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ENFANTS & ADOLESCENTS

Enfant difficile : que faire ?

Conseil médical validé par :

Direction médicale de Livi France

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Enfant difficile
Votre enfant a du mal à respecter les règles, est turbulent, agité, voire insolent ? Les médecins et pédopsychiatres Livi vous donnent les clés pour mieux comprendre votre enfant et vous aider à construire ensemble une relation sereine.

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Qu’est-ce qu’un enfant difficile ?

Les enfants ne naissent pas “faciles” ou “difficiles”. En revanche, ils développent tous au cours du temps une personnalité unique, et ce à leur propre rythme.

Dans le langage courant, l’enfant difficile fait souvent référence à la petite enfance et aux colères qui accompagnent cette période. Pourtant, un enfant peut être qualifié de difficile à tout âge car ce que l’on entend par “difficile” correspond aux difficultés à comprendre son enfant et à établir une relation apaisée stable avec lui. Le fait ou sentiment est aggravé lorsqu’on le compare aux autres enfants du même âge qui peuvent paraître plus obéissants ou plus respectueux de l’autorité. Heureusement, un enfant peut être difficile au cours de son enfance sans que cela n’ait de répercussions négatives sur son avenir, sous réserve que l’on sache l’accompagner et lui assurer un cadre rassurant.

Ce qui est important à comprendre avant toute chose est que le jeune enfant ne dispose pas de tous les outils de communication nécessaire à l’expression verbale de ses sentiments, il manque en particulier de vocabulaire. Il utilise donc ce qu’il a à sa disposition pour exprimer ce qu’il vit : son corps et ses émotions. Cela peut se traduire par des colères, des mouvements brusques ou parfois violents, ou encore des pleurs. Ces comportements qui nous apparaissent à nous adultes problématiques et irrationnels ne sont donc bien souvent que la traduction d’une frustration, d’une souffrance ou d’un mal-être : le problème ne vient pas réellement de votre enfant, mais plutôt de la façon dont il essaye de répondre à une situation ou à une contrainte.

Pourquoi certains enfants sont-ils difficiles ?

Est-ce un trouble ?

Avant de parler de trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), il faut savoir que tous les enfants peuvent être difficiles par période, car leurs comportements dépendent de l’âge, de leur maturité et des événements externes. Certains traits de personnalité favorisent les comportements difficiles comme l’hypersensibilité qui correspond à une sensibilité accrue à tout ce qui l'entoure. L’environnement sensoriel, une situation imprévue, conflictuelle, sont autant de facteurs pouvant porter atteinte à l’enfant hypersensible et déclencher une réaction plus forte que chez d’autres enfants. On estime aujourd’hui que 30% des Français sont hypersensibles : ce type de personnalité peut être parfois difficile à gérer au quotidien, mais c'est aussi une chance, car elle permet de développer certaines qualités comme la créativité, l’empathie, ou encore l’observation.

Les enfants souffrant d’angoisse de séparation peuvent également présenter un caractère plus difficile car ils mettent en place des mécanismes pour se faire remarquer afin qu'on se préoccupe d'eux et qu’on ne les “abandonne” pas.

Il n’est pas toujours évident de faire la part des choses entre enfant turbulent et symptômes de l’hyperactivité mais le TDAH ne doit être envisagé que si votre enfant est agité en permanence, peu importe la situation.

Quel est le rôle des parents ?

Les enfants difficiles peuvent représenter un véritable défi pour les parents malgré toutes leur bonne volonté et compétences éducatives. Un enfant difficile, c’est avant tout un enfant qui ne répond pas, ou pas bien, à une demande extérieure, même si celle-ci est raisonnable. En fonction de sa personnalité, de sa place dans la fratrie, ou de son environnement familial, il peut essayer de résister à des recommandations simples comme par exemple ne pas faire de bruit, être sage à l’école, ou aider à la maison. C’est parfois juste pour tester ses propres limites ou les vôtres, étape importante et normale de l’apprentissage.

