Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne est considérée en surpoids si son indice de masse corporelle (IMC) est compris entre 25 et 29,9, et en situation d’obésité à partir de 30.
Nos médecins décryptent 10 idées reçues fréquemment associées à l’obésité.
Idée reçue n°1 : l’obésité est le résultat d’une mauvaise alimentation
VRAI ET FAUX — L’alimentation joue un rôle dans la prise de poids, mais elle n’explique pas tout.
L’obésité est une maladie chronique multifactorielle, influencée par des facteurs génétiques, hormonaux, psychologiques, environnementaux et sociaux.
Le stress, le manque de sommeil ou certains médicaments peuvent aussi perturber la régulation du poids. C’est pourquoi une prise en charge pluridisciplinaire (médicale, nutritionnelle, psychologique, physique) est essentielle pour agir sur l’ensemble des causes et proposer un accompagnement personnalisé.
Idée reçue n°2 : l’obésité n’est pas une maladie
FAUX — Depuis 1997, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît l’obésité comme une maladie chronique à part entière.
Elle se caractérise par un excès de masse grasse ayant un impact sur la santé physique et mentale et augmentant le risque de complications cardio-métaboliques, respiratoires, ostéo-articulaires ou encore psychologiques.
L’obésité ne se résume pas à une question de volonté ou de mode de vie : c’est une pathologie d'origine complexe, chronique, qui nécessite un suivi médical régulier et une prise en charge globale adaptée à chaque patient.
La reconnaître comme une maladie, c’est aussi permettre un meilleur accès aux soins, au suivi pluridisciplinaire et à la prévention des complications.
Idée reçue n°3 : l’obésité est due à un manque d’activité physique
FAUX - L’inactivité peut aggraver une situation d’obésité ou augmenter son risque, mais elle n’en est pas la cause unique.
Certaines personnes présentant une obésité ont une activité physique régulière, mais celle-ci ne suffit pas toujours à compenser les autres facteurs en jeu.
CEPENDANT - L’activité physique reste un levier majeur de santé : elle améliore la sensibilité à l’insuline, la pression artérielle, la qualité du sommeil, la force musculaire, la mobilité et le bien-être psychologique.
Elle réduit aussi le risque de diabète, de maladies cardiovasculaires et de rechute après une perte de poids, même en l’absence de modification notable du poids sur la balance.
Bouger régulièrement n’est pas qu’un moyen de « maigrir » : c’est une véritable action thérapeutique préventive et curative, à intégrer dans toute prise en charge de l’obésité.
Idée reçue n°4 : il n’existe pas de prise en charge de l’obésité
FAUX — La modification du mode de vie et un accompagnement pluridisciplinaire peuvent être mis en place pour des patients en surpoids ou en situations d'obésité. Dans certains cas d'obésité, sur avis médical et avec l'encadrement de professionnels de santé, des traitements médicamenteux peuvent être prescrits, notamment lorsqu’il existe des comorbidités (diabète, apnée du sommeil, hypertension, etc.) et/ou un échec des mesures hygiéno-diététiques seules.
Ces traitements ne sont pas des solutions miracles, mais des outils complémentaires au sein d’un parcours de soins global incluant accompagnement nutritionnel, activité physique et soutien psychologique. Ils doivent toujours faire l’objet d’un suivi et d’un encadrement médical rigoureux.
La chirurgie bariatrique est également une solution possible dans la prise en charge de l'obésité mais sous certaines conditions et dans le cadre d'un encadrement médical à vie (CF idée reçue N°10).
Idée reçue n°5 : le surpoids est rare en France
FAUX - Près de 50% de la population adulte française est en situation de surpoids. L'obésité quant à elle, concernait 8,5 % des adultes en 1997 contre 17 % en 2020. [1] D'après les prédictions de l’OMS, 30% des Français pourraient être en situation d’obésité d’ici 2030.
Idée reçue n°6 : un régime suffit pour sortir de l’obésité
FAUX - Les régimes restrictifs engendrent souvent une perte de poids rapide mais malheureusement temporaire, ce qui entraine souvent une reprise de poids à l'arrêt du régime. Ce phénomène est connu sous le nom d’effet rebond ou “yo-yo”.
Pour stabiliser son poids sur le long terme, il est recommandé d’opter pour une rééducation (aussi appelé “rééquilibrage”) alimentaire de façon progressive, personnalisée et encadrée par des professionnels, plutôt qu’un régime restrictif. La perte de poids se fait alors sur le long terme, de façon plus saine et plus durable.
