

Combien de temps l’alcool reste-t-il dans mon organisme ?

Quand vous consommez de l’alcool, ce dernier se diffuse rapidement dans votre circulation sanguine pour irriguer toutes les parties de votre corps, notamment votre cerveau, votre foie, vos reins et vos poumons.

L’alcool restera plus ou moins longtemps dans l’organisme selon votre sexe, votre taille, votre âge, la fréquence de votre consommation et selon que vous ayez mangé ou non.

L'alcool présent dans votre organisme est décomposé par le foie, qui le métabolise grâce à une enzyme particulière. Il faut compter environ 1 heure pour qu’une seule unité d’alcool quitte votre organisme. Par conséquent, si vous avez consommé 8 verres de bière ordinaire (soit 2 unités d’alcool chacun) et que vous avez arrêté de boire à minuit, l’alcool restera dans votre organisme jusqu’à environ 16 heures le lendemain.

Que se passe-t-il si j'arrête toute consommation d'alcool ?

Si vous réduisez ou arrêtez totalement votre consommation d’alcool, vous constaterez de nombreux bienfaits à court et long terme.

Après 1 semaine :

Votre sommeil s’améliore.

Une idée fausse circule selon laquelle l’alcool améliore le sommeil. En effet, l’alcool peut vous aider à vous endormir, mais votre sommeil paradoxal, essentiel pour rester en bonne santé, sera moins réparateur.

Après 1 semaine sans alcool, votre cycle de sommeil paradoxal reviendra à la normale. Vous vous sentirez plus reposé et remarquerez une amélioration de votre humeur et de votre fonction cognitive. Il se peut même que vos rêves soient plus importants, ou que vous recommenciez tout simplement à rêver.

Votre peau peut paraître en meilleure santé.

Quand l’organisme métabolise l’alcool, il libère un sous-produit appelé acétaldéhyde qui est ensuite décomposé en un produit moins toxique pour être éliminé de l’organisme. En effet, l’acétaldéhyde est toxique pour les tissus. Il provoque une déshydratation et augmente le risque d’altération des tissus cutanés avec l'éclatement de petits vaisseaux sanguins.

En réduisant votre consommation d’alcool, vous remarquerez que l’état de votre peau s’améliore, notamment si vous souffrez de rougeurs comme celles provoquées par la couperose. Selon une étude, une consommation accrue d’alcool est associée à un risque de couperose plus élevé chez la femme.

Après 1 mois :

Il vous semblera plus facile de maintenir un poids sain.

L’alcool est riche en calories, mais n’apporte aucun nutriment. Un seul verre de vin standard équivaut à 133 calories, tandis qu’un verre de bière en compte jusqu’à 239. Ces calories « vides » sont converties en réserves de graisse qui viendront se fixer au niveau de votre taille.

Après 1 mois de réduction de votre consommation, votre organisme commencera à perdre l’excédent de graisses que vous avez acquis.

Les dommages sur votre foie seront inversés.

Les effets de l’alcool peuvent entraîner une maladie du foie gras, appelée stéatose hépatique. Une des principales fonctions du foie est d’éliminer les toxines de l’organisme, mais il joue également de nombreux autres rôles utiles au bon fonctionnement de notre corps. Le foie doit travailler plus intensément pour décomposer l’alcool. Le fait d’avoir un foie gras peut réduire sa capacité à accomplir des fonctions vitales, et peut donc engendrer une grande fatigue.

Après seulement 2 semaines d’abstention, votre foie commence à se régénérer et dans les 4 à 8 semaines suivant l’arrêt de votre consommation, votre foie peut être complètement rétabli. Cela dépendra simplement de votre consommation d’alcool et de l’état de votre foie au départ.

Votre santé mentale peut s’améliorer.

Alors que dans un premier temps, l’alcool peut augmenter votre confiance en vous et réduire vos angoisses, sur le long terme, il peut vous rendre plus vulnérable à divers troubles de la santé mentale, comme la dépression et l’anxiété, ou les aggraver si vous en souffrez déjà. L’alcool peut perturber l’équilibre chimique de votre cerveau, affecter vos pensées, vos sentiments et votre comportement.

Après 4 semaines, votre humeur commencera à s’améliorer et vous remarquerez que vous êtes plus résilient au quotidien.

Après 1 an :

Votre tension artérielle diminue.

Une consommation excessive et régulière d’alcool peut augmenter votre tension artérielle. L’hypertension artérielle accroît le risque de maladies cardiovasculaires, car elle exerce une pression sur le muscle cardiaque. Selon une étude, même une consommation d’alcool légère à modérée augmenterait la pression artérielle et ainsi le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Après une année d’abstention, la tension artérielle diminue, tout comme le risque d’accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque.

Votre mémoire s’améliore.

