vaginite

Vulvovaginite atrophique

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Conseil médical validé par:

Direction médicale de Livi France

Conseil médical validé

La vulvo vaginite atrophique correspond à une inflammation au niveau de la vulve et du vagin. Elle est secondaire à la ménopause et apparaît suite à la chute des hormones oestrogènes ayant pour conséquences, entre autres, une sécheresse et une atrophie vulvo-vaginale.

Symptômes de la vulvovaginite atrophique

Un inconfort avec démangeaisons et picotements au niveau vulvo-vaginale sont le plus souvent présents. Ils peuvent être accompagnés de :

  • Sensations de brûlures ;

  • Douleur lors des rapports sexuels ;

  • Troubles urinaires comprenant douleurs, fuites ou encore infections à répétition.

Causes de la vulvovaginite atrophique

La ménopause signe l’arrêt du fonctionnement des ovaires, principales sources des hormones de type oestrogènes. Les oestrogènes agissent sur beaucoup de tissus de l’organisme féminin.

Au niveau génital, ces hormones améliorent la prolifération et la qualité des muqueuses vaginales et de la peau des organes génitaux. Elles ont également un rôle au niveau des voies urinaires. La chute de ces hormones au moment de la ménopause va entraîner l’atrophie de la muqueuse vaginale et une diminution des sécrétions à ce niveau expliquant la sécheresse vaginale.

Au niveau vulvaire, on constate une perte des tissus graisseux et une modification de la qualité de la peau qui s'amincit et se fragilise. La vessie devient moins réactive et sa composition se modifie expliquant les troubles urinaires.

Traitement de la vulvovaginite

Plusieurs types de traitement peuvent vous être proposés.

Certains traitements non hormonaux permettant le soulagement des symptômes sont disponibles en pharmacie sans ordonnance.

D’autres comme les traitements hormonaux locaux, ayant pour but à la fois le soulagement et de limiter l’évolution des symptômes, doivent vous être prescrits par un médecin.

Quand devriez-vous consulter ?

Il vous est conseillé de consulter lorsque les symptômes de la vulvo-vaginite atrophique entraînent une gêne dans votre vie quotidienne. Un traitement approprié permettra le soulagement des symptômes mais préviendra également leur aggravation à long terme.

Consultez au plus vite en cas de pertes vaginales anormales et de signes d’infection urinaire.

Comment Livi peut vous aider ?

Les médecins sur Livi pourront établir le diagnostic de vulvo-vaginite dans le contexte de ménopause.

Dans le cas où le diagnostic de ménopause est connu, ils peuvent vous conseiller et vous prescrire un traitement local.

Dans le cas où la ménopause n’a pas été diagnostiquée avec certitude ou devant des signes de complications, il vous réorienterons vers une consultation spécialisée de gynécologie.

Questions fréquemment posées sur la vulvovaginite

La vulvovaginite peut avoir différentes causes. Les vulvovaginites infectieuses, les plus fréquentes, incluent :

  • La vulvovaginite bactérienne, souvent due à un déséquilibre de la flore vaginale, se manifeste par des pertes abondantes avec une odeur désagréable et parfois une modification de couleur, sans démangeaison significative

  • La vulvovaginite fongique, principalement causée par le champignon Candida albicans, entraîne des démangeaisons importantes, des pertes épaisses et blanchâtres (comme du lait caillé).

  • La vulvovaginite parasitaire, bien que plus rare, peut être provoquée par des parasites comme Trichomonas vaginalis et se caractérise par des pertes mousseuses, verdâtres ou jaunes, avec une odeur forte et une irritation.

Enfin, il existe aussi des vulvovaginites non infectieuses, déclenchées par des irritants ou des allergènes (produits d’hygiène, lubrifiants, lessives) qui entraînent rougeurs et inconfort, sans pertes anormales.

Une vulvovaginite aiguë survient de manière soudaine et intense, souvent en réponse à une cause identifiable (infection, irritant, déséquilibre hormonal). Les symptômes, bien que gênants, disparaissent généralement avec un traitement adapté.

En revanche, la vulvovaginite chronique est une forme récurrente ou persistante, évoluant sur plusieurs semaines, voire mois. Elle peut être causée par un déséquilibre répété de la flore vaginale, des maladies auto-immunes (comme le lichen plan ou scléreux) ou des traitements prolongés qui fragilisent les muqueuses vaginales (antibiotiques, corticoïdes).

Un suivi gynécologique régulier est essentiel pour identifier la cause sous-jacente et prévenir les récidives.

Certaines habitudes de vie peuvent favoriser l’apparition de vulvovaginites. Le port prolongé de vêtements serrés ou synthétiques peut créer un environnement chaud et humide, propice au développement d’infections fongiques.

Une hygiène intime excessive ou inadaptée, comme l’utilisation de douches vaginales, de savons parfumés ou agressifs, peut perturber la flore vaginale. Les rapports sexuels fréquents sans protection, notamment avec des partenaires multiples, augmentent aussi le risque d’infections.

Enfin, le stress chronique, une alimentation déséquilibrée (riche en sucres) et l’usage prolongé d’antibiotiques ou de contraceptifs hormonaux peuvent déséquilibrer la flore vaginale, la rendant plus vulnérable.

L’alimentation joue un rôle crucial dans le maintien de l’équilibre de la flore vaginale. Une alimentation riche en probiotiques présents notamment dans les yaourts nature, le kéfir ou la choucroute, peut renforcer la flore.

Les aliments riches en fibres, comme les légumes, les fruits et les céréales complètes, favorisent la santé digestive qui est directement liée à l’équilibre de la flore vaginal. Réduire la consommation de sucres raffinés et d’aliments transformés peut également limiter la prolifération des levures, notamment de Candida albicans.

Enfin, une bonne hydratation contribue au maintien de l’élasticité et de l’hydratation des muqueuses. Les compléments alimentaires contenant des lactobacilles peuvent aussi être recommandés en prévention, notamment après un traitement antibiotique.

Une vulvovaginite qui persiste malgré un traitement adapté, ou qui récidive fréquemment, peut être le signe d’une pathologie sous-jacente. Les infections sexuellement transmissibles (IST) comme la chlamydia ou la gonorrhée, peuvent se manifester par des symptômes similaires et nécessitent un dépistage et un traitement spécifiques.

Des troubles métaboliques, comme le diabète mal contrôlé, augmentent aussi la susceptibilité aux vulvovaginites fongiques. Chez les femmes ménopausées, une atrophie vaginale due à une carence en œstrogènes peut entraîner des symptômes semblables à une vulvovaginite, nécessitant un traitement hormonal local.

Enfin, certaines maladies auto-immunes ou inflammatoires comme le lichen scléreux peuvent provoquer des irritations chroniques de la vulve. Une consultation spécialisée est indispensable pour déterminer la cause exacte et adapter le traitement.

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