Un accompagnement psychologique peut aider à comprendre les mécanismes émotionnels liés à la prise de poids et à renforcer la motivation.
Idée reçue n°7 : « L’obésité se résume à un IMC élevé »
FAUX — L’IMC (Indice de Masse Corporelle) est un outil de dépistage utile, mais il ne suffit pas à lui seul pour évaluer la santé ou le risque métabolique d’une personne.
Certaines personnes musclées ou sportives peuvent présenter un IMC élevé sans excès de masse grasse ni risque particulier pour leur santé. À l’inverse, d’autres individus ayant un IMC normal peuvent présenter un excès de graisse viscérale, associé à un risque accru de diabète de type 2, d’hypertension ou de maladies cardiovasculaires.
C’est pourquoi l’évaluation du niveau de risque lié à l’obésité repose aussi sur la répartition des graisses (graisse viscérale vs sous-cutanée), la composition corporelle, ainsi que sur la présence de comorbidités.
La répartition des graisses (viscérales ou sous-cutanées) et la composition corporelle sont les indicateurs les plus fiables pour diagnostiquer une obésité ou un surpoids.
Idée reçue n°8 : une fois qu’on est en situation d'obésité, il est trop tard
FAUX - Même si l'objectif de perte de poids fixé peut paraître décourageant, une amélioration est possible à tout stade de la maladie.
L’obésité nécessite un suivi à vie, mais les bénéfices d’une amélioration du mode de vie se font sentir rapidement :
- Gain d’énergie ;
- Meilleure respiration ;
- Sommeil réparateur ;
- Confiance en soi ;
- Amélioration du souffle...
Une perte pondérale modérée réduit significativement le risque de complications cardio-métaboliques et améliore la qualité de vie. Il n’y a aucune fatalité à cette maladie. Un suivi médical et un accompagnement pluridisciplinaire (médecin, psychologue, diététicien) permet de reprendre le contrôle à son rythme et durablement.
Idée reçue n°9 : les personnes en situation d'obésité manquent de volonté
FAUX - L’obésité est une maladie complexe, influencée par des facteurs biologiques, génétiques, sociaux et psychologiques.
Il existe une forte stigmatisation des personnes en surpoids ou en situation d’obésité. Cette stigmatisation sociale, souvent intériorisée, peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale des patients : perte d’estime de soi, autodépréciation, isolement ou anxiété.
La bienveillance, le respect et le soutien sont donc indispensables à toute démarche de changement durable et à une meilleure prise en charge globale.
Idée reçue n°10 : la chirurgie bariatrique est une solution de facilité
FAUX - La chirurgie bariatrique est une solution proposée uniquement dans des situations d’obésité sévère (IMC ≥ 40, ou ≥ 35 avec comorbidités).
Il ne s’agit pas d’une solution de facilité, mais d’une démarche médicale réfléchie et encadrée, destinée à améliorer la santé du patient. Ce n'est ni la première ni la seule étape d'un parcours de prise en charge de l’obésité. L’opération est proposée après que le patient a notamment réalisé un bilan et un suivi diététique et psychologique.
Le terme “chirurgie bariatrique” englobe différentes interventions chirurgicales possibles :
- L’anneau gastrique : réduit la taille de l’estomac et ralentit le passage des aliments ;
- La sleeve gastrique : retire environ deux tiers de l’estomac ;
- Le bypass gastrique : crée un court-circuit d’une partie de l’estomac et de l’intestin.
Mis à part l’anneau gastrique, toutes les chirurgies bariatriques sont irréversibles. Les patients qui ont recours à l’une d’elles doivent suivre un accompagnement psychologique et un suivi médical à vie.
En conclusion
L’obésité est une maladie chronique, complexe et multifactorielle. Une approche globale, associant suivi médical, accompagnement nutritionnel et soutien psychologique, est la clé d’une amélioration durable.
Chez Livi, nos médecins généralistes et spécialistes sont formés à la prise en charge du surpoids et de l’obésité. En téléconsultation ou en cabinet, ils peuvent vous orienter vers le parcours le plus adapté à votre situation.
Sources :
OFEO 2024 – La Ligue contre l’Obésité et Odoxa Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Classification de l’obésité comme maladie chronique
[1] Ameli
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