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PSYCHOLOGUES

La santé mentale dans le métaverse

Conseil médical validé par :

Direction médicale de Livi France

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santé mentale et metaverse

Dès le début de l'épidémie de coronavirus, de nombreux experts se sont inquiétés de l'aggravation des troubles mentaux au sein de la population mondiale. De nombreuses études se sont précisément intéressées à l'impact des réseaux sociaux et des nouvelles technologies sur la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes.

Plusieurs de ces études ont confirmé l'impact négatif de ces moyens de communication alors que d’autres, au contraire, ont montré que sous de multiples conditions, l’utilisation de ces outils pouvait venir en aide à certains adolescents et jeunes adultes.

Depuis quelques mois, les experts s'intéressent de plus en plus au métaverse et à l’impact que celui-ci aura sur la santé mentale de la population.

Pour rappel, le terme « métaverse » désigne un monde virtuel dans lequel chacun pourra se déplacer et interagir au sein de différentes communautés sous la forme d'un avatar. Les possibilités de cet environnement sont dès lors quasiment infinies. Pour le parcourir, les individus doivent simplement se connecter et installer leurs casques de VR ( Virtual Reality). Ils peuvent alors se déplacer avec l’apparence de leur choix, dans un endroit ou scénario qu’ils ont choisi : montagnes, maison hantée, jungle tropicale, plongée sous-marine, cirque, voie lactée, concert, guerre…. tout est possible.

Le film de Steven Spielberg « Ready Player One » décrit parfaitement cet univers qui n'est désormais plus cantonné au domaine de la science-fiction.

De nombreux acteurs de la vie économique sont déjà présents dans le métaverse et le monde de la santé a déjà commencé à infiltrer ce milieu. En réalité, l’intérêt concernant les interactions entre les acteurs de la santé et ce monde virtuel n'est pas récent.

Depuis déjà quelques années, des équipes de psychologues et de psychiatres ont utilisé la réalité virtuelle pour venir à bout de certaines pathologies…

Par exemple, en 1995, une étude a révélé l'efficacité de cette technique pour aider un jeune homme de 19 ans à lutter contre la phobie de l’ascenseur. Muni de son casque de VR, le patient s’est exposé avec succès de façon progressive et contrôlée dans un immeuble virtuel. En 2016, une étude s'est intéressée à l'utilisation de la réalité virtuelle concernant la dysmorphobie de patientes anorexiques. Dans cette situation, certaines patientes, découvrant de nouveau leurs proportions en prenant les mesures de leurs avatars, montraient des signes d’amélioration de leurs troubles.

En 2018, une revue de 82 études confirmait que l'utilisation de stimulis positifs dans un environnement virtuel associée à une éducation thérapeutique pouvaient améliorer la santé mentale de patients dépressifs.

En 2019, c'est une revue de 22 études qui confirmait l'efficacité de l'intervention en réalité virtuelle dans certains troubles neurocognitifs. Si nous prenons en compte les difficultés de prise en charge concernant l'accès aux psychothérapies, il apparaît que le métaverse et la réalité virtuelle pourraient devenir des acteurs incontournables de la santé mentale notamment chez les adolescents et jeunes adultes si familiarisés avec le monde digital.