Il peut aussi se montrer difficile uniquement dans certaines situations, ce qui peut faire culpabiliser les parents : souvent, l’enfant peut être sage et obéissant avec un tiers, comme ses grands-parents, une baby-sitter ou le personnel éducatif de son école, mais être plus compliqué à la maison. Cela peut être frustrant et culpabilisant pour les parents qui ont l’impression que leur enfant se décharge sur eux de toutes ses émotions négatives, ou qu’ils n’arrivent pas à bien répondre à ses besoins. Rien n’est moins vrai : en tant que parent, il est important de comprendre que souvent l'enfant contient son stress et ses émotions en présence d’étrangers ou d’autres figures d’autorité avec lesquelles il n’a pas de lien d’attachement aussi fort et c’est dans un environnement où l'enfant se sent suffisamment à l’aise, entouré et réconforté qu’il va pouvoir choisir de s’exprimer librement, et donc de montrer toutes ses émotions. L’émotivité ou les colères de l’enfant sont en réalité une preuve de confiance et témoignent d’un sentiment de sécurité.

L’importance du cadre

Il est donc important d’être à l’écoute, mais il faut aussi avoir à l’esprit qu’un excès de bienveillance et de tolérance ne prépare pas bien l’enfant à l’indépendance, ni à la vie en société. Cela ne lui rend pas service, voire peut le rendre malheureux. Il est très important d’imposer un cadre de vie et certaines règles éducatives à votre enfant, afin qu’il respecte votre autorité et vos valeurs, mais aussi qu’il puisse développer son propre système de valeurs et connaître ses limites. En effet, dès son plus jeune âge, l’enfant est motivé par son seul plaisir : il veut faire ce qu’il veut, quand il veut. Seule l’éducation peut le sortir de ce schéma. Si l’enfant ne rencontre aucune résistance et pense qu’il a tous les droits, cela peut être destructeur non seulement pour lui, mais aussi pour l’ensemble de la famille, parents et frères et sœurs, qui vont tous souffrir de cette situation. Il est donc nécessaire d’établir des règles et de les expliquer, afin de ne pas transformer l’encadrement de l’enfant en simple rapport de force avec les parents.

Comment se comporter avec un enfant difficile ?

Règles de vie et routines

Instaurer des limites et règles de vie claires permet en effet d’habituer l’enfant à la tolérance à la frustration : le fait d’être frustré va apprendre à votre enfant à avoir des envies, et donc à développer sa persévérance, sa détermination, ou encore sa capacité à résoudre les conflits. De même, mettre en place des routines et des gestes qui seront répétés quotidiennement va non seulement l’aider à combler une partie de ses besoins essentiels, comme son sommeil, son hygiène, ou ses repas, mais elles participeront également à son apprentissage de l’indépendance. Grâce à elles, votre enfant se sent rassuré, prend des habitudes, apprend à prendre soin de son corps, et s’affirme.

Les bons réflexes face aux crises

Tous les enfants ont besoin d’adultes qui ne les leurrent pas, qui établissent des règles claires sans trop d’exceptions, même si ces dernières sont parfois nécessaires dans certaines situations : si votre enfant se comporte mal ou fait une bêtise, essayez d’abord d’avoir un réflexe de discipline positive en le rassurant mais en lui expliquant pourquoi il ne faut pas se comporter ainsi et quelles sont les conséquences de ses actes. En revanche, s’il est en colère ou en sanglots, il est inutile d’essayer de lui expliquer les raisons de votre refus ou correction dans l’immédiat. Vous pouvez lui signifier que vous n’êtes pas content de son comportement mais remettre la discussion à plus tard, lorsqu’il sera calmé. Face à ce qui vous apparaît comme un caprice, vous pouvez tenter de reformuler l’interdiction comme une alternative : s’il pleure parce qu’il souhaite acheter un jouet, vous pouvez renouveler votre refus de lui offrir dans l’immédiat, mais lui proposer par exemple de le commander pour son anniversaire.

Montrer l’exemple

Vous établissez une sorte de contrat moral entre votre enfant et vous : il vous faut donc également veiller à montrer l’exemple, car l’apprentissage des enfants passe aussi par le mimétisme, c’est-à-dire la reproduction de comportements qu’ils voient chez les autres. Si vous établissez des règles et des interdits, essayez de les respecter vous-mêmes. En effet, si un enfant voit ses parents grignoter entre les repas quand lui n’en a pas le droit, il est fort probable qu’il trouve cela injuste et le conteste. Il faut aussi veiller à ce que les règles établies fonctionnent ensemble et soient cohérentes ; il sera beaucoup plus facile pour l’enfant de respecter une règle quand on l’a prévenu à l’avance, et d’autant plus s’il l’a acceptée : prévenir l’enfant qu’il a le droit de manger un seul biscuit, c’est impliquer qu’il ne servira à rien d’en demander un autre plus tard. Enfin, si cela se produit, il faut essayer de tenir bon et de ne pas céder : cela remettrait en cause les règles établies, et ferait comprendre à l’enfant qu’il peut marchander et négocier avec vous.

