Zona – causes et comment le traiter ?

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Le zona est une maladie infectieuse causée par le même virus que celui de la varicelle, appelé virus varicelle-zona (VZV pour l’anglais varicella-zoster virus). 20% de la population présentera un épisode de zona dans sa vie. La fréquence et la gravité de la maladie augmente très nettement avec l’âge.

Symptômes d'un zona

Le zona se manifeste par l’apparition de bouquet de vésicules sur fond de plaques rosées au niveau de la peau ou des muqueuses. Ces lésions s’accompagnent de sensations de brûlures et de trouble de la sensibilité au niveau du territoire touché. Une fièvre modérée (38°) peut être présente au moment la poussée de zona.

Les douleurs se manifestent généralement 3 à 4 jours avant l’éruption vésiculeuse. Le zona survient le plus souvent au niveau du thorax mais peut toucher toutes les parties du corps. Il a la particularité de suivre le territoire d’un nerf et de n’être présent que d’un seul coté du corps.
Le zona dure en général 2 à 3 semaines mais les douleurs peuvent persister plusieurs semaines à plusieurs mois. Ces douleurs persistantes, très gênantes, sont dites “post zostériennes”. Elles sont plus fréquentes chez la personne âgée.

Il existe des formes particulières de zona avec des complications propres à leur localisation :

  • Le zona ophtalmique qui touche la zone autour de l’oeil et peut entrainer des complications dans l’oeil.

  • Le zona auriculaire qui se situe au niveau de l’oreille et peut s’accompagner de paralysie faciale, de complications de l’audition et de vertiges.

  • Le zona bucco-pharyngé qui atteint la bouche et peut conduire à des difficultés à s’alimenter.

  • Les autres complications du zona sont la surinfection cutanée des vésicules, les déficits neurologiques au niveau du territoire touché par le zona et les formes de zona étendues et graves de la personne ayant un déficit immunitaire.

Causes d'un zona

Le zona correspond à la réactivation du virus de la varicelle qui reste présent à vie dans notre organisme une fois la varicelle guérie. Le VZV sommeille dans des ganglions nerveux et peut se réveiller, en particulier dans les situation de baisse de l’immunité (stress, fatigue, âge avancé...). Il se multiplie alors et chemine le long d’un nerf jusqu’à la peau pour donner un zona.

Traitement du zona

Le traitement de la phase aigue du zona consiste, d’une part, à réaliser des soins locaux pour prévenir la surinfection cutanée et atténuer les douleurs, d’autre part, à prendre des médicaments anti-douleurs adaptés à l’intensité de la douleur.

Un traitement anti-viral spécifique peut-être prescrit chez les personnes de plus de 50 ans afin de prévenir la survenue de douleurs persistantes, mais également chez tout patient en cas de douleurs intenses, de zona étendu ou de zona ophtalmique. Il doit être pris au plus tard dans les 3 jours suivant l’éruption vésiculeuse.

Le zona ophtalmique doit bénéficier d’une prise en charge spécialisée par un médecin ophtalmologue.

Certaines formes de zona, étendues ou empêchant l’alimentation par exemple, peuvent conduire à une hospitalisation.
Un vaccin contre le zona est disponible. Il active ou reactive le système immunitaire contre le VZV. En raison de la gravité plus importante du zona chez la personne âgée, il peut être proposé chez toute personne de plus de 50 ans. Il est recommandé chez les personnes de 65 à 74 ans.

Conseils :

  • Le virus varicelle zona est très contagieux. Les vésicules présentes au moment de l’éruption renferment le virus qui donnerait la varicelle à toute personne ne l’ayant pas eu auparavant. Evitez donc tout contact entre les lésions et votre entourage pour ne pas les contaminer.

  • Ne pas prendre d’aspirine ou d’autres anti inflammatoires pour soulager la douleur au cours d’un zona. Ces médicaments peuvent entrainer une infection cutanée grave.

Quand vous devez consulter ?

En cas de suspicion de zona, vous devez consulter au plus vite en raison de la nécessité de prendre le traitement spécifique au plus tard dans les 3 jours suivant l’éruption.

Vous devez consulter en urgence en cas :

  • D’âges > 50 ans

  • De déficit immunitaire connu

  • De douleurs de l’oeil et/ou d’une éruption autour de l’oeil ou du nez

  • De douleurs intenses

  • D’éruption étendue

  • D’autres symptômes présents comme une fièvre élevée, une grande fatigue ou une impossibilité à s’alimenter.

Comment Livi peut vous aider ?

Les médecins Livi peuvent faire le diagnostic de zona et vous prescrire le traitement adapté.
Si besoin, ils vous orienterons vers une prise en charge spécialisée.

En savoir plus

Questions fréquemment posées sur le zona

Le zona n’est pas directement contagieux : une personne atteinte ne peut pas transmettre le zona à quelqu’un d’autre. Cependant, les vésicules du zona contiennent le virus varicelle-zona (VZV), qui peut provoquer une varicelle chez une personne qui n’a jamais eu cette maladie.

Pour éviter la transmission, il est recommandé de couvrir les lésions et d’éviter tout contact avec les personnes à risque, comme les femmes enceintes, les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées. La contagiosité dure jusqu’à ce que les vésicules soient devenues des croûtes.

Plusieurs facteurs peuvent favoriser la réactivation du virus varicelle-zona et donc l’apparition du zona :

  • L’âge avancé : le risque augmente à partir de 50 ans.

  • Une baisse du système immunitaire due au stress, à une fatigue importante, à certaines maladies chroniques (diabète, VIH, cancers) ou à des traitements immunosuppresseurs.

  • Un épisode de varicelle précoce : certaines études suggèrent qu’avoir eu la varicelle très jeune peut influencer la réactivation ultérieure du virus.

  • Des antécédents familiaux : une prédisposition génétique pourrait exister.

Le zona peut entraîner des complications prolongées, notamment :

  • Les douleurs post-zostériennes, qui peuvent durer des semaines voire plusieurs mois et être très invalidantes, et surviennent surtout chez les personnes âgées.

  • Des complications neurologiques motrices, faiblesse ou paralysie dans la zone touchée. De la même façon une atteinte des nerfs crâniens est possible en cas de zona ophtalmique ou auriculaire.

  • Des troubles neurologiques sensoriels, incluant des pertes de sensibilité ou des douleurs chroniques dans la zone où les lésions sont apparues.

  • Un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC) : des études ont montré que les personnes ayant eu un zona, en particulier un zona ophtalmique, peuvent avoir un risque légèrement plus élevé d’AVC dans les mois qui suivent l’épisode.

  • Des atteintes cutanées locales : une mauvaise cicatrisation ou un défaut de pigmentation de la peau.

Oui, bien que le zona soit généralement un épisode unique, il est possible d’en avoir plusieurs au cours de sa vie, notamment chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Une seconde poussée de zona est rare, mais elle peut survenir dans un autre territoire nerveux. Se faire vacciner contre le zona après un premier épisode peut réduire le risque de récidive.

Le vaccin contre le zona permet de réduire considérablement le risque de développer la maladie et, si elle survient, d’en atténuer la gravité et la durée. Il est recommandé en France pour les personnes âgées de 65 à 74 ans, mais peut être envisagé dès 50 ans pour les personnes présentant des facteurs de risque.

Il est particulièrement bénéfique pour les personnes immunodéprimées ou à risque de complications graves.

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