Dr Ancelle Hansen, support médical LIVI

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Une approche de la sémiologie psychiatrique en télémédecine
Psychologues – 17 juin 2022 
Une approche de la sémiologie psychiatrique en télémédecine
Pratique de l’examen mental en télépsychiatrie L’examen mental en télépsychiatrie se base sur des sources cliniques vidéomédiées observées et éprouvées, ces deux versants relevant tant du spontané de la part du patient que de la recherche active de la part du clinicien. S’il est vrai que le diagnostic de « maladie psychique » semble ne reposer que sur l’inspection et la parole, on ne saurait conseiller de retenir le réflexe consistant à faire de l’abord psychiatrique une facilité en télémédecine (il est souvent dit que la psychiatrie serait davantage compatible avec la digisanté que les autres spécialités, parce que basée sur le dialogue quasi exclusif, comme si au psychiatre était dévolue la tâche de soigner un esprit désincarné derrière un écran). Il n’y a, en distanciel comme en présentiel, aucune dichotomie corps-esprit, et ce quelle que soit la spécialité médicale concernée : le « psychisme » n’est en réalité pas particulièrement l’objet de la psychiatrie, tout comme le corps n’est pas particulièrement l’objet du somaticien ; l’esprit humain s’inscrit dans un corps, et le corps manifeste l’esprit. Le psychiatre téléconsulté ne soigne pas qu’un psychisme : il soigne une personne, avec son corps et son mental s’exprimant de concert. À ce titre, l’examen psychiatrique à distance, étroitement relié à l’anamnèse et au cadre relationnel visiophonique, reste soumis aux mêmes contraintes et limites que n’importe quelle autre spécialité. Malgré la dimension absente Il conviendra au clinicien examinant psychiatriquement un patient lové derrière son outil préféré de téléconsultation, de ne pas passer outre l’exploration clinique des signes corporels accompagnant les manifestations psychiques, quitte à grandement adapter son discours et ses méthodes d’entretien pour aller chercher ces éventuels signes dans la mesure où ils ne sont peut-être pas directement observables. Peut-être faudra-t-il d’ailleurs pour cela profiter des « silences » qu’on peine souvent à s’accorder en télésoin tant il est difficile de les interpréter (ne serait-ce que parce que pouvant se confondre avec un problème de connexion), alors qu’ils sont si riches en présentiel. Vous ne verrez pas ce pied gigoter légèrement quand vous demanderez comment les choses vont en ce moment et qu’on vous répondra « mais tout va bien ! » : le clinicien en « situation 3D » (présentiel) rebondira peut-être sur ce corps manifestant une impatience ou une irritabilité (« Corrigez-moi si je me trompe, mais vous ne semblez pas spécialement détendu ; que dit ce pied qui bouge en face de moi ? ») ; le clinicien en « situation 2D » (ou 2D+, puisqu’à l’image s'ajoute l’audio) passera totalement à côté, à moins de s’être inscrit dans ce contexte particulier, et d’avoir à l’idée d’explorer ce qui est « hors champs » (« Vous me dites que tout va bien. J’aimerais qu’on explore ce Tout va bien. Ici et maintenant, c’est comment dans le corps ? »). Il faut adapter le langage à l’absence de 3D, pour accéder à la dimension non accessible immédiatement, sans quoi on placarde le patient dans les deux dimensions de son écran. Une sémiologie soignante Il y a là deux ponts importants à tendre entre les berges de notre propos. Le premier est que l’exploration sémiologique psychiatrique fine relève pour une bonne partie de la propre phénoménologie du patient. Autrement dit, ce qui fait plainte chez le patient, relève des phénomènes intérieurs qu’il éprouve, et ce qui est éprouvé (les épreuves que traversent corps et mental) n’est pas nécessairement conscientisé ; ce qui amène au second pont à tendre : la conscientisation par l’entretien devient un nouveau phénomène que traverse le patient, phénomène tout à la fois nécessaire car faisant partie de l’exploration sémiologique, et particulier à la psychiatrie car potentiellement psychothérapeutique. La prise de conscience d’un éprouvé non mis en mots dessine à distance les contours d’une souffrance qu’il devient plus facile d’apprivoiser. Explorer signe et symptôme en psychiatrie, c’est toujours le faire au cours d’une rencontre qui devient