Colique Néphrétique – comment la soulager ?
Conseil médical validé par:
Direction médicale de Livi France
Vous faites partie des 10% d'hommes, ou 5% de femmes, qui ont souffert d'une colique néphrétique ? On parle d'une douleur très intense et brutale dans la région lombaire et abdominale. Le problème se situe le plus souvent dans les voies urinaires. Découvrez tout ce qu'il faut savoir à propos de la colique néphrétique.
Définition de la colique néphrétique
La colique néphrétique est une douleur due au blocage des voies urinaires. Elle est souvent secondaire à la présence de petits calculs.
On compte environ 2 millions de personnes ayant des calculs urinaires en France et, chaque année, on estime que 5 à 10 % provoquent des coliques néphrétiques.
On estime que près de 10 % des hommes et 5 % des femmes ont souffert ou souffriront de coliques néphrétiques au moins une fois dans leur vie.
Le diagnostic de colique néphrétique peut être particulièrement difficile à faire pendant la grossesse.
Symptômes de la colique néphrétique
La colique néphrétique est une douleur intense de la région lombaire et abdominale, survenant d'un seul côté.
C’est une douleur intense brutale qui peut parfois s’accompagner de nausées et vomissements. La douleur de la colique néphrétique est souvent qualifiée de frénétique car il n’existe aucune position qui la soulage. La présence de fièvre ou de frissons sont des signes d’urgence.
Causes de la colique néphrétique
La douleur résulte de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil urinaire en amont d’une obstruction, quelle qu’en soit la cause.
La colique néphrétique lithiasique, liée à un calcul urinaire, représente 75 à 80 % des causes de coliques néphrétiques. Le reste des causes est représenté par des compressions externes des voies urinaires.
Le calcul est, le plus souvent, situé au niveau des voies urinaires, puis il se déplace, traverse la vessie puis l'urètre pour être évacué dans les urines, soit spontanément, soit après traitement.
Traitement de la colique néphrétique
Le traitement de la douleur de colique néphrétique doit être entrepris d’emblée car cette douleur est souvent très intense. Il est adapté à chaque cas avec une association de traitement antalgique et anti-inflammatoire.
Une hospitalisation est nécessaire, en urgence, dans les formes graves de coliques néphrétiques (grossesse, infection associée, rein unique…)
Si le calcul n'est pas évacué, un traitement urologique est nécessaire avec endoscopie des voies urinaires
Les calculs urinaires peuvent s'évacuer spontanément surtout s'ils sont petits. Afin de pouvoir analyser le calcul, il est demandé au patient de récupérer le ou les calculs en urinant dans un récipient jusqu'à évacuation.
Le but du traitement est donc de soulager les douleurs, d’évacuer le calcul et surtout d’éviter la récidive des crises.
Quand devriez-vous consulter ?
Si vous présentez une colique néphrétique, vous devez bénéficier d’un avis médical.
Vous devez consulter en urgence si :
La colique néphrétique s'accompagne de fièvre, de frissons et d'un mauvais état général ;
Vous êtes enceinte ;
Vous souffrez de pathologie rénale ou des antécédents de maladies touchant l'appareil urinaire.
Ce que Livi peut faire pour vous
Si vous consultez un médecin sur Livi, en cas de suspicion de colique néphrétique, il vous orientera vers la prise en charge la plus adaptée.
Questions fréquemment posées sur la colique néphrétique
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer une colique néphrétique. Les antécédents familiaux de calculs urinaires, une alimentation riche en sel, en protéines animales ou en oxalates, ainsi que la déshydratation sont des facteurs de risque bien connus.
De plus, les personnes souffrant de certaines affections comme le diabète, l’hypertension ou les troubles métaboliques (hypercalciurie, hyperoxalurie) peuvent être plus susceptibles de développer des calculs urinaires. Les hommes sont également plus souvent touchés, particulièrement entre 30 et 50 ans.
Après une crise de colique néphrétique, il est essentiel de prendre des mesures pour éviter la formation de nouveaux calculs urinaires. Cela inclut l’augmentation de la consommation d’eau pour favoriser l’évacuation des minéraux dans les urines, la réduction de la consommation de sel et de protéines animales, ainsi qu’un suivi médical régulier.
Dans certains cas, des médicaments peuvent être prescrits pour prévenir la formation de calculs en fonction de la composition du calcul qui s’est formé. Il est aussi recommandé de modifier son alimentation en limitant les aliments riches en oxalates, comme les épinards et les produits à base de soja.
Oui, la grossesse peut compliquer le diagnostic et le traitement des coliques néphrétiques. Les symptômes de la colique néphrétique, tels que la douleur abdominale et lombaire, peuvent être confondus avec ceux de changements physiologiques liés à la grossesse.
De plus, la compression des voies urinaires par l’utérus en expansion peut aggraver les douleurs. Si vous êtes enceinte et présentez des symptômes de colique néphrétique, il est important de consulter en urgence afin de recevoir une prise en charge adaptée et sécuritaire pour la mère et le bébé.
Il est possible de posséder des calculs urinaires sans éprouver de douleur. Cela dépend souvent de la taille et de la position du calcul. Si le calcul est petit et ne cause pas d’obstruction significative dans les voies urinaires, il peut être éliminé sans provoquer de symptômes.
Par contre, lorsqu’un calcul bloque les voies urinaires ou se déplace, cela peut entraîner une douleur intense et aiguë. Certaines personnes peuvent également avoir des calculs urinaires sans le savoir, car ils ne présentent pas de symptômes flagrants.
Si la colique néphrétique n’est pas prise en charge à temps, des complications graves peuvent survenir. Parmi celles-ci, on trouve la surinfection d’une lésion causée par le passage du calcul, entraînant de la fièvre et pouvant se compliquer d’une septicémie.
Dans les cas les plus graves, une insuffisance rénale aiguë peut se développer, si un calcul bloque complètement l’écoulement de l’urine, et une insuffisance rénale chronique s'il existe un retard de prise en charge de l’épisode initial et les récidives.
C’est pourquoi il est essentiel de consulter immédiatement en cas de douleur intense, surtout si elle s’accompagne de symptômes tels que la fièvre.
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