Cancer de la prostate : le guide des médecins

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Mis en ligne le : 8 nov. 2020

Novembre est le mois de l’année où les hommes se laissent pousser la moustache en soutien à la campagne Movember. Cette campagne vise à sensibiliser à propos de la santé masculine. Découvrez le guide des médecins sur Livi sur ce cancer de la prostate.

Qu’est-ce que la prostate ?

La prostate a la taille d’une noix et se situe juste en dessous de la vessie, devant le rectum. C’est une glande que l’on retrouve exclusivement chez l’homme et elle est liée à l’appareil reproducteur. Sa principale fonction est de produire un liquide blanc et épais qui crée le sperme une fois mélangé avec les spermatozoïdes fabriqués par les testicules. Le liquide prostatique n’est pas absolument indispensable à la fécondité, mais il la favorise. C’est la position de la prostate qui explique les symptômes liés au système urinaire.

Un cancer de la prostate est une maladie qui se développe à partir de cellules de la prostate. Ces cellules initialement normales se multiplient de façon anarchique pour former ensuite une masse appelée tumeur maligne. La majorité des cancers de la prostate se développent à partir des cellules qui constituent le tissu de revêtement de la prostate (cellules épithéliales).
Le risque de développer un cancer de la prostate augmente avec l’âge. Il s’agit de la première forme de cancer la plus courante chez l’homme.

Quels sont les facteurs à risque du cancer de la prostate ?

  • L’âge : Le risque de développer un cancer augmente avec l’âge. La majorité des cancers de la prostate sont découverts après 65 ans.

  • Antécédents familiaux : Si votre père ou votre frère a eu un cancer de la prostate, en particulier avant l’âge de 60 ans, le risque est alors plus élevé. Dans ce cas, parlez-en à votre médecin traitant.

  • Obésité : Les récentes recherches suggèrent que l'obésité pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate. Un régime riche en graisses animales et pauvres en fibres peut être un facteur aggravant.

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate ne présente souvent aucun symptôme au stade précoce et peut de ce fait ne nécessiter aucun traitement ou un traitement mineur.

Toutefois, au fur et à mesure que la maladie progresse, les symptômes fréquents incluent :

  • uriner plus fréquemment (en particulier la nuit)
  • difficulté à uriner et/ou faible jet d’urine
  • sensation que votre vessie ne s’est pas vidée entièrement
  • envies d’uriner urgentes

Le cancer de la prostate n'est pas la seule maladie incluant ces symptômes, d'autres causes sont possibles, comme l'hyperplasie prostatique bénigne. Parlez-en à votre médecin traitant pour faire un bilan si vous présentez un ou plusieurs de ces symptômes.

Comment le cancer de la prostate est-il dépisté en France ?

Le cancer de la prostate a une croissance relativement lente. Dans la majorité des cas, l’évolution se fait sur 10 ans ou plus. Dans certains cas même, le cancer de la prostate peut ne pas être découvert du vivant du patient.

Les hommes ont pour habitude de moins consulter un médecin lorsqu’ils ont des symptômes inquiétants. Pourtant, un cancer de la prostate à un taux de guérison élevé lorsqu’il est pris en charge tôt. C’est pour cette raison que Movember est un mois dédié à la sensibilisation de ce cancer et de son dépistage. De plus, en connaissant les symptômes de ce cancer, il sera plus simple de les reconnaître et de réagir en conséquence si vous y êtes confrontés.

La première étape du diagnostic repose sur un examen clinique, le toucher rectal, et et par dosage sanguin de PSA. Le but du toucher rectal est de déceler des modifications anormales de la prostate en termes de volume, de forme et de consistance.

A partir d’une prise de sang, il est possible de contrôler le dosage de PSA - qui signifie “Antigène Spécifique de la Prostate”. Un dosage du PSA peut indiquer un problème mais n’est pas exclusif à la détection d’un cancer de la prostate. Il ne permet donc pas de poser un diagnostic définitif. Le PSA peut fluctuer au cours du temps : il est donc important de faire un second dosage afin de valider une élévation du dosage. Généralement, une IRM permet d’évaluer l’état de la prostate lorsque le taux de PSA augmente, et le cancer de la prostate est ensuite diagnostiqué par biopsie. La biopsie correspond à un prélèvement d’une petite quantité de tissus.

Comment est-il traité ?

Le traitement du cancer de la prostate dépend de la sévérité, de sa propagation dans d’autres zones de l’organisme, de votre état de santé général et des autres pathologies que vous pourriez avoir.

Il existe de nombreuses options thérapeutiques comme le traitement hormonal, a curiethérapie (technique d’irradiation de la prostate grâce à des grains radioactifs insérés directement dans la prostate), la radiothérapie et la prostatectomie (ablation de la prostate). Chaque traitement est associé à des effets secondaires potentiels, positifs ou négatifs. Le choix se fera donc à l’issue d’un accord entre médecin et patient durant lequel le patient aura été informé des différentes possibilités de traitement et de leurs avantages et inconvénients respectifs.

Le traitement n’est pas systématique en fonction de la gravité du cancer. Il est possible de mettre en place une surveillance plutôt qu’un traitement lourd pour les cancers peu évolutifs.

En cas de symptômes, pour en savoir plus à propos du dépistage, adressez-vous à votre médecin traitant, ou s’il n’est pas disponible, à un médecin sur Livi. Ils pourront vous adresser à un professionnel de santé adapté à vos besoins.


Ces sources traitent du cancer de la prostate et nous ont paru intéressantes pour compléter cet article :

Institut National du Cancer

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

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Mis en ligne le:
8 nov. 2020

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