relation de soin ; cette relation thérapeutique se joue comme un « terrain d’exercice » pour des mises en application dans « la vie réelle ». Or dans la vie réelle, quoi qu’en dise les pandémies, on est historiquement davantage en contact 3D qu’en contact 2D. La finesse sémiologique d’un exercice de jeu de rôle, par exemple, s’en trouve modifiée. Le télésoin à l’épreuve des conditions de vie Sur le pont de la sémiologie psychiatrique comme terrain psychothérapeutique, se balade un des inconvénients de l’utilisation du distanciel : si certes la parole a tendance à être davantage libérée par rapport à celle du cabinet de consultation, liberté influencée par le contexte de vie habituel du patient, c’est aussi une parole potentiellement plus « familière » au sens qu’elle relève peut-être des pensées habituellement ruminées en milieu familier, la téléconsultation risquant de devenir une co-rumination délétère si l’on n’y prend pas garde ; tandis que la « consultation 3D » (en cabinet) peut au contraire constituer un contexte d’entretien stable et « hors milieu écologique » permettant de faciliter le changement de point de vue du patient sur ses propres expériences. Autrement dit, un même symptôme « qui fait signe » chez un patient, pourrait être perçu très différemment tant par lui que par le clinicien, selon le contexte où se déploie cette perception. Là encore il faut en tenir compte dans l’exploration de la télésémiologie, et adapter le discours en fonction. L’on sait également que la sémiologie psychique reste indissociable du contexte socioculturel et de la phase de vie traversés par le patient. Le clinicien qui reçoit surtout en présentiel aura une patientèle a priori plutôt locale, et son approche sémiologique sera ainsi influencée par la norme locale actuelle ; autrement dit, ce qui dénoterait, sémiologiquement parlant, sera ce qui s’éloignera de ce qui est habituel pour la personne, dans son contexte géographique et socio-culturel local. Or, la télépsychiatrie ouvre à une patientèle potentiellement (inter)nationale, parfois expatriée, la sémiologie étant alors à l’épreuve d’une très grande variété de milieux de vies qui influencent, chacun à leur manière, l’éprouvé du patient comme l’interprétation que peut en faire le télépsychiatre. Prendre en compte l’arrière-plan Cela signifie aussi qu’il y a possibilité de faire de ce qui est vu à l’écran, derrière et autour du patient, autant de « télésignes cliniques » : aujourd’hui, le patient est-il assis ou semi-assis ? Allongé ? Comment le téléphone est-il tenu ? L’image tremble-t-elle ? Le patient a-t-il choisi son téléphone ou son ordinateur ? Quelle est l’ambiance et la lumière dans la pièce ? Parle-t-il de manière plus discrète que d’habitude ? Autant de variables plus ou moins instables, à opposer au cadre stable du bureau de consultation. Le contexte d’entretien influence certes les signes, mais les télésignes vont d’une certaine manière influencer l’entretien, en le renouvelant par l’introduction de variables contextuelles. La psychiatrie étant nous l’avons dit toujours une rencontre, si la nécessaire flexibilité propice à l’interaction psychiatre-patient est facilitée par la téléconsultation, c’est donc au risque d’éprouver la non moins nécessaire reproductibilité de la sémiologie psychiatrique, à des fins de comparaison évolutive, en fonction du contexte dans lequel consulte le patient. L’immédiateté de part et d’autre On voit donc que l’exploration sémiologique télépsychiatrique est intimement dépendante du cadre de l’entretien, qu’il faudra définir dès le début pour en assurer une relative reproductibilité au fil du suivi distanciel (et cela inclut la prise en compte d’autres personnes présentes dans la même pièce mais hors champs, ou dans une pièce adjacente mais aux murs fins comme du papier). Contrairement à l’exploration présentielle, qui bien souvent implique une mise en condition induite par l’organisation (rendez-vous noté sur l’agenda, puis trajet en voiture ou transport en commun, puis salle d’attente…), la clinique télépsychiatrique est souvent une clinique de l’immédiateté, à l’origine pour le patient comme pour le clinicien de déstabilisations et de désinhibitions liées au contexte vidéomédié, qu’il faut prendre en considération dans ce qui sera retenu comme sémiologiquement valide. La