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Crampes : causes et traitement

Bien connue et redoutée par les sportifs, la crampe correspond à une contraction soudaine, involontaire, intense et douloureuse d’un ou plusieurs muscles. Elle dure de quelques secondes à plusieurs minutes et cède à l’étirement forcé du muscle touché.

On distingue les crampes, dites idiopathiques, survenant chez des personnes en bonne santé, exceptionnellement spontanément, plus souvent dans certaines conditions: sommeil, grossesse et pratiques sportives, des crampes dites symptomatiques, apparaissant suite à des maladies ou à la prise de certains médicaments.

Environ un tiers des personnes de plus de 60 ans connaît l’expérience douloureuse des crampes nocturnes au niveau des jambes, les femmes plus que les hommes. 5 à 10% en souffrent toutes les nuits. 30 à 50% des femmes présentent des crampes au cours du dernier trimestre de la grossesse.

Chez le sportif les crampes apparaissent plus volontier lors d’un effort long et intense.

Le phénomène de crampes idiopathiques touche le plus souvent les muscles du mollet (environ 80% des cas) suivi par les muscles du pied.

En cas de crampes idiopathiques, cas le plus fréquent, la pathologie est caractérisée par la survenue d’une douleur intense suite à la contraction involontaire du muscle.
Ce dernier est alors dur au toucher.

Classiquement, la crampe affecte le muscle d’un seul côté du corps. Sa durée ne doit pas excéder 10 minutes en l’absence d’intervention et cède normalement lors de la réalisation de l’étirement forcé du muscle “crampé”. Chez le sportif, elle impose l’arrêt immédiat de l’effort.

La crampe peut être précédée et/ou suivie de phénomènes à type de fasciculations musculaires modérées.

Dans le cas des crampes idiopathiques, l’ensemble des mécanismes responsables n’est pas encore élucidé. La crampe résulterait d’une excitabilité anormale de neurones situés dans le muscle entraînant un ordre excessif de contraction.

La cause de cette stimulation neuronale anormale pourrait être liée aux perturbations locales engendrée par la fatigue musculaire, la déshydratation, des causes génétiques, des anomalies de vascularisation ou encore la présence d’un muscle “raccourci”.

Concernant les crampes symptomatiques, elles sont retrouvées entre autres dans :

  • les maladies du système nerveux central et périphérique (maladie de parkinson, sclérose latérale amyotrophique)
  • les maladies musculaires (myopathies)
  • les maladies cardiovasculaires
  • les maladies hépatiques (cirrhose)
  • les maladies endocriniennes et métaboliques (diabète, maladie de la thyroïde)
  • certaines intoxications et prises médicamenteuses
  • certains troubles psychiatriques

La prise en charge optimale de la crampe reste à ce jour non médicamenteuse et consiste en l’étirement forcé du muscle touché accompagné d’un éventuel massage et d’une hydratation en fonction du contexte.

Le seul traitement médicamenteux ayant démontré une efficacité est la quinine mais ses effets secondaires parfois graves (troubles auditifs et visuels, troubles digestifs, chute du taux de plaquettes, trouble du rythme cardiaque) incitent à la plus grande prudence quant à son utilisation.

Une supplémentation en magnésium peut être utile en particulier chez le sportif souvent carencé.

Lors de la survenue de la crampe :

  • Arrêter immédiatement l’effort en cas d’activité physique en cours
  • Réaliser un étirement forcé du muscle touché
  • Masser le muscle

Pour prévenir les crampes :

Si vous êtes sportifs :

  • effectuez une préparation physique progressive adaptée
  • hydratez-vous suffisamment et adaptez votre hydratation en fonction de l’intensité de l’effort et des conditions climatiques
  • adaptez votre alimentation à votre entraînement (apports en glucides suffisants, alimentation riche en magnésium)
  • réalisez des étirements réguliers

Si vous souffrez de crampes nocturnes :

  • étirez quotidiennement les muscles en cause avant de vous coucher
  • hydratez vous bien tout au long de la journée
  • évitez la station debout prolongée durant la journée

Des études ont montré que beaucoup de personnes souffrant de crampes n’en parlent pas à leur médecin, les considérant comme bénignes. S’il est vrai que le phénomène est le plus souvent tolérable, votre médecin pourra s’assurer que vos crampes sont bien de nature idiopathique et non secondaires à une pathologie sous jacente ou à un médicament par exemple. Il pourra également vous conseiller.

Consulter au plus vite en cas de :

  • crampes diffuses ou localisées ailleurs qu’au niveau des membres inférieurs
  • crampes touchant les deux côtés du corps
  • crampes associées à des troubles neurologiques (faiblesse musculaire, trouble de la sensibilité, douleur persistante)
  • crampes ne disparaissent pas rapidement à l’étirement

Nos médecins LIVI pourront faire le diagnostic de crampes typiques bénignes et vous aider dans leur prise en charge. Ils vous orienteront vers une consultation physique pour un examen clinique, en cas de doute sur une cause pathologique.

Mis en ligne le :
8 août 2019
Conseil médical validé par :
Dr. Céline Guyomar,