L’alcool peut affecter le bon fonctionnement de votre hippocampe, partie du cerveau qui stocke les informations et constitue la mémoire. Une consommation excessive d’alcool peut également causer d’autres lésions cérébrales et augmenter le risque de démence.

La recherche laisse toutefois entendre que lorsque vous arrêtez l’alcool, certaines des lésions cérébrales causées par une consommation de longue date peuvent s’inverser.

Comment réduire sa consommation d’alcool ?

Renoncer à l’alcool peut s’avérer difficile, mais les bénéfices en valent la peine. Voici quelques conseils pour vous aider dans cette démarche :

  • Restez hydraté(e) en alternant alcool et eau ou boisson gazeuse ;
  • Veillez à ne pas boire d’alcool plusieurs jours dans la semaine ;
  • Faites savoir à votre famille et à vos amis que vous souhaitez diminuer votre consommation pour qu’ils vous encouragent et vous soutiennent ;
  • Optez pour une boisson moins forte (volume en %) et optez pour un verre de vin plus petit qu’à l’accoutumée ;
  • Définissez-vous un budget maximal à consacrer à votre consommation d’alcool.

Quand faut-il en parler à un médecin ?

Si vous avez du mal à réduire votre consommation d’alcool, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Vous pouvez également prendre rendez-vous si :

  • Votre relation à l’alcool vous inquiète ;
  • Votre consommation d’alcool provoque des disputes avec votre famille, vos amis ou vos collègues ;
  • Vous ne pouvez pas dire non à l’alcool ;
  • Vous devez boire davantage pour les mêmes effets ;
  • Vous avez du mal à vous endormir.

Vous avez du mal à réduire votre consommation d’alcool ?