Doser l’autorité

Afin de se faire respecter, et d’éviter les longues négociations, il faut arriver à doser l’autorité. Un parent trop autoritaire peut engendrer de la dissimulation ou de la transgression cachée de la part de l’enfant, et à terme détériorer la relation de confiance qui existe entre eux. Il faut donc essayer de faire autorité, sans autoritarisme : vous pouvez être à l’écoute de votre enfant et lui témoigner du respect, tout en maintenant une certaine idée de hiérarchie. En tant que parent, vous avez plus d’expérience de la réalité, réalité qui peut être frustrante, et votre enfant doit comprendre que vos interdictions découlent de cette expérience et de votre vécu. Cela ne s’applique pas qu’aux jeunes enfants : les adolescents aussi ont besoin de comprendre d’où viennent les limites que vous leur imposez.

Qui consulter en cas de trouble du comportement ?

Si vous sentez que le comportement de votre enfant vous met en difficulté, gêne votre vie familiale ou a des conséquences sur sa scolarité, il faut trouver des solutions pour l’aider à sortir du schéma de contestation dans lequel il est entré. L’important est alors d’en parler à des professionnels de santé et de ne pas rester seul face à ce problème. Il arrive également que l’enfant éprouve des difficultés à s’exprimer auprès de ses parents, parler à un spécialiste peut parfois s’avérer plus simple pour lui. Enfin, une consultation avec un pédopsychiatre peut aussi vous rassurer sur l’état de santé mentale de votre enfant : si le médecin ne détecte rien d’anormal chez lui, vous serez plus sereins, et s’il établit un diagnostic, votre enfant aura été pris en charge tôt, ce qui est bien mieux pour lui mais aussi pour vous.

Le pédopsychiatre peut recevoir les membres de la famille ensemble ou les parents d’un côté et l’enfant de l’autre. Dans tous les cas, l’engagement de la famille joue un rôle majeur dans la réussite de la prise en charge de l’enfant ou de l’adolescent. Enfin, c’est le comportement de l’enfant qui est difficile, pas lui. Il est bon de se rappeler, et de lui rappeler, qu’il est un être en pleine évolution et que vous êtes là pour l’aider et le guider.

Votre enfant est difficile ?

Les médecins psychiatres ou pédopsychiatres sur Livi peuvent diagnostiquer un éventuel trouble du comportement et vous aider, vous et votre enfant, à comprendre ses mécanismes et à mieux vivre avec.
Consulter un psychiatre ou un pédopsychiatre

