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Addiction

Qu'est-ce que l’addiction ?

L’addiction est définie par une dépendance à une substance ou à une activité. Les drogues, comme l'alcool, l'héroïne et la cocaïne, sont souvent les premières substances qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on évoque l’addiction. Mais d'autres, comme la nicotine, la marijuana et les analgésiques délivrés sur ordonnance, peuvent également créer une dépendance. Il en va de même pour certains comportements et activités, comme les jeux de hasard et le sexe.

Qu’il s’agisse d’une substance ou d’une activité, la dépendance implique dans les deux cas un état de manque en son absence, ainsi qu’une perte de contrôle, la consommation se poursuivant même si elle cause du tort. Cela peut entraîner des problèmes relationnels, professionnels, scolaires, financiers ou de santé.

À quoi peut-on être dépendant ?

Une dépendance peut concerner une substance ou un comportement.

Substances

Les substances potentiellement addictives peuvent être :

  • l’alcool ;
  • le tabac ;
  • le cannabis ;
  • la cocaïne ;
  • le sucre ;
  • l’ecstasy et les amphétamines ;
  • la ketamine ;
  • l’héroïne et autres opiacés ;
  • les médicaments psychotropes ;
  • les colles, solvants.

Les comportements et activités suivantes peuvent causer une dépendance :

  • les jeux vidéo ;
  • le sport ;
  • les jeux d'argent ;
  • le sexe ;
  • la pornographie ;
  • le travail ;
  • les achats compulsifs.

Vous ressentez une dépendance vis à vis d'une substance ou d'un comportement ?

Sur Livi, consultez un médecin généraliste ou un psychiatre capable de vous accompagner dans la prise en charge de votre addiction.
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Quelles sont les causes de l’addiction ?

La dépendance n'est pas due à une faiblesse ou à un manque de volonté. Il s'agit plutôt d'une maladie chronique, impliquant des changements dans le cerveau. Des milliards de cellules nerveuses, ou neurones, communiquent entre eux grâce à des messagers chimiques, appelés neurotransmetteurs. Ces messagers sont libérés par un premier neurone pour venir se fixer sur un neurone récepteur. En cas de dépendance, ce processus de communication est perturbé au niveau du circuit cérébral de la récompense.

Lorsqu’un individu consomme une substance ou s’adonne à certains comportement, un neurotransmetteur, la dopamine, est libérée en grande quantité. Cela active le circuit cérébral de la récompense dont les récepteurs sont submergés, provoquant l'euphorie ressentie. Pour maintenir cette sensation, l’individu prend la substance ou adopte le comportement à l’origine de cette euphorie, encore et encore. Le cerveau finit par changer et s'adapter, et il faut alors consommer davantage pour obtenir la même sensation. C'est ce qu'on appelle la tolérance ou l’accoutumance.

Quels sont les symptômes de la dépendance ?

Il n'est pas toujours facile de faire la différence entre avoir une passion et le fait d’être dépendant. Mais ces trois éléments devraient vous aider à savoir si vous souffrez d’une addiction : la présence de pensées obsessionnelles en rapport avec la substance ou l’activité, l'impression de ne pas pouvoir s'arrêter, et le fait de continuer à consommer cette substance ou à faire cette activité malgré les conséquences négatives sur votre vie.

De plus, en cas de dépendance, l'arrêt de la substance ou du comportement en question provoque un syndrome de sevrage dont les symptômes seront variables, par exemple des nausées, des tremblements, une dépression ou une forte anxiété.

Quels sont les risques liés à la dépendance ?

Les risques liés à la dépendance sont différents et variables en fonction de la substance ou de la pratique objet de la dépendance. Ils sont le plus souvent importants et graves. On retrouve :

  • les risques pour la santé mentale : trouble de la mémoire et de la concentration, déformation de la réalité, nervosité, agressivité, deshinibition, anxiété, dépression, risque de suicide ;
  • les risques physiques : perte de vigilance et réflexes à l’origine de chute et d’accidents de la circulation, maladies cardio-vasculaires, maladies du foie, transmission du VIH, décès ;
  • les risques sociaux : isolement social pouvant aller jusqu’à la marginalisation, violence envers autrui.

Ces risques sont décuplés par la consommation de plusieurs substances, appelées polyconsommation.

Qu'est-ce qui peut conduire à l’addiction ?

Une personne peut commencer à utiliser une substance ou une pratique pour s'intégrer. D'autres fois, c'est pour soulager une douleur physique ou psychique, par exemple à la suite d'une expérience traumatisante ou d’un problème de santé mentale. Parfois encore, la simple recherche de sensations fortes peut être à l’origine d’une addiction. La dépendance est également liée au fonctionnement du cerveau, qui n’est pas le même pour tous.

Qui sont les personnes les plus à risque d’être addict ?