Vous souhaitez diminuer votre consommation d'alcool ? Sur Livi, consultez un médecin spécialisé et obtenez des conseils afin de vous accompagner dans votre sevrage.
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Brûlure au premier degré Les symptômes d’une brûlure au premier degré sont : des rougeurs causées par une vasodilatation des vaisseaux cutanés superficiels de la peau ; une douleur ; une sensation de chaleur ; une potentielle desquamation (peau qui pèle). Brûlure au au second degré superficiel Les symptômes d’une brûlure au second degré superficiel sont : une peau rosée ; une douleur avec prurit (démangeaisons) ; une sensation de chaleur ; une desquamation de la peau ; des gonflements ; des cloques contenant un liquide clair (phlyctènes). Brûlure au second degré profonde Les symptômes d’une brûlure au second degré profonde sont : des douleurs intenses causées par la destruction de l’épiderme et du derme superficiel ; la peau est rouge claire à blanche ; les cloques sont rompues. Dans le cas d’une brûlure au second degré profonde, il est urgent de consulter un professionnel de santé. L’exposition au soleil peut chez certaines personnes avoir des conséquences irréversibles sur la santé telles qu’une réaction allergique ou des cancers cutanés. Dans les cas les plus graves, les UVB peuvent s’avérer mortels. Pourquoi faut-il se protéger ? Les rayons du soleil peuvent avoir des effets destructeurs sur la peau allant de l'érythème solaire à l’accélération du vieillissement cutané et dans les cas les plus graves, ils peuvent mener aux cancers cutanés. Cancer de la peau L'exposition solaire est le premier facteur de cancers cutanés (65.000 cas chaque année en France). En effet, près de 70 % des mélanomes (la forme la plus grave de cancer de la peau) seraient dus à l’exposition solaire. À titre préventif, réalisez des auto-examen de votre peau, de vos grains de beauté ou repérez les nouvelles tâches pouvant apparaître sur votre épiderme. Répétez l’opération plusieurs fois par an, notamment si vous êtes une personne à risque. L'auto-examen doit être réalisé à l’aide d’un miroir en pied afin d’avoir une vision globale du corps (dos inclus). N’oubliez pas de lever les bras. Pour détecter un éventuel changement de forme, de couleur, de taille ou d’épaisseur de vos grains de beauté, n’hésitez pas à les prendre en photo. Cela vous permettra de garder une trace et de vous rendre compte plus facilement d’un changement potentiel. En cas de risque de cancer de la peau, de modifications visibles lors de votre auto-examen, ou d’apparition de tâches nouvelles, prenez rendez-vous avec un dermatologue. Les personnes à risque (ayant des antécédents de cancer de la peau familial ou personnel, personnes immunodéprimées, personnes ayant de nombreux grains de beauté...) doivent dans l’idéal avoir un examen avec un dermatologue au moins une fois dans leur vie, la fréquence recommandée des prochains examens sera donnée par le dermatologue (habituellement une fois par an). Chez l’enfant La peau des enfants est fragile et nécessite une attention particulière. Des règles supplémentaires sont à mettre en place quant à l’exposition des tout petits au soleil : évitez les expositions au soleil avant 17h et équipez-vous d’un parasol pour rester au maximum à l’ombre afin de limiter les risques liés aux coups de chaleur ou de soleil ; appliquez une protection solaire SPF 50 à votre enfant toutes les deux heures et après chaque baignade ou faites lui porter un t shirt anti-UV ; équipez-le d’un chapeau et de lunettes de soleil avec un indice de protection « UV 400 » ou « 100 % UV protection » ; faites boire votre enfant autant que possible pour limiter les risques de déshydratation. Que faire en cas de coup de soleil ? En cas de brûlures au premier degré ou au second degré superficielle, vous pouvez apaisez vous-même le coup de soleil en adoptant les bons gestes : arrêtez toute exposition au soleil dès lors que la brûlure apparaît. Si cela n’est pas possible, couvrez votre peau avec des vêtements larges en coton et utilisez une protection solaire avec SPF 50 pour protéger votre épiderme (visage et corps) ; hydratez-vous un maximum en buvant abondamment de l’eau ; dans la mesure du possible, ne consommez pas d’alcool, afin d’éviter une potentielle déshydratation ; nettoyez les zones touchées par le soleil avec un savon doux ; surveillez votre température corporelle afin de vous assurez que vous ne souffrez pas d’une insolation ; si vous avez des maux de tête, prenez du paracétamol en respectant les dosages indiqués. Si vous constatez une desquamation, n’arrachez pas les peaux mortes. En cas d’apparition de petites cloques, ne les percez en aucun cas. Combien de temps dure un coup de soleil ? La durée d’un coup de soleil est variable en fonction du degrés occasionné par la brûlure : Une brûlure au premier degré, sans cloques, guérit en moyenne en une semaine et ne laisse par la suite aucune marque sur la peau. Si la brûlure est plus intense, elle évolue vers une desquamation (peau qui pèle). Une brûlure au deuxième degré superficiel avec cloques, cicatrise spontanément en deux semaines sans séquelle majeure. Elle peut cependant laisser des taches foncées, qui disparaîtront avec le temps. Une brûlure au deuxième degré profond peut mettre jusqu’à un mois avant de guérir totalement. Des cicatrices peuvent apparaître. Comment ne pas peler ? Après un coup de soleil, il est possible que la peau souffre de desquamation, autrement dit, qu’elle pèle. La desquamation s’accompagne généralement de déshydratation. L’équilibre entre les lipides et l’eau se rompt, incitant ainsi l’organisme à accélérer l’élimination des cellules mortes. La couche supérieure de la peau (l’épiderme) se détache alors sous forme de squames fins afin qu’une autre couche de peau se régénère à la place. Il est possible d’éviter ce phénomène en adoptant des gestes simples. Exfoliez votre peau avant une exposition au soleil en effectuant un gommage corporel. Le gommage permet d’éliminer les peaux mortes et vient ainsi purifier la peau. Appliquez une protection solaire avec SPF (idéalement 50) avant chaque exposition et répétez l’application toutes les heures pour protéger votre peau des rayons UV. Hydratez votre peau chaque jour avec un soin nourrissant (baume, crème, huile, lait) pour nourrir intensément votre peau. Si vous avez attrapé un coup de soleil, appliquez une crème indiquée dans le traitement des érythèmes secondaires, des brûlures du premier et du second degré et toute autre plaie cutanée non infectée sur la zone brûlée. Utilisez de l’aloe vera si vous souhaitez apaiser votre peau. Grâce aux lipides et aux minéraux qu'il contient, l'aloe vera a une action anti-inflammatoire et protectrice. Si toutefois votre peau pèle, pas de panique : cette phase de régénération épidermique ne dure que quelques jours. Comment éviter les coups de soleil ? S’exposer au soleil n’est pas sans risque. Afin d’éviter les coups de soleil, il est indispensable : d'appliquer une protection solaire avec SPF (idéalement 50) toutes les deux heures et après chaque baignade. Évitez également les huiles bronzantes qui ne protègent pas des rayons UV ; d’éviter les expositions entre 12h et 16h. C’est en effet sur cette plage horaire que les rayons ultraviolets (UV) sont les plus intenses engendrant ainsi coup de soleil, insolation et déshydratation ; de limiter le temps d’exposition pour protéger votre peau et l’aider à se régénérer ; de s’hydrater pour maintenir votre corps à la bonne température et éviter la déshydratation. Quand faut-il consulter ? Si vous souffrez d’une brûlure au premier ou au second degré superficiel, et si cette dernière est peu étendue, vous pouvez vous-même la prendre en charge. En revanche, en cas de brûlure au second degré profond, il est indispensable de consulter rapidement un médecin. Sur Livi, des médecins généralistes sont disponibles 7j/7 de 7h à minuit.