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comment bien communiquer avec son enfant
Enfants & adolescents – 6 juin 2022 
Comment bien communiquer avec son enfant ?
Confiance, harmonie, équilibre… La communication avec son enfant est primordiale tant pour maintenir une relation saine avec celui-ci que pour l’équilibre familial. Elle joue également un rôle majeur dans le bon développement du tout-petit. Les pédiatres sur Livi partagent leurs conseils pour entretenir une bonne communication avec votre enfant. L’importance de la communication In utero déjà, l’audition est le premier sens développé par le fœtus. À partir de la 26ème semaine, ce dernier commence à entendre le système digestif et cardiaque de sa mère. Au cours du 5e ou 6e mois de grossesse, le fœtus perçoit certains sons provenant de l’extérieur tels que les intonations de voix, la musique (notamment les basses) ou encore les moteurs de voitures. Durant la grossesse, parler à son futur bébé permet de créer un lien certain. À la naissance, le nouveau-né reconnaîtra déjà la voix de ses parents et des personnes qui l'entourent. Au fil des années et jusqu’à l’âge adulte, cette communication se doit d’être au cœur de la relation parent/enfant. Comme pour l’adulte, un enfant ressent plusieurs émotions au cours d’une journée (besoins, craintes, frustrations, colère, stress, envies…) et il peut lui être difficile d’y faire face, surtout s’il n’a pas les mots pour exprimer ce qu’il ressent. Le parent se doit donc d’être à l’écoute afin d’anticiper et de répondre au mieux à ses attentes pour ainsi l’aider dans sa gestion des émotions. En étant attentif et à l’écoute, vous pourrez aisément mettre des mots sur les ressentis de votre enfant. Vous pourrez dès lors l’encourager à verbaliser à sa manière ses sentiments pour qu’il puisse évacuer les frustrations pouvant le tracasser et l’accompagner dans son apprentissage de la vie. En communiquant avec votre enfant, ce dernier percevra que vous vous intéressez à lui et à ce qu’il vit. Il prendra conscience de son importance à vos yeux. De plus, vous renforcez sa confiance en lui, en ce qu’il ressent, mais aussi envers vous et envers les personnes qui l’entourent : la communication est gage de sécurité. Si la mise en place d'une communication libre et honnête avec son jeune enfant est primordiale, elle promet également de nombreux bienfaits sur le long terme. Les échanges quotidiens permettent en effet de l'habituer à se confier à vous sur ce qu’il vit et peuvent l’amener en grandissant à se livrer plus facilement au sujet des choses importantes qu’il traverse ou à partager ses inquiétudes. Comment bien communiquer avec son enfant ? Voici les conseils des professionnels de santé sur Livi afin d’instaurer une bonne communication avec votre enfant. Expliquer un maximum de choses S’adresser à un enfant requiert de se mettre à sa place, de veiller à trouver les bons mots afin que le discours adopté soit compréhensible pour lui. N’hésitez pas à le rassurer et à le prévenir si des événements vont se passer au cours des jours à venir (sorties, vacances, visites d’amis ou membres de la famille…) Répétez les choses plusieurs fois Afin de vous assurer que votre enfant à bien compris ce que vous lui dites, n’hésitez pas à répéter les choses et à lui demander de reformuler avec ses propres mots si besoin. Mieux vaut l’avertir à plusieurs reprises, cela le rassurera. Privilégiez un environnement propice à la discussion Évitez d’aborder certains sujets ou discussions dans un environnement bruyant ou si vous êtes occupé. S’il sent que vous êtes attentif, il le sera davantage lui aussi. En ayant votre attention, vous aurez également la sienne. Mettez-vous à sa hauteur Lorsque vous vous adressez à votre enfant, placez-vous à sa hauteur pour générer du contact visuel. Cela favorise la communication et lui permet d'être plus attentif à ce que vous lui dites. Évitez de l’interrompre quand il prend la parole Encouragez-le à aller au bout de ses idées pour comprendre le fond de sa pensée. Quand il a terminé, exprimez votre opinion. Soyez attentif au non-verbal Il n’est pas toujours facile d’exprimer ses émotions. Analysez autant que possible son comportement, sa gestuelle, ses postures. Évitez les reproches Veillez à garder une approche positive afin de développer un climat bienveillant et coopératif avec votre enfant. Si votre enfant ne parle pas beaucoup, vous pouvez essayer différentes techniques de communication pour l’inciter à partager. Instaurez des périodes dédiées à la communication Votre enfant intégrera que, durant ces moments programmés, il pourra se confier à vous, échanger sur sa semaine ou passer un moment privilégié à vos côtés. Les rituels ont un côté rassurant qui pourront lui permettre de se livrer plus facilement. Confiez-vous à lui S’il n’est pas évident pour lui de partager ses sentiments, montrez-lui l’exemple en parlant de vous intimement. Parlez-lui de vos émotions (en veillant toutefois à ne pas l’angoisser) afin de lui montrer qu’il est normal de ressentir des émotions et d’en parler. Vous pouvez aussi lui parler de votre journée pour l’inciter à parler de la sienne. Abordez des sujets qu’ils affectionnent Il sera plus simple pour lui d’échanger sur des thématiques qu’il apprécie avant de se confier sur des sujets plus personnels. Évitez de lui poser trop de questions Si votre enfant n’est pas réceptif aux jeux des questions/réponses, préférez donner votre opinion sur certains sujets et attendez de voir s’il réagit pour débuter un échange constructif. Levez les tabous et évitez les questions sans réponses Afin d’éviter le stress ou le développement d’un imaginaire angoissant chez l’enfant, abordez tous les sujets sans tabous. Cela permettra de le sécuriser. 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temps d'ecran par age