particularité ultime de la psychiatrie, malheureusement souvent trop peu évoquée auprès des étudiants comme des médecins confirmés, est la place accordable à la phénoménologie du clinicien lui-même en tant que ce qui peut être retenu dans la sémiologie du cas : à titre d’exemple, en « consultation 3D », un sentiment de malaise et de gêne chez un clinicien peut constituer l’indice annonciateur qu’une exploration d’un trouble de la personnalité psychopathique chez le patient en face de lui pourrait être de bon aloi. La relative sécurité qu’induit la téléconsultation peut court-circuiter totalement ce genre de phénomène. C’est un avantage (sécuritaire) comme un inconvénient (clinique). La méthode la plus simple pour réintégrer cet aspect est de s’interroger soi-même ouvertement et avec bienveillance : Et vous, cher praticien, comment cette téléconsultation vous fait vous ressentir ? Comment allez-vous ? Peut-être y trouverons-nous quelques facteurs d’ajustement de nos jugements sémiologiques. Dr Pierre Marionneau, psychiatre Livi
nouvelle offre en matière de santé mentale
Psychologues – 23 mai 2022 
Livi développe une nouvelle offre en matière de santé mentale
Peur de se livrer, du jugement, du manque d’échange avec le praticien, méconnaissance des spécialités, désert médical, patients éloignés des problématiques de prise en charge de la santé mentale ou encore doute quant à l'efficacité d'une thérapie, nombreux sont les freins qui empêchent de consulter un professionnel de la santé mentale. S’interroger sur sa santé mentale est pourtant une affaire de santé publique. Devenir psychologue chez Livi En rejoignant ce projet d’envergure, nous promettons à nos praticiens : L’appartenance à une équipe pluridisciplinaire Livi permet aux psychologues d’appartenir à une communauté médicale où les échanges entre praticiens (médecins généralistes, spécialistes, psychologues, psychiatres) sont quotidiens. Ils peuvent ainsi partager des cas cliniques et poser des questions à d’autres médecins spécialistes. En fonction du parcours de soins d’un patient, ce dernier pourra également être réorienté vers un psychologue si nécessaire. Une compétence au service du bon patient Réalisation d’un tri des patients afin que le psychologue puisse aider des patients qui entrent dans son champ d’expertise Une expertise digitale Possibilité d’utiliser des outils digitaux innovants et d’acquérir une vraie compétence dans ce domaine Un travail enrichissant et varié La téléconsultation chez Livi permet de rencontrer des patients variés car non dépendant de la zone géographique et assure un flow continu de patients Un équilibre vie personnelle et professionnelle La téléconsultation permet de travailler de chez soi à n’importe quel moment et donc de mieux équilibrer sa vie pro et perso Un salaire attractif Un salaire compétitif et rassurant pour les psychologues Échanger avec un psychologue grâce à la téléconsultation D’après une étude réalisée par YouGov et Livi concernant la santé mentale chez les individus âgés de 18 à 54 ans, la téléconsultation favoriserait pour 51% d’entre eux la prise de rendez-vous avec un psychologue ou psychiatre. C’est en ce sens que Livi développe une nouvelle offre en matière de santé mentale. Nous promettons à nos patients : Un large choix de psychologues et thérapies Accès à une grande diversité de psychologues prenant en charge un large spectre de troubles selon des thérapies variées Une aide pour trouver le bon thérapeute Livi s’engage à aider le patient à trouver le bon praticien en fonction de sa problématique via un parcours de soins simple et éclairant pour le patient Une expérience digitale innovante Possibilité d’utiliser des outils digitaux innovants et de bénéficier de thérapies récentes et qui ont fait leurs preuves Un espace attractif avec la possibilité de self-help Accès à du contenu qui change régulièrement pour travailler à son propre bien-être Une équipe pluridisciplinaire compétente Nos psychologues sont recrutés selon des critères stricts et exercent dans le cadre de règles établies par une direction médicale Des consultations à un prix abordable Le prix de nos consultations se situe dans la moyenne du marché Si ce projet vous intéresse, nous recherchons des psychologues talentueux pour rejoindre notre équipe médicale. Rejoignez-nous !