Les adolescents sont particulièrement vulnérables à la dépendance. La zone de leur cerveau ayant pour rôle de contrôler les impulsions, appelé cortex préfrontal, n'est pas complètement développé à cette période de la vie, ce qui les rend plus enclins aux comportements à risque. La consommation de substances peut causer des dommages durables à leur cerveau en développement. Les personnes anxieuses, introvertis, dépressives ou amateurs de sensations fortes sont également plus à risque d’addiction.

Pourquoi la dépendance peut-elle affecter les adolescents ?

Bien que chaque situation de dépendance soit différente, il y a généralement trois éléments qui entrent en jeu.

Le stress et la pression

Lorsqu'on interroge les adolescents, ils répondent que la principale raison pour laquelle ils consomment de la drogue est la pression et le stress de l'école. D’autres évènements comme une rupture amoureuse, le décès d’un proche, un abus ou une maladie peuvent plonger l’adolescent dans un profond désarroi et le pousser à trouver refuge dans la consommation de substances.

L’environnement familial

En écho au point précédent, certains adolescents doivent également faire face au stress de la maison : négligence affective, maltraitance, divorce, autoritarisme ou son contraire, maladie ou décès d'un membre de la famille, problèmes d'argent ou autres défis. Une addiction présente chez un autre membre de la famille peut favoriser l’initiation à l’usage de substances à risque. Des parents accaparés par d’autres problèmes peuvent ne pas se rendre compte que leur adolescent a besoin d’aide ou encore ne pas savoir comment l’aider à surmonter les épreuves de la vie. Les adolescents souffrant de dépression ou d'anxiété sociale peuvent développer une image négative injustifiée d'eux-mêmes et d’autres souffrances face auxquelles les parents se retrouvent désarmés.

La génétique

Un autre ingrédient de la dépendance est une certaine chimie cérébrale. Certaines personnes, en raison de la façon dont leur cerveau traite les informations, deviennent plus facilement dépendantes. Vous pouvez attribuer cela à votre arbre généalogique, autrement dit à la génétique. La susceptibilité génétique ne doit pas nécessairement être présente pour qu'un adolescent développe une dépendance, mais elle peut augmenter les probabilités.

Il n'est pas nécessaire que ces trois éléments soient présents pour qu'une dépendance apparaisse. Un seul élément, s'il est suffisamment fort, peut conduire un adolescent sur la voie de la dépendance. Si vous pensez que votre enfant pourrait faire usage de substances, parlez-en avec lui. Vous pouvez aider votre enfant en vous montrant à l'écoute, en lui apprenant à gérer son stress de manière saine et en encadrant ses activités.

Existe-t-il un traitement contre l’addiction ?

Comme toute autre maladie, la dépendance peut être traitée avec succès. Le plus souvent, le traitement nécessite l’aide d’un thérapeuthe, complété par un traitement médicamenteux et une prise en charge sociale. Cette prise en charge peut être longue (plusieurs mois), voire très longue (plusieurs années).

Le sevrage

La première étape est le sevrage. Pour certaines personnes et certains produits, cela peut impliquer une désintoxication sous surveillance médicale afin de soulager les effets physiques du sevrage, parfois mortels.

Une aide médicamenteuse

Certaines personnes peuvent bénéficier de médicaments qui rétablissent une fonction cérébrale normale, diminuent l'état de manque, aident au maintien de l’abstinence ou traitent des problèmes de santé mentale coexistants.

La thérapie

La thérapie peut aider à modifier les attitudes et les comportements liés à la dépendance. Les approches courantes comprennent la thérapie cognitivo-comportementale, l'entretien motivationnel, ou encore une psychothérapie familiale de soutien ou de groupe.

Les groupes de soutien

Les groupes de soutien et organisations d’entraide, comme les Alcooliques anonymes, sont une ressource importante de conseils, d'aide et d'encouragements pour les personnes en cours de sevrage ou sevrées, ainsi que pour leur entourage, famille et amis.

Quel traitement suivre ?

Il n'existe pas d'approche unique pour se rétablir durablement d'une dépendance. Chacun développe sa dépendance pour des raisons biologiques, psychologiques et sociales qui lui sont propres. Les dommages causés par la dépendance sont également spécifiques à chaque individu.

Un traitement réussi intègre de multiples composantes ciblant des aspects particuliers de la maladie et de ses conséquences.

Dans le cadre de l’addiction, le plus important est la relation de confiance instaurée avec un professionnel de santé capable de vous accompagner et de vous guider vers la prise en charge qui convient le mieux à votre situation.

Que peut faire Livi pour vous ?

Sur Livi, consultez un médecin généraliste ou un psychiatre en ligne qui saura vous conseiller et vous accompagner dans le traitement de votre addiction. Bénéficiez également d’un traitement en cas de besoin.