Herpès génital: prévention, causes et traitements

Les conseils des médecins LIVI pour se prémunir et traiter l'herpès génital

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible due principalement au virus herpes simplex type 2 (HSV2) et parfois au virus herpes simplex type 1 (HSV1).Ces virus, très contagieux, se transmettent par contact direct lors des rapports sexuels génitaux ou oro-génitaux. Ils se manifestent par l'apparition au niveau des organes génitaux, mais également au niveau du périnée et des fesses, de bouquets de vésicules douloureux.

Comme pour l'herpès labial, l’histoire de l’herpès génital est constituée par une infection initiale, dite primo infection, suivie d’épisodes de récurrences survenant à une fréquence très variable d’un individu à l’autre. En effet, une fois contracté le virus reste présent dans l’organisme à vie, endormi dans des ganglions nerveux. Il se réveille sous l’influence de facteurs favorisants comme le stress, la fatigue, les changements hormonaux, un déficit immunitaire.

La primo-infection par l'herpès génital est symptomatique dans ⅓ des cas seulement. Elle se présente dans un premier temps sous la forme d’une éruption de vésicules sur fond rouge, au niveau de la vulve mais aussi parfois du périnée et des fesses. Ces lésions vont vite s’ulcérer et se recouvrir d’un enduit blanchâtre. Leur cicatrisation peut prendre quelques semaines. La douleur de ce premier épisode d’herpès génital est généralement intense et peut s’accompagner de fièvre, de malaise et de troubles urinaires.

Les épisodes de récurrences débutent typiquement par des brûlures, des picotements ou des démangeaisons. Ces symptômes précèdent de quelques heures l’apparition d’un ou plusieurs bouquets de vésicules. Les douleurs sont moins importantes et la durée des lésions, 7 à 10 jours, moins longue que lors de la primo-infection.

A savoir:
L’herpès génital peut être responsable d'herpès chez le nouveau-né lorsqu’il survient chez la femme enceinte au dernier trimestre. La contamination se fait généralement au moment de l’accouchement par contact direct entre le nouveau-né et les lésions.

C’est une infection grave pouvant entraîner la mort en cas de forme disséminée ou de graves séquelles en cas d’atteinte cérébrale seule.
Un traitement antiviral s’impose chez la femme enceinte présentant une poussée d'herpès génital. Une césarienne peut être pratiquée en cas de lésions au moment de l’accouchement.

Le virus herpès simplex de type 2 (HSV2) est responsable de 60 à 80% des herpès génitaux, les 20 à 40% restant sont dus à l'herpès simplex de type 1 (HSV1). En théorie, HSV1 touchait le haut du corps alors que le bas du corps était réservé à HSV2, mais la pratique de plus en plus fréquente des rapports sexuels oro-génitaux a conduit à des échanges de localisation entre les deux virus.

Les virus HSV1 et HSV2 sont très contagieux et se transmettent par contact direct avec les muqueuses ou la peau d’un sujet excrétant du virus lors d’une première infection, d’un épisode de récurrence ou encore à l’occasion d’une excrétion virale asymptomatique. Ces excrétions de virus inapparentes expliquent malheureusement la possibilité de transmission en l’absence de tout symptôme clinique.

En cas de première infection, la durée de sécrétion virale est en moyenne de 8 jours. Elle se réduit à 2 à 4 jours lors des récurrences.
Lors de la primo-infection, le virus se multiplie au niveau de la porte d’entrée, avant d’atteindre les terminaisons nerveuses sensitives qui lui permettront d’être transporté jusqu’au ganglion nerveux, où il reste à vie. Sous l’influence d’un stimuli (fatigue, stress, règles, baisse de l’immunité) le virus endormi se réactive, chemine en sens inverse le long des voies nerveuses sensitives pour atteindre le territoire cutané, où il se multiplie à nouveau pour donner les lésions des récurrences.

Les facteurs de risques d'infection à HSV2 sont:

  • Le sexe féminin,
  • La précocité du premier rapport,
  • Des antécédents de maladies sexuellement transmissibles,
  • Un nombre importants de partenaires sexuels.

Lors de la première infection par herpès génital, un traitement antiviral oral sera prescrit pendant 10 jours associé à un traitement contre la douleur et des soins locaux (lavage des lésions à l’eau et au savon puis séchage soigneux des muqueuses) afin d’éviter une surinfection des lésions par une bactérie.

Le traitement des épisodes de récurrence fait appel aux médicaments antiviraux oraux pendant 5 jours. Ils seront d’autant plus efficaces qu’ils sont administrés dans les 48h suivant les premiers symptômes. C’est pourquoi votre médecin peut vous remettre une ordonnance d’antiviral à utiliser en cas de poussée.

En cas de récurrences fréquentes (plus de 6 fois par an), un traitement préventif au long court par antiviral oral peut être instauré.

Un bilan de dépistage des maladie sexuellement transmissibles vous sera systématiquement proposé lors de la primo-infection d’herpès génital.

Il convient d’informer votre ou vos partenaires sexuels de la présence d’une poussée d’herpès génital.

Prévention:

  • Lavez-vous les mains après avoir touché les lésions.
  • Evitez les rapports sexuels pendant les poussées identifiées.
  • Si vous êtes sujet à l’herpès génital, nous vous conseillons l’utilisation du préservatif lors des rapports sexuels en dehors des poussées afin de prévenir la contamination du ou de vos partenaires en cas d'excrétion asymptomatique du virus.

Dès l’apparition des premiers symptômes, brûlures, picotements, si possible avant même l’apparition des vésicules.

  • Consulter en urgence en cas de:
  • Grossesse en cours,
  • Poussées étendues et inhabituelles,
  • Forte fièvre associée,
  • Déficit immunitaire.

Nos médecins Livi peuvent faire le diagnostic d'herpès génital et vous prescrire un traitement adapté ainsi que les tests de dépistages des maladies sexuellement transmissibles.

En cas d'herpès atypique ou de déficit immunitaire, ils vous orienteront vers une consultation physique.