Enfants & adolescents – 13 mai 2022 
Quel temps d’écran par âge ?
Avec le développement des nouvelles technologies, les écrans font désormais partie intégrante de la vie de nombreuses familles. Téléphones portables, tablettes, ordinateurs et télévision rythment en effet le quotidien de la plupart des foyers. Toutefois, les écrans doivent être utilisés avec modération afin d’éviter les risques qui leur sont associés. Les médecins sur Livi vous éclairent. Pourquoi surveiller le temps que passe un enfant sur un écran ? Une pratique abusive de l’usage des écrans dès le plus jeune âge n’est pas sans conséquence pour l’enfant. En effet, les dangers d’une surexposition aux objets connectés sont réels et peuvent influencer le développement du cerveau et l’apprentissage de compétences fondamentales. Passer trop de temps devant un écran peut aussi occasionner des troubles du comportement, de l’attention et de la concentration, et jouer un rôle sur le bien-être et l’équilibre des enfants. Certains signes sont révélateurs d’une pratique excessive des écrans, tels que : l’isolement ; l’appauvrissement de la relation aux autres ; la passivité ; un retard de langage ; une moins bonne motricité ; une mauvaise gestion des émotions (irritabilité, agressivité, mauvaise estime de soi) ; de l’anxiété et des troubles du sommeil ; un désintérêt pour d’autres activités ; des capacités cognitives plus faibles ; des problèmes de santé (surpoids, obésité, fatigue, maux de tête, myopie, problèmes de posture, mauvaise alimentation, hypertension, diabète de type 2, problèmes cardiovasculaires à long terme…) ; une obsession des écrans. Quel est le temps d’écran adapté à chaque tranche d’âge ? Le temps d’écran ne doit pas être le même en fonction de l’âge de l’enfant. Les pédiatres sur Livi recommandent : Avant 3 ans Les tout-petits de moins de 3 ans ne doivent pas être exposés aux écrans, quels qu'ils soient, en l'absence de leurs parents. Une utilisation accompagnée, interactive et récréative peut être envisagée exceptionnellement De 3 à 5 ans Les enfants appartenant à cette tranche d’âge ne doivent pas passer plus de 1 heure par jour devant un écran. De 5 ans et plus Veillez à ce que vos enfants aient une saine utilisation des écrans qui ne nuit pas aux activités scolaires, à l’activité physique, au sommeil et aux activités sociales. Essayez de fixer des règles claires sur les moments et la durée d’utilisation. Ces conseils s’appliquent bien entendu aux adultes et adolescents. Quand faut-il éviter d’utiliser un écran ? Dans un monde en constante connexion, il est important de veiller à sa déconnexion : cela est valable pour toute la famille, petits et grands ! Vous pouvez par exemple ne pas utiliser d’écrans (télévision, téléphones portables) durant : les repas ou moments partagés en famille ; pendant les devoirs (veillez à ne pas distraire votre enfant en étant vous-même sur votre téléphone ou ordinateur) ; pendant les temps calmes (jeux, sieste…) ; avant d’aller à l’école ; quelques heures avant le coucher et au moment du coucher. Faut-il être strict avec son enfant ? Il est important de fixer des limites à votre enfant, pour son bon développement et pour sa santé mais également afin qu’il consacre suffisamment de temps à d’autres activités. Les écrans ne doivent pas devenir un sujet de dispute au sein de votre famille : échangez avec votre enfant quant à sa pratique, demandez-lui ce qu’il apprécie dans son usage ; expliquez-lui les dangers que peuvent représenter les écrans sans pour autant les diaboliser ; présentez-lui les bienfaits de la pratique d’autres activités. Comment faire en sorte qu’un enfant passe moins de temps derrière un écran ? Si votre enfant passe trop de temps derrière un écran, il est nécessaire de limiter son utilisation et d’encadrer sa pratique. Voici quelques conseils pour vous y aider : limitez votre propre utilisation des écrans afin de donner l’exemple ; n’utilisez pas la réduction du temps d’écran comme punition ; encouragez votre enfant à pratiquer d’autres activités ; n’autorisez pas les écrans dans la chambre à coucher de votre enfant ; responsabilisez-le dans sa pratique en lui proposant de fermer lui-même l’écran quand son jeu ou son programme est terminé ; accompagnez votre enfant lorsqu’il regarde la télévision ou joue sur une tablette afin de gagner en interactivité ; éteignez les écrans et rangez-les quand ils ne sont pas utilisés ; autorisez l’utilisation des écrans uniquement dans certaines zones de votre foyer afin d’avoir toujours un oeil sur l’usage de votre enfant ; décidez des moments précis durant lesquels votre enfant pourra utiliser un écran et discutez-en avec lui afin qu’il comprenne. Vous vous posez des questions quant à l’usage des écrans de votre enfant et vous souhaitez obtenir davantage de conseils ? Sur Livi, des pédiatres sont à votre écoute 7j/7 de 7h à minuit.